Apple plus riche que le gouvernement américain ?

Cet article de Business Insider soulève le lièvre (de manière provocatrice ?) à la suite d’autres médias américains (The Atlantic). Apple disposait à fin juin de 76 milliards de dollars sur son compte en banque. L’administration américaine n’avait plus que 73 milliards selon le dernier pointage du Trésor américain. Une situation paradoxale, mais pas si étonnante. Car depuis que la crise a éclaté, les entreprises ont engagé des mesures de réduction de leurs coûts. Apple bénéficie en outre d’une situation particulièrement favorable grâce au succès commercial de ses produits. On notera toutefois une grosse différence entre Apple et Washington: le premier peut voir son marché se retourner ou voir ses profits fortement reculer s’il n’est plus aussi innovant. L’administration américaine peut elle lever l’impôt et a l’avantage de disposer d’une devise qui reste le pilier du système financier international… et que les autres gouvernements achèteront quoi qu’il arrive (ou presque).

Sauvetage grec: un « haircut » de 50% rendrait la Grèce plus crédible

Dans son « daily round-up », Paul Donovan, senior economist chez UBS à Londres évoque le plan de sauvetage de la Grèce de manière prudente: un défaut global a été évité (pour le moment), mais pas un défaut partiel. La Grèce devra accepter un « haircut » de 50% pour regagner un minimum de crédibilité (contre 20% estimé par les analystes dans le cadre du plan présenté jeudi soir).

L’ensemble du commentaire est disponible en audio et en ligne à cette adresse.

Sauvetage grec: on évite un nouveau Lehman-Exane

Après l’annonce d’un nouveau plan de sauvetage de la Grèce, qualifié de « massif » par le Wall Street Journal, les stratégistes d’Exane BNP Paribas estiment dans une note publiée ce matin que « les mesures devraient être suffisantes pour éviter un nouveau Lehman et éviter que la crise de la dette ne se répande au-delà de la périphérie de la zone euro ». Continuer la lecture de « Sauvetage grec: on évite un nouveau Lehman-Exane »

Dernière enquête Merrill Lynch auprès des gérants de fonds

Manque de visibilité macro-économique, les investisseurs restent prudents et averses au risque. Pourtant, l’enquête montre que le point de capitulation sur les marchés n’est pas encore atteint, donc qu’il n’est peut-être pas encore le moment d’accroître l’exposition aux actions. En termes d’allocation, l’Europe, les banques et les actifs endettés sont à éviter. En revanche, la croissance, la Chine et les matières premières retrouvent les faveurs des investisseurs. Continuer la lecture de « Dernière enquête Merrill Lynch auprès des gérants de fonds »

A quoi sert l’EBA ?

Après le fiasco de 2010, l’European Banking Authority devait se rattraper en 2011 en réalisant des tests de résistance mieux calibrés et un peu plus en phase avec la réalité des tensions qui existent sur les marchés financiers. La cuvée 2011 – 8 banques en « défaut » sur le seuil minimal de solvabilité (5%) sur 90 et un manque en capital évalué au plus bas à 2,5 milliards d’euros – a un effet inverse à l’un des objectifs de l’exercice – calmer les marchés. Continuer la lecture de « A quoi sert l’EBA ? »