Des bond-options plutôt que des stock-options

Pour éviter le fiasco de la crise financière de 2007-2008, certains chercheurs préconisent de lier la rémunération des dirigeants d’entreprises (institutions financières en l’espèce) à la santé de leur bilan financier. Plutôt que de leur attribuer des stock-options, des actions gratuites et des bonus (rémunération variable), il semble plus efficace de leur donner des titres attachés à de la dette, selon Alex Edmans, professeur de finance à la Wharton School de l’université de Pennsylvanie  (USA). Son papier, intitulé Inside Debt (co-écrit avec Qi Liu), fait référence à l’usage de retraites chapeau ou de rémunérations différées. Il suggère de lier ces mécanismes de rémunération à la valeur liquidative de la firme. L’idée est de proportionner un montant de dette non sécurisée destinée aux dirigeants à la prise de risque de la firme. Si celle-ci est trop importante et menace de conduire à la faillite, le dirigeant a une chance de perdre une part significative de son patrimoine.