Le retour des Zinzins, bonne nouvelle pour la Bourse

Enfin une bonne nouvelles pour les investisseurs en actions ? Plusieurs zinzins français cherchent à trouver un moyen d’investir en Bourse tout en limitant les contraintes réglementaires de Solvency II. Un signal pour le moins intéressant alors que les rendements obligataires sont au plus bas (pour les souverains les plus sûrs) et qu’en dehors du crédit, les actions restent un vecteur d’investissement toujours intéressant sur le très long terme.

« Le retour des zinzins » (pour « investisseurs institutionnels ») pourrait faire penser au titre d’un film de Michel Audiard (génie devant l’éternel pour ses Tontons flingueurs entre autres). C’est un peu plus sérieusement l’annonce la semaine dernière par Le Figaro d’un projet d’alliance entre 4 assureurs français, filiales de groupes bancaires, pour la création d’un Fonds Stratégique de Participations (FSP), pendant dans le secteur privé du Fonds Stratégique d’Investissement de l’Etat français. Ce fonds, doté d’1 milliard d’euros pour commencer, aurait vocation à investir sur les marchés actions. Il serait appelé à accueillir d’autres investisseurs.

De l’avis des analystes d’Exane BNP Paribas (gros courtier en actions auprès d’institutionnels), ce serait une bonne nouvelle.

« In the current environment of very low rates, sovereign bonds are not a very attractive asset class. However, the class benefits from a favourable regulatory regime. Buying relatively cheap equities, which offer better protection against inflation, makes sense. It is, however, very expensive under Solvency II. The proposed structure of the FSP is designed to optimise the cost of capital of such investments. This is a positive for equity markets. »

Cette nouvelle confirme que les grands investisseurs sont à la recherche de sources de rendement en dehors des classiques obligations. Exane observe que les assureurs français ont toujours eu tendance à être plus exposés aux actions que leurs homologues européens (ce qui leur avait beaucoup coûté lors de l’éclatement des bulles de 2000 et 2007).

Outre leur potentiel d’appréciation (si elles sont achetées au bon prix) et le rendement qu’elles offrent actuellement (très supérieur aux obligations), l’intérêt des actions est qu’elles peuvent constituer une bonne source de protection contre l’inflation. Un sujet qui prend de l’ampleur même s’il doit être relativisé puisque depuis le début de la crise, c’est bien le risque déflationniste qui a dominé, pas celui d’une envolée de l’inflation.

 

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