Sauvetage grec: les banques peuvent supporter la facture

Le coût de 50 milliards d’euros annoncé pour les banques européennes dans le cadre du plan de sauvetage de la Grèce est « largement supportable », selon certains courtiers. Chez Exane, on estime le « haircut » à 21% sur les obligations souverains grecques, ce qui « semble plutôt bas étant donné que les obligations grecques se traitent actuellement avec une décote de 50% par rapport à leur valeur faciale ». L’impact de cette décote sur la dette grecque représenterait seulement 3 points de base sur le ratio ET1 de 2012, y compris pour les banques les plus exposées à la Grèce (BNP Paribas, Société Générale, Commerzbank).

Les analystes d’Exane ont publié le tableau suivant qui résume leurs estimations sur l’impact sur le secteur bancaire.

A noter, comme le rappelle Exane, qu’aucune indication n’a été faite sur une augmentation des fonds du FESF. Sa capacité de prêt est de 396 milliards d’euros, ce qui semble très insuffisant pour couvrir les besoins financiers de l’Espagne et de l’Italie (respectivement 396 et 639 milliards d’euros). Comme l’ont noté plusieurs économistes, il faut espérer que le marché ne va pas se focaliser sur cette insuffisance et estimer que le risque de contagion n’est toujours pas écarté (alors que c’était l’un des objectifs compris du plan annoncé hier soir).

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