Pour UBS, les stress tests européens sont « une opportunité manquée »

UBS a publié aujourd’hui une étude sur le secteur bancaire après l’annonce des résultats des tests de résistance demandés par les autorités de régulation européenne. L’impression générale est pour le moins mitigée.

« Le stress test du secteur bancaire européen a été l’occasion manquée d’une vaste recapitalisation qui aurait aidé à résoudre les problèmes structurels du secteur. Dans une période d’incertitude sur les marchés et de stress sur les questions de financement, nous pensons que les banques devraient être surcapitalisées plutôt que sous-capitalisées. »

UBS ne s’arrête pas là. Les analystes de la banque s’interroge sur la robustesse des tests, notamment les hypothèses retenues sur l’évolution de l’économie en général, l’application des décotes sur la dette souveraine uniquement sur les portefeuilles de négociation, et l’absence de tests sur les problèmes de financement et de liquidité.

Au-delà du stress test, UBS s’inquiète d’une montée de risques plus structurels, à même d’affecter la rentabilité à long terme du secteur bancaire. Parmi ces risques figurent le ralentissement de l’économie et les menaces sur l’évolution du produit net bancaire, l’enjeu de l’accès au financement au moment où de nombreuses banques auront à refinancer leur dette sur les marchés, et le renforcement de la régulation bancaire. A terme, la rentabilité des banques, qui se situait en moyenne entre 15% et 16%, pourrait rechuter vers 10%-12%.

Lundi, l’indice DJ Stoxx 600 Banks a progressé de 1,7% (+7% sur la semaine).