France: le marché de la téléphonie est plus difficile que prévu – Goldman Sachs

Pas de répit pour les opérateurs de télécommunications français, à en croire les analystes de la banque Goldman Sachs. Ces derniers ont conduit une série d’entretiens avec les opérateurs et le régulateur, pour conclure que la pression sur les revenus de l’industrie française des télécommunications sera encore forte cette année.

[cleeng_content id= »266005028″ description= »Plus d\’analyses et de commentaires à découvrir…  » price= »0.19″ t= »article » referral= »0.05″]Ils publient une étude sur le secteur dans laquelle ils réitèrent leur vue négative sur France Télécom (« conviction sell », objectif 7€) et positive sur Iliad (« buy », 187€). La note évoque plusieurs points, notamment: la baisse des prix dans la téléphonie mobile et la flexibilité en matière de réduction des coûts.

« In February we looked at what ‘floor’ FT, SFR and Bouygues’ average revenue per user (ARPU) will head towards, suggesting ARPUs are set to fall another 20% from 2014-16. FT had guided that ARPU should stabilise in 2014. This would imply FT can maintain a 40% price premium to Iliad, we believe a 15% premium is more realistic long term (and assume this in our ‘floor’ analysis). Our ARPU forecasts are >10% below FT’s guidance from 2015. »

En matière de réduction des coûts, Goldman Sachs estime que France Télécom dispose de peu de marges de manoeuvre:

« At the 2012 results, management delivered its most
explicit presentation yet on efforts to reduce costs to alleviate top-line pressure. It guided that it will reduce indirect costs by €125 mn in 2013 (true underlying cost-cutting as opposed to variable costs declining just because revenues are). This, combined with the company’s view that it is undergoing a cultural change with cost control the key focus is encouraging. However, we believe that it is too early to see any evidence of a “cultural change” and that the €125 mn of indirect cost reduction represents just 1% of French opex on our estimates. Given this, we also believe it is too early to change our view that FT’s lack of cost flexibility means it will suffer greater EBITDA declines in French telecoms than its competitors. »

De manière intéressante, les entretiens conduits par la banque indiquent la faible probabilité d’observer une consolidation de l’industrie en France – un message déjà clairement envoyé par l’Arcep – la seule option étant un rapprochement entre Numericable et SFR.

La seule option envisagée du côté de Vivendi serait pour l’heure une mise en Bourse de SFR (opération dont le timing reste encore incertain selon Goldman Sachs).

De même, la question du partage d’infrastructures ou les aides de l’Etat pour le déploiement de la fibre optique sont quasiment au point mort. [/cleeng_content]

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