H7N9 fait trembler le transport aérien

L’annonce de plusieurs décès liés au virus de grippe aviaire H7N9 a fait chuter le secteur du transport aérien en Europe la semaine dernière, avec aujourd’hui quelques réactions en chaîne sur certaines compagnies.

[cleeng_content id= »263465343″ description= »Plus d\’analyses et de commentaires à découvrir…  » price= »0.19″ t= »article » referral= »0.05″]Cet épisode a rappelé aux investisseurs celui du SRAS en 2003 (plutôt que la grippe aviaire H1N1 de 2009-2010). L’impact sur les compagnies aériennes européennes, notamment les opérateurs de long-courriers, a été significatif: -10% pour Air France-KLM, -7% pour Lufthansa, -4% pour IAG. Easyjet a également perdu 3% tandis que Ryanair n’a cédé que 1%.

Air France-KLM et Lufthansa sont exposées à l’Asie à hauteur de 8-10% de leur capacité long-courrier rappelle Morgan Stanley. A court terme, la prudence devrait rester de mise sur le secteur, tant que l’on n’aura pas d’indication qu’une transmission d’homme à homme peut être totalement écarté (elle l’est pour l’heure par l’Organisation Mondiale de la Santé).

L’impact de H7N9 est de plus difficile à quantifier explique Oddo Securities: l’épisode du SRAS (printemps-été 2003), pris comme point de référence, s’était traduit par 775 décès sur 8.000 à 8.300 cas recensés, avec un impact de 0,1% sur le PIB mondial et une perte de trafic estimée à 8% pour les compagnies aériennes de la zone Asie-Pacifique et de 5,8% pour les compagnies européennes. Oddo rappelle qu’au plus fort de la crise, la chute du trafic aérien entre Europe et Asie avait atteint 30%. La perte de recettes s’était au final chiffrée à 900 millions de dollars.

Dans les derniers cas de grippes aviaires, Oddo rappelle que la baisse des cours avait atteint 19% en moyenne sur un mois, avant qu’un rebond de 34% en moyenne sur 10 jours environ ne soit observé.

Dans l’ensemble, les courtiers qui ont commenté ces nouvelles entre vendredi dernier et aujourd’hui sont plutôt optimistes, comme le montre par exemple cette remarque d’HSBC. La banque préfère mettre la volatilité boursière du secteur sur d’autres facteurs exogènes:

« We cannot be sure how the current avian flu outbreak will develop, but we see prompt measures by Chinese authorities and the broader global experience from the swine flu epidemic making an epidemic on the scale of 2003’s SARS epidemic unlikely. We see the fundamentals of the European flag carriers unchanged this week compared three weeks ago. The Cypriot bailout, the avian flu outbreak and rising tension on the Korean peninsular are weakening investor risk appetites. Confidence is evidently fickle, but we see no reason to change our stances on the European flags, seeing the current pullback as a fresh opportunity for investors. »

Credit Suisse recommande même de profiter des creux de marché pour se renforcer sur certains titres du secteur – la banque met en avant Lufthansa comme étant l’un des titres les plus bon marché au regard de ses fondamentaux.
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