Crise de la zone euro et stratégie d’investissement-Credit Suisse

Source:-Credit Suisse

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Crise de la zone euro: ce qu’en pense Credit Suisse

Le principal problème de la zone euro, c’est le manque de croissance, affirment les experts de Credit Suisse. Des solutions existent, notamment un assouplissement quantitatif d’ampleur massive. Le but étant de rétablir la confiance et d’éviter une nouvelle crise de liquidité et un « bank run » (fuite des dépôts). Continue reading

Croissance en zone euro et leviers de la politique économique-UBS

La croissance est revenue au coeur des débats entre dirigeants de la zone euro, effaçant un peu l’obsession de l’austérité budgétaire – dont on se rend compte qu’elle coûte de plus en plus chère à la zone euro, sans la tirer des difficultés. Cette note des économistes d’UBS permet de passer en revue les différents leviers traditionnels d’action des pouvoirs publics pour « booster » la croissance. Les grandes approches (demande, offre/réforme du marché du travail, inflation, durée d’implémentation des programmes) sont passées en revue. Cette note (datée du 25 mai) est d’autant plus intéressante qu’elle montre aussi les limites de chacune des visions défendues par les tenants de telle ou telle approche en matière de politique publique. Continue reading

Grexit: les scénarios de Morgan Stanley

Que va devenir la Grèce? Nombreux sont les banques qui publient leurs évaluations des différents scénarios à l’oeuvre actuellement dans la zone euro, avec, au coeur de l’action, la Grèce et son éventuelle sortie de l’Union monétaire européenne. Avec son éventuelle sortie de la zone euro et le risque d’un effet domino aux autres pays de la périphérie, certains observateurs cherchent à voir quelles seraient les solutions en termes de politique économique; et quelles seraient les conséquences sur les différentes classes d’actifs. Continue reading

Facebide

Le fiasco n’a pu être évité. Les débuts de l’introduction en Bourse de Facebook sont en train de virer en débâcle boursière. La vedette des réseaux sociaux est victime de l’avidité, de la cupidité et de l’incapacité des médias et des investisseurs à garder la tête froide. Elle est aussi victime d’une stratégie d’entreprise qui a du mal à convaincre et mettra sans doute du temps à faire ses preuves. Continue reading

L’Europe vue des Etats-Unis 1/2

Credit Suisse a publié le compte-rendu d’une manifestation organisée à New-York avec des investisseurs américains. Résultats des débats: le politique restera le principal moteur d’évolution des marchés dans les mois à venir. 29% des intervenants pensent que la Grèce va sortir de la zone euro et 42% (de ces 29%) pensent que cela entraînera un éclatement de la zone euro… Malgré cela, 88% des personnes ayant accepté d’être sondées durant cette conférence considèrent que les actions constituent le meilleur placement à un horizon de 10 ans. Vu le niveau encore élevé des primes de risque, on peut les comprendre. Continue reading

Un économiste français prend la défense d’Angela Merkel

Bruno Cavalier, économiste chez Oddo Securities, a publié ce matin une note « en défense de Mme Merkel » visant à « remettre les pendules à l’heure ». A l’attention de ceux qui auraient tendance à blâmer l’Allemagne pour la situation actuelle de la zone euro… A lire. Continue reading

Déjà vu – la suite

Source: Société Générale

Autre graphique intéressant de la note de stratégie « Equity Prism » de SG publiée aujourd’hui: la comparaison entre l’historique de performance annuelle du Nikkei (depuis 1992) et celle du Stoxx (actions européennes) depuis 2008, faisant apparaître une série de « mini-cycles » volatils.

Je renvoie toutefois à cette étude des gérants de Grey Owl Capital Management, publiée il y a un peu moins de deux ans. Elle montrait comment au Japon il était possible de gagner de l’argent dans des marchés volatils: « Entre mars 1990 et mars 2007, acheter le 1er quintile d’actions les moins chères rapportait ainsi 6% par an en moyenne ».

Pour réussir dans des marchés volatils, le principal facteur, répété à maintes reprises par les gérants value, c’est le prix payé pour un actif.

Exane relève son scénario de croissance pour 2012-2013

Après les stratégistes, les économistes d’Exane BNP Paribas ont relevé très légèrement leurs prévisions de croissance pour l’économie mondiale et anticipent +3,4% en 2012 et +3,6% en 2013. Les raisons: une activité qui fait preuve de résistance malgré tout aux Etats-Unis et dans les émergents et les tentatives de l’Europe de contrecarrer la crise de la dette. Continue reading

Quand Nassim Taleb évoque JPMorgan, cela donne ceci

Plutôt que de se contenter de financer l’économie, les banquiers jouent avec l’argent de leurs clients et font n’importe quoi, car ils n’ont pas les bons outils de mesures des risques… Et lorsque ces mêmes banquiers savent que quoi qu’il arrive, ils seront sauvés par l’argent public (aléa moral), on arrive à des accidents industriels de la taille de celui qu’a reconnu JPMorgan. On peut lire dans le détail ce qui s’est passé dans ce papier du WSJ. Nassim Taleb, spécialiste de la gestion des risques et auteur d’ouvrages de référence sur le sujet, revient sur le cas JPMorgan.

Une explication intéressante de la 1ère séance boursière de Facebook

Ou comment le trading à haute fréquence a perturbé la première séance boursière de l’action Facebook. Cette analyse est produite par le site Premarketinfo. Elle montre comment, sachant que les banques introductrices seraient obligées de soutenir l’action Facebook pour ses débuts boursiers (éviter que le titre tombe sous les 38$), les spécialistes du trading à haute fréquence ont joué sur des volumes massifs d’échanges avec un spread très faible pour gagner de l’argent. Mais leur intervention a également pesé sur l’action (une sorte de « rayon tracteur« ) expliquant pourquoi le titre a eu tendance à vite perdre du terrain après avoir atteint un plus haut de séance à 45 dollars.

Facebook n’est pas l’ami de la Bourse

Le fiasco a été évité de justesse… Pour sa première séance de cotation en Bourse, le réseau social Facebook (ticker:FB) a enregistré un maigre gain de 0,61% à 38,23 dollars. Ceux qui espéraient une envolée du cours sont restés sur leur faim. Rappelons que pour son premier jour de cotation en 2004, Google avait bondi de 18% (la conjoncture n’était pas forcément la même, ni le sentiment des investisseurs, mais l’intérêt du public pour cette valeur de technologie était tout aussi fort qu’aujourd’hui pour FB). Continue reading

Facebook: le point de vue d’un investisseur value

Sans surprise, un investisseur value aura du mal à justifier la valorisation de Facebook pour son introduction en Bourse. Voici les arguments de Vitaliy Katsenelson, auteur de l’excellent ouvrage Active Value Investing (Wiley, 2007). Continue reading

Comment justifier la valorisation de Facebook ? Eléments de réponse

104 milliards de dollars pour le réseau social Facebook et toute la frénésie que cela peut générer en termes de couverture média ou d’intérêt des investisseurs. Mais que veulent dire ces 100 milliards de valorisation boursière? Yann Magnan et Soufiane Qassimi, respectivement Managing Director et Analyste chez Duff & Phelps, cabinet indépendant spécialisé dans l’évaluation et la restructuration financière, apportent des éléments de réponse intéressants. Leur point de vue in extenso (j’ai surligné les passages que je trouve particulièrement intéressants). Continue reading

Facebook: les bonnes questions à se poser… et quelques éléments de réponse

Demain, c’est le jour de l’introduction en Bourse de Facebook. Avec elle, une tornade médiatique est en train de monter en puissance. Quelques brokers l’accompagnent, comme ETX Capital, en annonçant qu’il sera possible de traiter les actions Facebook avant la mise en Bourse officielle (savoir comment cela est possible reste un mystère). Mais plutôt que de participer à l’excitation générale, Barry Ritholtz (Big Picture) a répondu à quelques questions du Washington Post sur cette IPO (la plus grosse levée de fonds d’une société Internet). Une session de Questions-Réponses qui permet de prendre un peu de recul. En voici une version en français… Continue reading

David Einhorn (Greenlight Capital) « shorte » la France

Lors de la conférence Ira Sohn qui s’est déroulée hier à New York, David Einhorn a indiqué qu’il shortait la France, selon le site Marketfolly. Les raisons? L’exposition à l’Italie et à l’Espagne. Et la possibilité que la France fasse défaut sur sa dette et qu’elle retourne au franc…  Continue reading

Vallourec: le marché attend de la clarté

Le fabricant de tubes sans soudure Vallourec a vu son cours de Bourse plonger après un nouvel avertissement sur résultat. A 34-35 euros, l’action mérite toutefois que l’on s’y arrête, et pourrait présenter une opportunité d’investissement si les dirigeants prennent conscience que leur communication est défaillante. Continue reading

Crise, panique et opportunités d’investissement

A n’en pas douter, les craintes de contagion liées à la crise de la Grèce peuvent continuer à peser fortement sur les marchés actions. Mais comme le disent les investisseurs intelligents (Graham, Buffett & co), c’est lorsque tout le monde panique que les bonnes opportunités d’investissement apparaissent. Continue reading

La crise financière et le mandat des banques centrales

Le mandat de la BCE doit-il évoluer au regard de la crise financière ? La mission des banques centrales ne doit-elle pas être avant tout la stabilité financière au sens large plutôt que le suivi d’un indicateur (l’inflation) ? Les lourdes pertes subies par les activités de trading de la banque américaine JPMorgan ont relancé un vif débat outre-Atlantique sur le danger des banques « trop grandes pour faire faillite » (« too big to fail ») et le risque systémique. En France, les pertes du Crédit Agricole liées à son exposition à la Grèce sont une illustration des effets de contagion sur le système bancaire d’un pays par le biais des marchés de capitaux.

Pour prendre un peu de recul sur ces débats, je conseille la lecture de cet ouvrage assez court mais très complet de Xavier Ragot, publié par le CEPREMAP, intitulé: « Les banques centrales dans la tempête – Pour un nouveau mandat de stabilité financière« .

Organisé en quatre chapitres, ce document pose la question de la nécessaire évolution du mandat et du rôle des banques centrales après la crise financière. Pour Xavier Ragot, les banques centrales ont un rôle central dans le maintien de la stabilité financière (notion qui déborde largement celle de stabilité des prix).

Mais pour tenir ce rôle, leur mandat et les outils qu’elles mettent en oeuvre doivent évoluer. Parmi ces outils, le renforcement de leur capacité à appréhender le fonctionnement complexe des marchés financiers est mis en avant.

L’ouvrage prévoit une vague de re-réglementation financière dans les années à venir (déjà démarrée aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, ainsi qu’en Europe avec la réglementation Bâle III). Xavier Ragot propose plusieurs pistes de réflexion sur l’évolution du mandat de la BCE (en matière d’analyse financière des marchés, de communication, de coordination institutionnelle…).

Bref, son ouvrage est un document très utile à la fois pour prendre du recul sur les évènements contemporains et pour comprendre quelle est la nature des débats qui va opposer les régulateurs à l’industrie financière. L’affaire JPMorgan ne fait qu’illustrer une fois de plus le fait que les banques ont conservé une grande liberté de manoeuvre et que celle-ci, si elle n’est pas correctement régulée, peut à nouveau déstabiliser les marchés financiers avec des conséquences désastreuses pour l’économie réelle.

Le CAC de retour en zone d’achat ?

Avec la crise grecque qui reprend de la vigueur, les indices boursiers reviennent sur des niveaux qui méritent que l’on s’intéresse aux actions. En étant proche de franchir à la baisse le seuil des 3.000 points, l’indice CAC 40 rentre dans une zone d’achat (2.800-3.000 points). Et un certain nombre de titres présentent sans aucun doute des opportunités d’investissement pour les personnes qui ont un horizon long de placement (3 ans minimum).

La Gauche et la Bourse

Source: Société Générale

Pas toujours ce que l’on croit… En première lecture. Car bien évidemment, retirer de ce graphique que la « Gauche » est plus favorable à la Bourse constitue une conclusion sans doute hâtive. Il faut juste souligner que les phases favorables à la Bourse sont généralement des périodes où la conjoncture économique est favorable. Ce qui n’est pas vraiment le cas aujourd’hui…

Pour la France, le vrai sujet est la restauration de la compétitivité, le retour d’une croissance plus dynamique pour réduire la dette publique et regagner en cohésion sociale. Vaste programme. Continue reading

François Hollande élu… Premiers commentaires de brokers

On commence par cette note d’Exane BNP Paribas: Continue reading

Dette publique: un problème? Non, la solution!

Un point de vue toujours intéressant des économistes d’Exane sur l’éternel débat autour de la dette publique, dont on a finalement trop peu entendu parler pendant la campagne électorale. Soyons certains qu’après le 7 mai, ce sera de nouveau un sujet de discussion pour tout le monde… Continue reading

Quand les analystes se regardent (un peu) le nombril

Les analystes des départements sell-side des grandes banques n’ont généralement pas beaucoup le temps de réfléchir à l’intérêt ou à l’utilité de leur métier. Pour les banques, l’utilité de départements de recherche (analystes+vendeurs) est avant tout de générer des commissions de courtage, donc indirectement d’amplifier les mouvements de hausses ou de baisses de marché participant ainsi aux comportements moutonniers largement observés par le passé (et rarement en avertissant correctement des retournements de tendances). Continue reading

« Au contraire, value works! »

Malgré des performances décevantes en 2011 et début 2012, la gestion value reste l’une des meilleures stratégies d’investissement sur longue période, selon les stratégistes de Barclays. Une (re)découverte qui permet de remettre à l’honneur les travaux de Graham & Dodd, et des autres chercheurs qui leur ont succédé.  Continue reading

Actions US: les valeurs « domestiques » font mieux

« Buy American ». Les actions d’entreprises américaines fortement exposées à leur marché domestique présentent un meilleur profil de croissance de leurs ventes et de leurs résultats en 2012, selon une étude publiée par Goldman Sachs. L’analyse porte sur les entreprises composant l’indice S&P 500, soit un chiffre d’affaires cumulé de 9.954 milliards de dollars l’an dernier (nota: le chiffre d’affaires n’est PAS le PIB). Elle montre un renversement de tendance lié au différentiel de performance entre l’économie américaine et le reste du monde, notamment la zone euro, qui reste le premier partenaire commercial des entreprises analysées. Continue reading