Le désendettement (deleveraging) des banques en images

Source: Deutsche Bank

Depuis le début de la crise financière, le secteur bancaire européen a été l’un des plus lourdement sanctionné en Bourse. Payant leurs erreurs stratégiques et leur incapacité à contrôler leur prise de risque, les banques été confrontée à des problèmes de liquidité, de solvabilité pour certains établissements bancaires, et ont du engager un mouvement de désendettement – imposé à la fois par la conjoncture et par les régulateurs.

Les incertitudes sur la situation budgétaire de la zone euro ont accru la volatilité du secteur et éloigné les investisseurs. Seule l’intervention de la BCE (fin 2011 avec le LTRO, puis fin 2012 avec les opérations de rachats d’obligations souveraines) a permis d’écarter le risque d’implosion du système bancaire. Elle a également alimenté un rebond boursier du secteur cette année.

Mais cela n’a pas conduit les banques à réduire leur effet de levier. Où en est-on aujourd’hui? Deutsche Bank estime que la désendettement des banques entre 7% et 9% (tableau).

Source: Deutsche Bank

Le mouvement devrait s’amplifier l’an prochain, en particulier grâce au durcissement de la réglementation. Pour Deutsche Bank, le respect des ratios Bâle III (core tier one ratio) sera complet fin 2014. La plupart des banques devraient afficher des ratios supérieurs à 9% l’an prochain. Ce mouvement de désendettement se fera davantage par reconstitution des fonds propres que par cessions d’actifs.

Les problèmes de liquidité et de financement des banques devraient également s’atténuer l’an prochain. On observe un accès à des sources de financement plus diverses (réouverture des marchés de dette), demande pour des instruments correspondant à toute la structure de capital.

Ces éléments devraient alimenter une revalorisation du secteur que Deutsche Bank estime autour de 10%. Le secteur se traite sur des multiples encore bas – 8,7x le résultat par action ajusté 2013e, 0,84x l’actif net tangible pour 2013 pour une rentabilité sur fonds propres tangibles de l’ordre de 10%.

Ce mouvement de revalorisation devrait être progressif. Deux thèmes devraient être particulèrement porteurs (donc à jouer): les réductions de coûts (en particulier dans les activités de banque de financement et d’investissement) et le désendettement déjà à l’oeuvre. Parmi les meilleures idées d’investissement, les analystes de Deutsche Bank recommandent Barclays, BNP Paribas et Credit Suisse.

Source: Deutsche Bank

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