Le « précipice fiscal » et son impact sur l’économie mondiale

Depuis plusieurs mois, l’attention des médias et investisseurs se tourne de plus en plus fréquemment vers le sujet du « précipice fiscal » au bord duquel vont bientôt se retrouver les Etats-Unis: dès l’an prochain, on devrait observer une baisse drastique des dépenses publiques et une hausse des impôts. Deux éléments qui, conjugués, auront un impact significatif sur la croissance américaine, estimé à 4,6% du PIB. Mais pas seulement.

Pour les économistes de Bank of America Merrill Lynch, il faut analyser le problème à l’échelle globale. « Les pays qui dépendent davantage de la demande intérieure que des exportations ont un effet négatif sur le reste du monde. En outre, les chercheurs du FMI ont découvert que l’effet potentiel des Etats-Unis sur le reste du monde a augmenté au cours des dernières années. »

En ne retenant l’hypothèse d’un effet de 2% sur le PIB américain, les conséquences pour la croissance de l’économie mondiale seraient majeures, affirme Bank of America Merrill Lynch. Cela passerait par trois canaux: la confiance, les finances et les échanges commerciaux. Les tensions sur le budget américain pourraient amputer de 0,8 point de pourcentage la croissance mondiale.

Chez Merrill, on table du coup sur une croissance de l’économie américaine de 1,4% en 2013 (contre 2,1% pour le consensus) et de 3,1% au niveau mondial (contre 3,5% pour le consensus).

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