Le thème des « champions du monde » développé par Citi (et quelques autres brokers, mais sous des noms différents et via des méthodologies plus ou moins complexes) reste d’actualité: le rythme de croissance de l’économie mondiale demeure faible (2,5% en 2012 et 2013 selon les économistes de JPMorgan), la divergence entre pays émergents et pays développés est marquée, tout comme la situation bilantielle des agents économiques. Autant d’éléments qui rendent toujours attrayant la recherche d’entreprises de qualité capables d’afficher une croissance bénéficiaire durablement supérieure à celle de l’économie.
Citi dresse une liste de 70 noms (tableau) répondant à différents critères: exposition aux zones géographiques en croissance (pays émergents), solidité du bilan (faible ratio dette nette/EBITDA, rentabilité du capital élevée, capacité à générer d’importans flux de trésorerie excédentaire).
Cette stratégie a donc plutôt bien performé. Mais est-elle toujours attrayante ? La valorisation de ces titres « anti-croissance atone » n’est-elle pas trop exigeante aujourd’hui ?
Citi estime que les « champions du monde » ont bénéficié d’un re-rating de 20% depuis septembre 2011 et affiche aujourd’hui un ratio de valorisation supérieur au PE moyen des 5 dernières années. Mais comme l’illustrent les graphiques suivants, la performance des « champions du monde » a été davantage tirée par leur croissance bénéficiaire que par l’appréciation des multiples de valorisation.



