Alcatel-Lucent: les 100 premiers jours de Michel Combes

Les 100 premiers jours de Michel Combes, nouveau patron d’Alcatel-Lucent, l’équipementier télécoms mal en point, seront chargés, si l’on en croit les analystes de la banque Morgan Stanley. Bonne nouvelle: le dirigeant aura deux ans pour restructurer l’entreprise (encore deux ans se diront sans doute les salariés). Parmi les chantiers importants: la gestion du besoin en fonds de roulement (meilleure gestion de la chaîne d’approvisionnement et ERP). Mais les décisions les plus importantes concerneront le périmètre d’activité.

[cleeng_content id= »397502376″ description= »Plus d\’analyses à suivre » price= »0.19″ t= »article » referral= »0.05″]Comme le note la banque,

« l’IP et les infrastructures mobiles aux US sont bien positionnées et rentables, mais ne représentent que 25-30% du chiffre d’affaires. A l’inverse, les activités historiques sont significatives, comme l’optique terrestre (57%) et le fixe (23%), mais Huwaei et ZTE sont devenus très forts dans ces domaines. »

En raison d’un manque de taille critique dans les infrastructures mobiles, et des pertes que génèrent certaines activités (infrastructures mobiles hors US), les options stratégiques du nouveau dirigeant sont limitées: focus des ressources R&D sur le LTE et les petites cellules; abandon de certains pays pour se concentrer sur ceux où des positions concurrentielles fortes demeurent (France par exemple).

Source: Morgan Stanley

Source: Morgan Stanley

Le tableau ci-dessus constitue un jeu de massacre, puisque selon Morgan Stanley, l’optique terrestre, les câbles sous-marins, les infrastructures fixes, et la division entreprise pourraient être cédées une fois redressées.

A se demander si la banque ne voit pas en Alcatel-Lucent un scénario à la Technicolor: recentrage sur les activités à peu près rentables et surtout rechercher de monétisation du portefeuille de propriété intellectuelle – sachant qu’une partie est hypothéquée par l’accord de crédit avec Credit Suisse et Goldman Sachs…

Après des années d’attrition, de licenciements et de cessions d’activités, Alcatel-Lucent peut-il encore supporter une nouvelle cure d’amaigrissement pour envisager un rebond ? Voilà une question à laquelle on aimerait bien que Michel Combes réponde.[/cleeng_content]

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