Deutsche Bank reste positif sur les actions et maintient un scénario de reprise mondiale

Après un mouvement  de baisse les prévisions de croissance de l’économie mondiale vont se stabiliser, offrant un environnement toujours favorable à l’investissement en actions, estiment les stratégistes de Deutsche Bank. L’indice Stoxx 600 pourrait, dans ces conditions, atteindre 315 points d’ici la fin de l’année (contre 294 points actuellement).

La banque avance deux raisons pour être favorable aux actions européennes:

[cleeng_content id= »963406803″ description= »Plus d\’analyses et de commentaires à découvrir…  » price= »0.19″ t= »article » referral= »0.05″] »We remain positive on equities for two main reasons: 1) we believe the fundamental case for a turn in domestic demand growth in the euro area remains strong, and 2) the region should continue to benefit from the strength of the global rebound, led by the US.
The euro area view is central to our call. Credit growth in the euro area is currently negative, and we expect the pace of deleveraging to slow at some point. When this occurs, euro area growth is likely to surprise positively and euro area equities should outperform. »

Un tel scénario pourrait se produit au 2è trimestre de cette année. Si cela ne se produit pas, la force de la reprise américaine limitera le risque de baisse des actions, ajoute Deutsche Bank (qui à l’évidence pense que le débat sur le déficit fédéral et la dette publique américaine ne casseront pas la dynamique de reprise du pays).

La banque indique qu’elle ne changerait d’avis que si la croissance de la zone euro devait rester négative ou proche de 0% tout au long de cette année. Une situation possible que si le crédit devait de nouveau se contracter alors qu’il donne plutôt des signes de stabilisation.

Source: Deutsche Bank

Source: Deutsche Bank

Dans cet exercice de prévision, Deutsche Bank estime que le rebond de l’activité sera notamment important à suivre en Italie et en Espagne, deux des pays d’Europe du Sud en difficulté depuis le début de la crise financière. En Espagne, les statistiques mensuelles semblent s’améliorer, en dépit des débats sur l’austérité et les hausses d’impôts (TVA).

En Italie, Deutsche Bank estime que le rythme de désendettement devrait ralentir, même si le risque politique reste grand (la banque évoque un risque de référendum sur l’appartenance du pays à la zone euro).

L’évolution des anticipations de croissance constitue un moteur important d’attrait des actions, rappelle Deutsche Bank (graphiques).

Source: Deutsche Bank

Source: Deutsche Bank

Selon les estimations de la banque, la croissance réelle des bénéfices est de 0% quand la croissance économique mondiale est de 3%. Pour chaque point de croissance, la hausse réelle des bénéfices varie de 10%. Du coup, si les anticipations de croissance se stabilisent, les attentes en matière de perspectives bénéficiaires des entreprises devraient également se stabiliser, voire s’améliorer.

« If growth expectations stabilise, we expect earnings expectations to follow suit. This stabilisation in EPS would go along with a stabilization in margins. EBITDA margins have tightened by more than 2.0% (using the Datastream Europe numbers) since early 2011, and an important question is whether this was a cyclical decline given weaker growth or a structural decline because margins were too high in the first place. We would argue in favour of the former. Changes in margins are well explained by starting margin levels and global GDP growth (Figure 17). If global GDP growth is around 3.5% as we expect, then given starting margin levels of 14.5% (ex-TMT) margins should stabilize in 2013.
In short, the outlook for EPS depends entirely on our outlook for growth. If we are correct in our global growth forecasts and US GDP growth expectations are revised up from current levels, then we expect EPS expectations and margin expectations tostabilize at current levels. »

 

Source: Deutsche Bank

Source: Deutsche Bank

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