L’Europe, eden des investisseurs value ?

Deux thèmes semblent ressortir des conversations avec des gérants ou dans les lectures de lettres aux investisseurs: les actions européennes, et les titres défensifs (utilities/télécoms), préférés aux valeurs cycliques et de croissance. Bien sûr, dans un environnement volatil et face aux incertitudes toujours prégnantes quant au traitement de la dette publique (notamment l’impact des politiques d’austérité sur la croissance économique européenne et mondiale), une approche très sélective s’impose.

Voilà ce que note Charles Lahr, gérant de portefeuille chez PIMCO, dans une lettre récente:

« Un thème intéressant aujourd’hui au regard de la situation des marchés d’actions: l’Europe est clairement un endroit auquel les investisseurs value devraient dédier du temps et de l’effort. Beaucoup de titres en Europe ont baissé pour les bonnes raisons, dont l’exposition au risque souverain dans des pays comme la Grèce, le Portugal ou l’Espagne. Cependant, il y a de nombreuses autres compagnies qui ne sont pas exposées au risque souverain grâce à leurs activités à l’international et d’autres facteurs, et pourtant qui ont fortement chuté avec l’ensemble du marché européen, se traitant avec de fortes décotes sur leurs multiples de résultats par rapport aux valeurs américaines. En outre, tant que les actions européennes restent déprimées en Europe, leur rendement du dividende au global pourrait représenter le double de celui observé aux Etats-Unis, offrant un rendement particulièrement attrayant. »

L’approche recommandée par PIMCO: analyser le bilan des sociétés, et s’intéresser aux dossiers faiblement valorisés dans une optique de long terme. Une première recherche sur le seul critère du rendement du dividende 2011 de plus de 5% (attention ce n’est qu’UN premier filtre, qui impose de regarder d’autres critères) fait ressortir environ 60 noms sur le marché parisien (SRD).