Le stock guide, amouse-bouche de l’investisseur en quête d’idées

Pour trouver des idées d’investissement, les « stock guides » (ou « guides de valeurs ») peuvent être un outil intéressant. A la différence du screening classique qui suppose de filtrer un univers de valeurs à partir d’une combinaison souvent exclusive de critères données, le stock guide offre une multitude de portes d’entrée dans le même univers. Lire la suite

H7N9 fait trembler le transport aérien

L’annonce de plusieurs décès liés au virus de grippe aviaire H7N9 a fait chuter le secteur du transport aérien en Europe la semaine dernière, avec aujourd’hui quelques réactions en chaîne sur certaines compagnies. Lire la suite

Air France-KLM: Merrill Lynch voit un potentiel de baisse de 38%

Bank of America Merrill Lynch a abaissé son avis sur Air France-KLM de « neutre » à « sous-performance », assorti d’un objectif de cours revu de 5,8€ à 4,2€, impliquant un potentiel de baisse de 38%. En cause, Lire la suite

Air France-KLM: une « guidance » floue mais pas de mauvaises surprises

Les résultats annuels d’Air France-KLM ne soulève pas d’enthousiasme débordant chez les analystes. A tout le moins, ils sont en ligne avec les attentes, avec quelques bonnes nouvelles sur la réduction de l’endettement. En revanche, la compagnie aérienne entretient le flou sur 2013. L’attention du marché se porte dorénavant sur le plan Transform 2015, dont le succès conditionnera en grande partie la revalorisation boursière de la société. Lire la suite

Nouvel exercice déficitaire pour Air France-KLM

Air France-KLM a enregistré une perte nette annuelle de 1,19 milliards d’euros, contre une perte de 809 millions d’euros en 2011, en raison de la détérioration de la recette au kilomètre et de charges de restructurations. Le chiffre d’affaires a progressé de 5,2% à 25,63 milliards d’euros (sur une base pro forma). Le résultat brut opérationnel avant loyers (EBITDAR) a augmenté de 9,7% à 2,41 milliards d’euros. Le résultat d’exploitation est de -300 millions d’euros contre une perte de 353 millions d’euros un an plus tôt. Pour 2013, la compagnie aérienne anticipe une réduction des coûts unitaires et du prix du carburant à changes constants, ainsi que de la dette nette.

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SBF120: ratios boursiers (P/E, P/B, EV/EBITDA, FCF Yield)

La valorisation des sociétés membres du SBF120, en quelques ratios. Pour aller plus loin, je vous renvoie vers cet outil, que j’ai développé.

Source: Factset, weeko

Source: Factset, weeko

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Quels sont les titres à gros béta ?

Source: Factset, calculs weeko

Source: données Factset, calculs weeko

Un investisseur qui souhaiterait théoriquement surperformer le marché devrait en toute logique privilégier les titres à béta élevé… Le graphique ci-dessus produit le béta de chaque titre composant le SBF 120. Le béta est calculé sur un historique de données hebdomadaires au cours des 2 dernières années (on a pris en réalité 101 données par série, certains titres n’ayant pas encore 2 ans complets de cotation (cas d’Aperam par exemple).

Rendement total du SBF 120: performance par titre

Source: Factset, weeko

Source: Factset, weeko

Les performances affichées intègrent les dividendes réinvestis. Lire la suite

Quand Citi compare France Télécom à Air France…

… Cela se traduit par une recommandation à la vente des actions France Télécom, avec un objectif de cours de 9,1 euros. Rappelons que le titre de l’opérateur de télécommunications a connu un plus bas de 10,92 euros au cours des 12 mois écoulés. Lire la suite

Une turbulence de plus pour Air France-KLM

Les conditions rocambolesques du retour de Jean-Cyril Spinetta à la tête d’Air France-KLM ne sont pas de nature à faire revenir les investisseurs. Seules l’amélioration de la communication financière et une valorisation au plancher pourraient les inciter à regarder de nouveau le dossier.  Lire la suite

Air France-KLM, maillon faible du ciel européen

Mark Manduca, analyste de Bank of America Merrill Lynch, se montre réservé sur le sort d’Air France-KLM. Dans une note publiée aujourd’hui, il exprime ses doutes quant à la capacité de la compagnie aérienne d’atteindre ses objectifs de rentabilité cette année (résultat opérationnel positif selon la dernière présentation faite aux investisseurs) Lire la suite

Exposition des sociétés européennes au Japon

Citi a publié une note (datée du 14 mars) passant en revue l’exposition des entreprises européennes à l’économie japonaise. Ci-joint un tableau comprenant les sociétés les plus exposées (luxe, réassurance, équipements télécoms, semi-conducteurs, automobile, compagnies aériennes, pharmacie, tabac). Lire la suite

Air France-KLM relevé à surperformance par Credit Suisse

Credit Suisse est passé de « neutre » à « surperformance » sur Air France-KLM, après avoir relevé son objectif de cours de 15,5 à 18,8 euros sur le titre. La banque estime que le redressement des résultats devrait se poursuivre. Les marges devraient retrouver au cours de l’exercice 2013-2014 le même niveau que lors du précédent pic. Lire la suite

Ironie de l’Histoire

Peu avant la crise, en présentant les résultats annuels d’Air France-KLM, Pierre-Henri Gourgeon n’avait pas de mots très tendres pour les compagnies low-cost. L’envolée du cours du pétrole vers des sommets permettrait selon lui de démontrer la non viabilité des compagnies comme Ryanair ou Easyjet et la solidité du modèle économique de son groupe. Une récession  plus tard, Air France-KLM envisage de créer une compagnie low-cost sur quelques lignes à l’intérieur de son marché domestique…

Pourquoi un tel revirement ? La réponse a été donnée par le patron d’Easyjet France, interrogé par l’AFP:

« La base du modèle [d’Easyjet] est la rotation supplémentaire par rapport aux compagnies classiques », en ne faisant « pas de correspondance, pas de fret » et en minimisant les interventions à l’escale. « On fait un aller-retour de plus chaque jour », soit « 30% de passagers en plus par jour sur le même avion ».

De condescendant, Air France-KLM serait donc devenu plus préoccupé de la menace low-cost, qui vient, avec le TGV, lui prendre des parts de marché sur l’une de ses activités les plus rentables… Dans son ouvrage, « La face cachée d’Air France« , Fabrice Amedeo (Flammarion, 2010) évoque le sujet au chapitre 18 de son livre. Citant des documents internes de la compagnie, ce journaliste souligne que les coûts d’exploitation du low-cost sont inférieurs de près de 50% à ceux d’Air France-KLM (avions plus récents, économies à tous les postes en dehors de la maintenance et de la sécurité, rotations plus nombreuses des avions…).

La crise économique a mis à mal la rentabilité des vols long courrier et affaires d’Air France-KLM (plans d’économies des entreprises, recul du trafic), touchant là aussi une activité très rentable pour le français. Ces différents éléments ont entraîné une réaction un peu tardive du transporteur, puisque c’est apparemment à l’automne 2009 que la compagnie aérienne a commencé à réfléchir à une parade… Air France-KLM semble beaucoup réfléchir depuis plus d’un an et n’a toujours pas de plan d’action à présenter (en dehors de la classe « premium voyageur » ou d’autres actions annoncées en mai dernier).

Pour rappel, Air France-KLM a enregistré une perte nette de 1,56 milliard d’euros en 2009-2010 (exercice clos le 31 mars) pour un chiffre d’affaires en chute de 15%. Easyjet était bénéficiaire au terme de l’exercice clos le 30 septembre 2009 et devrait l’être au terme de l’exercice clos le 30 septembre 2010.

Air France-KLM super cyclique

La crise a montré la très forte sensibilité des résultats financiers des compagnies aériennes. Air France-KLM, qui a publié mercredi soir une perte historique de 1,56 milliard d’euros, en est un exemple très parlant. Reste maintenant aux dirigeants du groupe de démontrer que cette forte sensibilité en période de contraction économique existe aussi en période de reprise économique, et sera le moteur d’un fort rebond des résultats.

La reprise a commencé à produire quelques effets, visibles dans les comptes du quatrième trimestre : le chiffre d’affaires a reculé de 0,8%, mais le résultat d’exploitation s’est redressé de 7,1%.

Pour aller plus vite encore, Air France-KLM doit relever plusieurs défis et essayer d’être moins sensible au cycle économique, dans la mesure du possible. Dans un métier où 60% des coûts sont fixes, le premier, et sans doute le plus important de ces défis, est le redressement de la recette par siège.

Pour cela, le groupe compte sur plusieurs actions engagées durant la crise. Cela va du développement de nouvelles catégories de sièges (classes premium voyageur et éco confort dans les vols long courrier), à l’adaptation du business model dans le moyen courrier (de plus en plus un service de « commodité », soumis à la pression des compagnies low-cost) et à la reconfiguration de la flotte cargo, où la priorité est de « remplir les soutes », comme l’a expliqué jeudi Pierre-Henri Gourgeon.

Sur le front des coûts, Air France-KLM a encore de nombreux chantiers de progrès à traiter. Le groupe vise une une amélioration de 900 millions à 1 milliard d’euros de son résultat d’exploitation, dont l’essentiel viendra des économies de coûts (510 millions à travers le plan « Challenge 2012 »), le reste provenant des améliorations de recettes et des contributions des différentes joint-ventures.

A plus long terme, la compagnie aérienne doit sortir de la logique où ce sont ses couvertures carburant qui assurent le financement du renouvellement de sa flotte. La crise a révélé les limites de cette logique, surtout lorsque le prix du brut est, spéculation oblige, soumis à de fortes variations.

Air France-KLM peut compter sur une flotte moderne (9 ans d’âge en moyenne contre 11 à 14 ans pour ses principaux concurrents) pour compenser le yo-yo du baril de pétrole, tandis que l’arrivée de nouvelles compagnies au sein de SkyTeam devrait lui assurer plusieurs relais de croissance dans des pays émergents, comme la Chine, la Russie ou le Brésil. La compagnie doit aussi faire la preuve qu’elle est en mesure de redresser plus sensiblement son niveau de rentabilité – car jusqu’à présent, le groupe n’est que marginalement plus profitable qu’avant sa fusion avec KLM (graphique).

Source: comptes de la société.

Les mesures présentées jeudi à la communauté financière ne devraient se traduire que par un lent redressement des résultats. Air France-KLM ne devrait revenir dans le vert qu’en 2011-2012, et encore modestement (nous tablons sur un bénéfice par action de 40 centimes à cette date; le consensus IBES est plus optimiste à 99 centimes actuellement). Pas de quoi emballer les foules. La Bourse, elle, semble plutôt dans l’expectative. Le titre perd un peu plus de 2% jeudi, dans un marché en repli de près de 3%. Il affiche un recul de près de 15% depuis le 1er janvier.