Les banques centrales derrière le rallye boursier

Combien le rallye boursier actuel doit-il à l’action des banques centrales ? Entre 6% et 7% selon les estimations de Bank of America Merrill Lynch et de l’agence Reuters. En voici l’analyse chronologique détaillée:

Source:Bank of America Merrill Lynch

A la différence des précédentes interventions, les économistes de Merrill observent que cette fois-ci, des deux côtés de l’Atlantique, les banques centrales ont pris des engagements fermes d’intervenir pour soutenir l’économie. Du côté de la BCE, les achats d’obligations seront illimités si nécessaires. La Fed a, pour sa part, clairement affirmé que son action accommodante durera tant que le marché de l’emploi ne se sera pas sensiblement amélioré.

Mais cela suffira-t-il à rassurer durablement les marchés et à instaurer la confiance dont l’économie a besoin pour retrouver un trend un peu plus soutenu de croissance? Quelques éléments permettent de douter. L’action de la Fed (QE + Opération Twist) n’a eu qu’un impact très limité sur la croissance américaine. Celle de la BCE n’a pas permis de sortir du cycle répétitif (envolée des spreads sur les dettes des Etats de la zone euro considérés les plus fragiles, suivie par un « sommet de la dernière chance » qui ne produit que peu d’effet et permet surtout d’acheter du temps).

Certes, la détente récente sur les spreads de l’Espagne permet au pays de souffler un peu. Mais on reste sur des niveaux encore élevés (400 pb environ). Mais les marchés sont toujours attentifs à l’autre pendant de la résolution de la crise: la capacité des dirigeants européens à se mettre d’accord rapidement sur une solution. Les récentes tensions entre France et Allemagne sur le timing de mise en place du régulateur bancaire européen illustre parfaitement de telles difficultés.

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