Le de-rating des marchés actions n’est pas encore terminé

Le « permabear » Albert Edwards, stratégiste alternatif à la Société Générale, vient de publier sa dernière missive et prend une certaine revanche sur les éternels « bulls » de toutes sortes qui ne croyaient pas à sa thèse de « l’âge de glace ». L’évolution des taux longs en Europe (graphique) indique selon lui que la phase de de-rating des marchés actions est encore loin d’être terminée… Continuer la lecture de « Le de-rating des marchés actions n’est pas encore terminé »

Le marché ne comprend pas Apple – Greenlight Capital

« Il y a une grande différence entre savoir et comprendre: vous pouvez savoir beaucoup de choses, mais ne pas vraiment les comprendre ». C’est sur cet aphorisme de l’américain Charles F. Kettering que se conclut la lettre aux investisseurs de Greenlight Capital, la société de gestion de David Einhorn. Cette lettre comprend notamment un long développement sur le cas Apple, que Greenlight détient en portefeuille tout en estimant que les investisseurs en général n’ont pas compris la valeur de cette entreprise. Continuer la lecture de « Le marché ne comprend pas Apple – Greenlight Capital »

Croissance en zone euro et leviers de la politique économique-UBS

La croissance est revenue au coeur des débats entre dirigeants de la zone euro, effaçant un peu l’obsession de l’austérité budgétaire – dont on se rend compte qu’elle coûte de plus en plus chère à la zone euro, sans la tirer des difficultés. Cette note des économistes d’UBS permet de passer en revue les différents leviers traditionnels d’action des pouvoirs publics pour « booster » la croissance. Les grandes approches (demande, offre/réforme du marché du travail, inflation, durée d’implémentation des programmes) sont passées en revue. Cette note (datée du 25 mai) est d’autant plus intéressante qu’elle montre aussi les limites de chacune des visions défendues par les tenants de telle ou telle approche en matière de politique publique. Continuer la lecture de « Croissance en zone euro et leviers de la politique économique-UBS »

Grexit: les scénarios de Morgan Stanley

Que va devenir la Grèce? Nombreux sont les banques qui publient leurs évaluations des différents scénarios à l’oeuvre actuellement dans la zone euro, avec, au coeur de l’action, la Grèce et son éventuelle sortie de l’Union monétaire européenne. Avec son éventuelle sortie de la zone euro et le risque d’un effet domino aux autres pays de la périphérie, certains observateurs cherchent à voir quelles seraient les solutions en termes de politique économique; et quelles seraient les conséquences sur les différentes classes d’actifs. Continuer la lecture de « Grexit: les scénarios de Morgan Stanley »

Facebide

Le fiasco n’a pu être évité. Les débuts de l’introduction en Bourse de Facebook sont en train de virer en débâcle boursière. La vedette des réseaux sociaux est victime de l’avidité, de la cupidité et de l’incapacité des médias et des investisseurs à garder la tête froide. Elle est aussi victime d’une stratégie d’entreprise qui a du mal à convaincre et mettra sans doute du temps à faire ses preuves. Continuer la lecture de « Facebide »

Valeurs tout terrain

Source: HSBC

Le principal ressort de la résistance des titres aux soubresauts des marchés est la bonne tenue (« resilience ») des résultats.

L’Europe vue des Etats-Unis 1/2

Credit Suisse a publié le compte-rendu d’une manifestation organisée à New-York avec des investisseurs américains. Résultats des débats: le politique restera le principal moteur d’évolution des marchés dans les mois à venir. 29% des intervenants pensent que la Grèce va sortir de la zone euro et 42% (de ces 29%) pensent que cela entraînera un éclatement de la zone euro… Malgré cela, 88% des personnes ayant accepté d’être sondées durant cette conférence considèrent que les actions constituent le meilleur placement à un horizon de 10 ans. Vu le niveau encore élevé des primes de risque, on peut les comprendre. Continuer la lecture de « L’Europe vue des Etats-Unis 1/2 »

Déjà vu – la suite

Source: Société Générale

Autre graphique intéressant de la note de stratégie « Equity Prism » de SG publiée aujourd’hui: la comparaison entre l’historique de performance annuelle du Nikkei (depuis 1992) et celle du Stoxx (actions européennes) depuis 2008, faisant apparaître une série de « mini-cycles » volatils.

Je renvoie toutefois à cette étude des gérants de Grey Owl Capital Management, publiée il y a un peu moins de deux ans. Elle montrait comment au Japon il était possible de gagner de l’argent dans des marchés volatils: « Entre mars 1990 et mars 2007, acheter le 1er quintile d’actions les moins chères rapportait ainsi 6% par an en moyenne ».

Pour réussir dans des marchés volatils, le principal facteur, répété à maintes reprises par les gérants value, c’est le prix payé pour un actif.

Exane relève son scénario de croissance pour 2012-2013

Après les stratégistes, les économistes d’Exane BNP Paribas ont relevé très légèrement leurs prévisions de croissance pour l’économie mondiale et anticipent +3,4% en 2012 et +3,6% en 2013. Les raisons: une activité qui fait preuve de résistance malgré tout aux Etats-Unis et dans les émergents et les tentatives de l’Europe de contrecarrer la crise de la dette. Continuer la lecture de « Exane relève son scénario de croissance pour 2012-2013 »

Quand Nassim Taleb évoque JPMorgan, cela donne ceci

Plutôt que de se contenter de financer l’économie, les banquiers jouent avec l’argent de leurs clients et font n’importe quoi, car ils n’ont pas les bons outils de mesures des risques… Et lorsque ces mêmes banquiers savent que quoi qu’il arrive, ils seront sauvés par l’argent public (aléa moral), on arrive à des accidents industriels de la taille de celui qu’a reconnu JPMorgan. On peut lire dans le détail ce qui s’est passé dans ce papier du WSJ. Nassim Taleb, spécialiste de la gestion des risques et auteur d’ouvrages de référence sur le sujet, revient sur le cas JPMorgan.

Une explication intéressante de la 1ère séance boursière de Facebook

Ou comment le trading à haute fréquence a perturbé la première séance boursière de l’action Facebook. Cette analyse est produite par le site Premarketinfo. Elle montre comment, sachant que les banques introductrices seraient obligées de soutenir l’action Facebook pour ses débuts boursiers (éviter que le titre tombe sous les 38$), les spécialistes du trading à haute fréquence ont joué sur des volumes massifs d’échanges avec un spread très faible pour gagner de l’argent. Mais leur intervention a également pesé sur l’action (une sorte de « rayon tracteur« ) expliquant pourquoi le titre a eu tendance à vite perdre du terrain après avoir atteint un plus haut de séance à 45 dollars.

Facebook n’est pas l’ami de la Bourse

Le fiasco a été évité de justesse… Pour sa première séance de cotation en Bourse, le réseau social Facebook (ticker:FB) a enregistré un maigre gain de 0,61% à 38,23 dollars. Ceux qui espéraient une envolée du cours sont restés sur leur faim. Rappelons que pour son premier jour de cotation en 2004, Google avait bondi de 18% (la conjoncture n’était pas forcément la même, ni le sentiment des investisseurs, mais l’intérêt du public pour cette valeur de technologie était tout aussi fort qu’aujourd’hui pour FB). Continuer la lecture de « Facebook n’est pas l’ami de la Bourse »

Comment justifier la valorisation de Facebook ? Eléments de réponse

104 milliards de dollars pour le réseau social Facebook et toute la frénésie que cela peut générer en termes de couverture média ou d’intérêt des investisseurs. Mais que veulent dire ces 100 milliards de valorisation boursière? Yann Magnan et Soufiane Qassimi, respectivement Managing Director et Analyste chez Duff & Phelps, cabinet indépendant spécialisé dans l’évaluation et la restructuration financière, apportent des éléments de réponse intéressants. Leur point de vue in extenso (j’ai surligné les passages que je trouve particulièrement intéressants). Continuer la lecture de « Comment justifier la valorisation de Facebook ? Eléments de réponse »