Comme la plupart des actifs risqués, le comportement des matières premières dépend avant tout des anticipations des investisseurs sur le rythme de croissance de l’économie mondiale. Ponctuellement, il est également affecté par l’action des banques centrales et le sentiment de confiance ou de panique des investisseurs à l’égard des facteurs de risque du moment (crise de la dette en zone euro, falaise fiscale aux Etats-Unis, ralentissement économique en Chine). Après une phase de hausse au cours du troisième trimestre, Credit Suisse anticipe une phase de forte volatilité, voire des mouvements de correction au 4è trimestre 2012.
L’explication tient au fait qu’après les annonces de politique monétaire, les investisseurs cherchent à déceler des signaux d’un effet d’entraînement de ces politiques accommodantes sur l’économie. Faute de signaux tangibles, le cours de nombreuses matières premières risque de rechuter. Une situation que synthétise le graphique suivant:
Pour 2013, malgré des prévisions de croissance toujours molles, et en supposant que l’on évite des chocs majeurs (fiscal cliff ou nouveau choc dans la zone euro), le retour à une croissance économique devrait conduire à une légère hausse des matières premières (l’indice de Credit Suisse est vu en hausse de 10%).
En revanche, il semble difficile d’envisager une hausse plus rapide ou plus significative sur le moyen terme. Au contraire, les cours des principales matières premières devraient fluctuer dans une bande plutôt étroite, comme l’illustre cet autre graphique:
Et voici le détail des anticipations de la banque par produit (prévision à l’horizon Q4 2013):
Les détails des prévisions par matières premières jusqu’en 2015 (pour le fun):





