Le « pricing power », une thématique qui fonctionne plutôt bien en Bourse

Warren Buffett parle d’ « economic moat », ce coussin qui protège les marges et la rentabilité des entreprises (une  explication intéressante du concept est proposée par Morningstar). D’autres investisseurs parlent de la même chose lorsqu’ils recherchent les entreprises disposant d’un pouvoir de négocation ou « pricing power » élevé à l’égard de leurs partenaires (clients, fournisseurs notamment).

Une manière de mesurer ce pouvoir est par exemple de comparer la rentabilité du capital employé au coût du capital (ce que l’on appelle la création de valeur) sur une longue période. Un certain nombre de modèles de valorisation s’appuient sur cette approche (c’est le cas par exemple des modèles de résultat résiduel).

[cleeng_content id= »428717715″ description= »Découvrez la performance de cette stratégie et les idées d\’investissement proposées par la banque… » price= »0.19″ t= »article » referral= »0.05″]Dans une étude datée du 25 mars, les stratégistes de Morgan Stanley estiment qu’investir dans des entreprises disposant d’un bon « pricing power » est une source de surperformance sur longue période (graphique).

Source: Morgan Stanley

Source: Morgan Stanley

Le contexte actuel devrait davantage inciter les investisseurs à privilégier ce thème.

Les Bourses ont globalement beaucoup monté depuis le début de l’année (+7% pour le MSCI World) et les attentes des investisseurs sont grandes en matière de rendement des actions. Or, le contexte économique reste très incertain. Les titres de qualité offrant une bonne visibilité sur leur croissance bénéficiaire et la génération de cash sont en théorie moins susceptibles de souffrir des regains de volatilité sur les marchés, à l’instar des récents tumultes provoquées par la crise chypriote.

En outre, la répression financière organisée par les banques centrales a jusqu’ici davantage poussé à la hausse le prix des actifs financiers qu’elle n’a boosté la croissance économique dans les pays développés. Au regard des prévisions de croissance économique (Morgan Stanley prévoit une contraction de 0,7% de l’activité en Europe cette année), les perspectives de croissance des bénéfices seront très modérées après une contraction des profits l’an dernier.

Dans un environnement de croissance faible, d’atonie de la demande et de répression financière, seules les entreprises de qualité capables de protéger leurs marges sont en mesure de s’en sortir le plus honorablement possible.

A partir d’une grille d’analyse définie en interne, les stratégistes de la banque ont demandé à leurs analystes de faire le tri dans l’univers des valeurs couvertes. Ce tri a produit 2 listes: les entreprises cotées disposant d’un bon pricing power  et celles qui sont plus faibles à l’aune de ce critère.

Souce: Morgan Stanley

Souce: Morgan Stanley[/cleeng_content]

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