Tentante, la hausse des marchés actions depuis le début du mois de juin. Pas suffisamment pour Michael Gavin chez Barclays. Dans une note consacrée à l’allocation d’actifs, Gavin conseille aux investisseurs de rester prudents et de limiter leur exposition aux « risque financier global » (comprenons la crise de la dette en zone euro et les incertitudes concernant la croissance économique aux Etats-Unis et en Chine).
Cette prudence conduit Barclays à privilégier les actifs « moins risqués » comme le crédit ou les actions américaines, plutôt que les titres plus risqués (actions européennes par exemple), même si les valorisations sont parfois très attrayantes. On peut comprendre la position de Barclays. Mais cette situation est difficilement tenable surtout après un vif rebond des indices boursiers depuis le mois de juin.
Si le rebond continue de tenir, les clients de la banque risquent de s’impatienter. A l’inverse, les sources de « risque financier global » sont toujours présentes: débats sur le déficit budgétaire américain (« fiscal cliff ») ou encore capacités des grandes économies du sud de la zone euro (Espagne, Italie) d’emprunter à des taux d’intérêt moins prohibitifs que ce ne fut le cas au premier semestre.
