Les investisseurs sont bullish, parient sur les banques – BofAML

Les banques ne feraient-elles plus peur aux investisseurs ? Pour la première fois depuis 2007, une proportion significative d’entre eux, dans le monde, surpondèrent les valeurs financières dans leurs portefeuilles. Les gestionnaires sont même particulièrement optimistes (« bullish »), selon la dernière enquête de Bank of America Merrill Lynch… Ce qui n’exclut pas le risque, voire le besoin, d’une correction dans le courant du premier trimestre.

Depuis le début de l’année, les marchés ont tendance à suivre sur la lancée des semaines précédentes. L’optimisme des investisseurs se traduit d’ailleurs dans les anticipations de croissance de l’économie mondiale et dans l’espoir d’un rebond très significatif des profits des entreprises en 2013 – autant d’éléments que l’on ne lit ni dans les indicateurs avancés de l’OCDE, ni dans les révisions de profit du consensus, observe Michael Hartnett, chef stratégiste chez BoA-Merrill Lynch…

Les principaux risques extrêmes identifiés par les investisseurs concernent la situation budgétaire américaine et la falaise fiscale (« fiscal cliff »), et les risques de tensions sur la dette des pays de la zone euro. Parmi ces facteurs, les investisseurs anticipent une dégradation de la note de crédit des Etats-Unis, et un sauvetage de l’Espagne, dont la situation macro-économique s’est détériorée fin 2012.

Cette situation profite à deux classes d’actifs: les actions et l’immobilier, les investisseurs étant globalement sous-pondérés en cash, en obligations et en matières premières.

En termes sectoriels, les investisseurs privilégient les secteurs de la technologie, les valeurs industrielles, l’assurance, la pharmacie, la consommation discrétionnaire, les matériaux, l’énergie et les banques – une première donc depuis 2007, selon Merrill Lynch (graphique). Un mouvement que l’on observe également en Europe.

Source: Bank of America Merill Lynch

Source: Bank of America Merill Lynch

 

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