Ce que l’on peut faire avec 1.400 milliards de dollars

1.400 milliards de dollars, c’est la trésorerie disponible générée par l’ensemble des entreprises cotées dans le monde en 2012, c’est-à-dire l’argent obtenu de leur activité restant sur leur compte en banque une fois qu’elles ont financé leurs investissements (de maintenance et de croissance). [cleeng_content id= »912643283″ description= »A lire: une analyse détaillée du free cash flow par régions et secteurs et quelques conséquences boursières… » price= »0.19″ t= »article » referral= »0.05″]Si l’on rapporte cela à une capitalisation boursière mondiale de 29.474 milliards de dollars fin 2012 (les données sur la dette nette ne sont pas fournies par Citi à cette date), cela fait une coquette somme, après le record de 2011 à un peu plus de 1.500 milliards de dollars.

Pourtant, selon une étude de Citi datée du 27 mars, le niveau de « free cash flow » produit par les entreprises, exprimé en pourcentage des ventes a diminué, passant même sous la moyenne des dix dernières années (graphique). Une baisse qui s’explique à la fois par la moindre génération de cash opérationnel et par la légère remontée du taux d’investissement (même si l’on est très loin des niveaux atteints au début des années 2000).

Source: Citi

Source: Citi

L’analyse de Citi porte à la fois par grandes régions (les US étant en tête avec une marge de free cash flow de 7,2% – l’Amérique Latine dernière)

Il est plus intéressant d’aller un peu plus loin en regardant la génération de free cash flow par régions et par secteurs:

Source: Citi

Source: Citi

Même si l’analyse de Citi ne montre pas une détermination forte (R² de 0,18 à 0,23), la banque estime que les secteurs sont plus ou moins chèrement valorisés en fonction du niveau de free cash flow qu’ils génèrent: ainsi, les secteur des utilities au Japon, de l’énergie en Amérique Latine ou des mines en Australie sont relativement décotés. A l’inverse, la pharmacie européenne et américaine, les secteurs de l’alimentation-boissons en Europe et aux Etats-Unis et les médias et la technologie américains affichent de bonnes performances en Bourse.

Les investisseurs ont donc un appétit pour les sociétés/secteurs générant un free cash flow élevé et ils acceptent de le payer relativement cher.

Source: Citi

Source: Citi

Ps: pour répondre à la question initiale, qui n’avait qu’une vocation « d’accroche », avec 1.400 milliards de dollars, on peut racheter l’équivalent de la Bourse du Canada (6è place boursière au monde) et celle de l’Indonésie… Une anecdocte donc.

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