Les leçons oubliées du passé

Les économistes de la Banque des Règlements Internationaux (BRI) ont comparé le traitement de la crise financière actuelle avec celui de la crise des pays nordiques, au début des années 1990, considérée comme un cas d’école. La conclusion pour la situation présente est que si la réaction des autorités à traiter le problème a été rapide, elle n’a pas été suffisamment en profondeur, notamment pour nettoyer les bilans bancaires et réduire les situations de surcapacité ou des positions dominantes qui sont apparues après la crise (certaines banques ont profité de la disparition de concurrentes ou ont acquis à bon compte des activités, renforçant leur pouvoir de marché).

D’après la BRI, 3 facteurs expliqueraient ce résultat plus mitigé: l’internationalisation de la crise financière, la complexité des instruments financiers impliqués et le rôle des normes comptables (dont la « fair value »).

La conséquence de ce « traitement de surface » risque d’être un redressement plus lent que prévu de la profitabilité du secteur financier. Un point déjà souligné par une récente étude de la BCE. La note de la BRI est disponible ici. Pour info, les économistes du FMI ont publié fin 2008 une étude historique des crises bancaires systémiques survenues entre 1970 et 2007.