What stocks hedge funds own the most

Goldman Sachs regularly updates a list of the most owned stocks by hedge funds. Apple, Actavis (involved in M&A deal), Facebook, AIG, Allergan are the top 5… The 45 other names are just a click away…

Lire la suite

Idées d’investissement: recherche de rendements stables

Les investisseurs sont à la recherche de rendements stables. A travers son approche fondamentale basée sur la rentabilité cash du capital investi (CROCI), Deutsche Bank a établi une liste de valeurs ayant réussi à maintenir leur rentabilité depuis 2009 et capable de préserver leur avantage concurrentiel dans les années à venir (en particulier car elles n’ont pas opéré de réallocation hasardeuse de leurs ressources en capital). Ces actifs à rendement « sûr » proposent un rendement supérieur à 6%. Lire la suite

Profil d’entreprise: Air Liquide (AI)

En bref

Air Liquide est le premier fabricant de gaz industriels au monde, mais joue au coude à coude avec l’allemand Linde pour cette « pole position ». Né en 1902 grâce à une technique innovante de production d’oxygène, Air Liquide a étendu son expertise à d’autres gaz et dans d’autres pays. En 2009, le groupe a enregistré un chiffre d’affaires de près de 12 milliards d’euros.

Marché et concurrents

Le marché mondial des gaz industriels est concentré, 4 acteurs (Air Liquide, Linde, Air Products, Praxair) représentant 72% du marché. Après le rachat du britannique BOC, l’allemand Linde s’est rapproché d’Air Liquide en tête des principaux fabricants de gaz dans le monde. Air Liquide est leader en termes de chiffre d’affaires et de capitalisation boursière, pas en terme de profitabilité (tableau).

Stratégie

La stratégie d’Air Liquide repose sur un triptyque: 1) améliorer son efficacité opérationnelle, 2) capter de nouvelles sources de croissance dans les pays émergents et 3) en étendant son offre de produits et services, en l’axant sur des thématiques porteuses (environnement, efficacité énergétique, énergies renouvelables…). S’ajoute le renforcement des positions concurrentielles dans les marchés où le groupe est déjà présent (santé, électronique).

Air Liquide ne réalise que 16% de ses ventes dans les marchés émergents, et affiche un certain retard sur ses concurrents qu’il doit combler par un surcroît d’investissement. Le groupe a également tardé à investir sur le marché de l’hydrogène, un secteur de forte croissance lié notamment au développement des capacités de l’industrie du gaz et du pétrole.

Histoire récente

Début 2007, le groupe a présenté un plan de développement visant à accélérer la croissance de ses résultats au cours des prochaines années. Ce plan repose sur un programme d’investissement de 10 milliards d’euros entre 2007 et 2011. Entre 2007 et 2009, Air Liquide a investi 4,6 milliards d’euros.

Début 2010, le carnet d’opportunités se montait à 3,7 milliards d’euros (+12%). La crise a pesé sur les résultats et a conduit au report de certains projets. Air Liquide estime néanmoins compenser les projets perdus en rachetant des sites existants, avec une perspective de retour sur investissement plus rapide que pour les projets nouveaux. Les contrats nouveaux toujours en portefeuille se situent à 80% dans les pays émergents et 50% concernent le secteur de l’énergie.

37 unités devraient démarrer en 2010-2011 (dont 20 en 2010). L’ensemble des projets démarrés depuis 2007 apportera près de 900 millions de chiffre d’affaires additionnel en 2011, indique le groupe dans son rapport annuel.

Résultats financiers

Croissance en période d’expansion économique, résilience en phase de crise. Voilà comment caractériser les résultats du fabricant de gaz sur longue période (graphique).

Air Liquide a réussi à maintenir son résultat net et sa capacité de distribution de bénéfice à ses actionnaires lors des deux phases de récession des années 2000 (2001-2002 et 2008-2009).

Si le groupe n’échappe pas à la récession avec une baisse parfois sensible de ses ventes, les efforts de rationalisation lui ont néanmoins permis de préserver ses marges.

Valorisation boursière

La « résilience » des résultats d’Air Liquide a une conséquence. L’action du groupe se traite sur des ratios de valorisation plutôt généreux (tableau).

Le niveau élevé de sa marge d’exploitation (16,1% entre 1997 et 2009) assure au groupe une importante génération de cash (ratio CAF/EBIT de 125% entre 1997 et 2009).

Pour entretenir la croissance de ses résultats, Air Liquide est contraint de continuer à investir à un rythme soutenu, en moyenne 12,4% des ventes entre 1997 et 2009. Dans les années de lourds investissements (1997-1999, 2008 par exemple), la génération de cash flow libre est alors insuffisante pour couvrir le versement d’un dividende.

Du coup, les opérations de croissance externe et les rachats d’actions ont été financés pour l’essentiel par l’excédent de trésorerie générée et en complément par endettement.

source: rapports annuels, données en millions d’euros

© weeko