Natixis AM recherche du rendement dans les actions, le high yield et les convertibles

En 2013, Natixis Asset Management estime que, sur fond de croissance économique mondiale toujours molle et d’incertitudes politiques, les investisseurs trouveront du rendement dans les actions, le high yield et les convertibles.

Les perspectives de croissance de l’économie mondiale sont mesurées: pour Philippe Waechter, économiste chez NAM, aucune grande région économique ne jouera de rôle moteur dans l’évolution de la croissance en 2013: les Etats-Unis, focalisés sur les débats sur la falaise fiscale et le plafond de dette, connaîtront une croissance inférieure à leur potentiel; l’Europe sera de nouveau en récession et la Chine, même avec 8% de croissance, ne saurait compenser le manque de dynamisme des pays développés.

Les politiques monetaires seront toujours très accommodantes, ce qui permettra d’éviter sans doute l’apparition de risques extrêmes, en laissant ouverte la question du désendettement des agents économiques, toujours à l’oeuvre dans de nombreux pays.
Dans cet environnement, trouver du rendement se fera par defaut plus que par conviction, estiment les spécialistes de NAM.

Pour Yves Maillot, responsable de la gestion actions européennes, la classe d’actifs actions devrait offrir un rendement total intéressant en 2013 (+8%-15%), porté essentiellement par l’appréciation des multiples de valorisation. Dans cette classe d’actifs, les investisseurs devraient s’intéresser en priorité aux valeurs capables de faire croître leur dividende, ainsi qu’aux entreprises pouvant participer à des opérations de fusions-acquisitions ou lancer des programmes de rachats d’actions.

« Les actions présentent une faible valorisation absolue et relative (par rapport aux obligations souveraines ou d’entreprises) », observe Yves Maillot. Les flux de fonds pourraient également jouer un rôle dans l’appréciation des Bourses, même si elles seront en concurrence avec le crédit high yield ou les obligations convertibles – ces deux classes d’actifs présentent à la fois l’intérêt d’offrir un rendement (ou portage) intéressant (même s’il est beaucoup amenuisé depuis quelques années) et d’être plus ou moins exposées au potentiel d’apprécation des actions.

Pour aborder l’année, NAM propose de construire les portefeuilles sur 3 bases: 1/ une poche centrale (65%) où l’on privilégierait les actions (européennes et émergentes plutôt qu’américaines), le high yield et les convertibles, la dette émergente et des produits structurés de type CMBS (actifs adossés à des prêts immobiliers commerciaux); 2/ une poche de couverture (25%) en cas de réalisation d’un risque extrême, faisant appel à des produits dérivés (Call Bund, put pétrole) et des positions longues sur l’or ou la volatilité; 3/ une poche réduite (10%) à activer dans le court de l’année, composée de swaps d’inflation, de position shorts sur les bons du Trésor, de calls dollar et de devises émergentes.

Source: Natixis AM

Source: Natixis AM

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