What stocks hedge funds own the most

Goldman Sachs regularly updates a list of the most owned stocks by hedge funds. Apple, Actavis (involved in M&A deal), Facebook, AIG, Allergan are the top 5… The 45 other names are just a click away…

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Quel bilan les analystes tirent-ils du Mobile World Congress de Barcelone

Malgré un environnement économique peu porteur en zone euro et l’absence d’Apple (une tradition), les analystes ont apparemment ressenti une bonne ambiance au Mobile World Congress, qui s’est déroulé la semaine dernière à Barcelone. Lire la suite

STMicroelectronics: le syndrome Alcatel-Lucent

En annonçant un « nouveau ST », Carlo Bozotti fait le constat de son échec à la tête de STMicroelectronics. Il place le fabricant de semi-conducteurs sur la même trajectoire qu’Alcatel-Lucent (restructurations, cessions d’activités, baisse tendancielle des marges et destruction de valeur). Lui-même et les membres du conseil d’administration devraient prendre leurs responsabilités en démissionnant de leurs mandats. Les Etats français et italiens devraient également se regarder dans le miroir et s’interroger sur le fait d’être restés les bras croisés quand il fallait tout faire pour développer une industrie des semi-conducteurs compétitivite en Europe. Lire la suite

Ca patine dans la tech – Barclays

Barclays publie aujourd’hui les résultats d’une enquête auprès des directeurs informatiques d’entreprises en Europe et aux Etats-Unis. Sans grande surprise, la dégradation de la conjoncture mondiale pèse sur les décisions d’investissement IT. Les prévisions de croissance pour 2012 ont ainsi été « drastiquement » revues à la baisse, selon Barclays. Lire la suite

Le marché ne comprend pas Apple – Greenlight Capital

« Il y a une grande différence entre savoir et comprendre: vous pouvez savoir beaucoup de choses, mais ne pas vraiment les comprendre ». C’est sur cet aphorisme de l’américain Charles F. Kettering que se conclut la lettre aux investisseurs de Greenlight Capital, la société de gestion de David Einhorn. Cette lettre comprend notamment un long développement sur le cas Apple, que Greenlight détient en portefeuille tout en estimant que les investisseurs en général n’ont pas compris la valeur de cette entreprise. Lire la suite

David Einhorn (Greenlight Capital) « shorte » la France

Lors de la conférence Ira Sohn qui s’est déroulée hier à New York, David Einhorn a indiqué qu’il shortait la France, selon le site Marketfolly. Les raisons? L’exposition à l’Italie et à l’Espagne. Et la possibilité que la France fasse défaut sur sa dette et qu’elle retourne au franc…  Lire la suite

Apple va annoncer le versement d’un gros dividende ?

Difficile pour Apple de faire l’impasse sur les 98 milliards de dollars qui dorment en banque. Surtout lorsqu’on est la 1ère capitalisation boursière au monde. Le constructeur informatique a décidé d’en parler et a annoncé hier une conférence téléphonique avec son patron, Tim Cook, pour « divulguer les résultats de ses discussions au sujet de sa trésorerie ». Lire la suite

Revue des marchés

Performance hebdomadaire au 27 janvier 2012

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Apple toujours plus haut ?

Apple vole de record en record. Certes, les résultats du quatrième trimestre, et notamment les ventes d’iPhone, ont été inférieurs aux attentes (point sur lequel Apple avait communiqué dès cet été). Mais cela n’empêche pas la firme à la pomme de promettre de se rattraper d’ici la fin de l’année, au regard du démarrage plus qu’encourageant de l’iPhone 4S. Voici trois graphiques illustrant quelques indicateurs financiers: sa capitalisation boursière, ses ventes annuelles et sa trésorerie, objet de nombreux débats. Un sans faute appelé à perdurer ? En tout cas, un beau sujet de discussion sur les forums et blogs boursiers. Lire la suite

Apple plus riche que le gouvernement américain ?

Cet article de Business Insider soulève le lièvre (de manière provocatrice ?) à la suite d’autres médias américains (The Atlantic). Apple disposait à fin juin de 76 milliards de dollars sur son compte en banque. L’administration américaine n’avait plus que 73 milliards selon le dernier pointage du Trésor américain. Une situation paradoxale, mais pas si étonnante. Car depuis que la crise a éclaté, les entreprises ont engagé des mesures de réduction de leurs coûts. Apple bénéficie en outre d’une situation particulièrement favorable grâce au succès commercial de ses produits. On notera toutefois une grosse différence entre Apple et Washington: le premier peut voir son marché se retourner ou voir ses profits fortement reculer s’il n’est plus aussi innovant. L’administration américaine peut elle lever l’impôt et a l’avantage de disposer d’une devise qui reste le pilier du système financier international… et que les autres gouvernements achèteront quoi qu’il arrive (ou presque).

Interviews de David Einhorn

Le blog Deal Journal, du Wall Street Journal, a publié un entretien avec David Einhorn, fondateur et président de Greenlight Capital, avec ce titre: « Is David Einhorn the Conscience of Wall Street ?« . L’entretien porte sur la réédition de son livre, Fooling Some of the People All the Time, qui raconte les manquements des autorités de régulation et des principales institutions financières en matière de protection de l’épargne publique. Lire la suite

1,8 milliard pour bons et loyaux services

La rémunération des dirigeants reste un sujet sensible, sur lequel les entreprises font preuve de réelle transparence depuis peu. Au moment où l’on souligne l’importance de lier la rémunération des dirigeants à la performance sur le long terme d’une entreprise et sur la nécessite d’aligner les intérêts des dirigeants et des actionnaires, le Wall Street Journal a analysé les 25 plus fortes rémunérations au cours des dix dernières années aux Etats-Unis.

Le « vainqueur » de ce palmarès est Larry Ellison, fondateur et PDG de l’éditeur de logiciels Oracle, qui a perçu en 10 ans (1999-2009) 1,84 milliard de dollars. Il précède Barry Diller, patron d’IAC/Interactive et de la société Expedia.com, Ray Irani (Occidental Petroleum), Steve Jobs (Apple), Richard Fairbank (Capital One Financial).

Sur les 25 dirigeants, 4 viennent de l’industrie financière, dont 2 sont d’anciens patrons déchus de Wall Street: Richard Fuld (Lehman Brothers) et Sandy Weill (Citigroup). La liste inclut, outre M. Fairbank, Angelo Mozillo, ancien dirigeant de Countrywide Financial, un intermédiaire dans la réalisation de prêts hypothécaire qui a fait faillite avec l’effondrement du marché immobilier.

L’une des conclusions de l’étude est que seulement quelques-uns des dirigeants les mieux payés ont également enrichi leurs actionnaires. Dans d’autres cas, les actionnaires ont souvent perdu beaucoup. Le quotidien fait référence à Dell, Cendant, Capital One, IAC/Interactive ou Countrywide.

Le quotidien observe par ailleurs que les dirigeants les plus riches ne sont pas les mieux payés. C’est le cas de Warren Buffett (Berkshire Hathaway) et Bill Gates (Microsoft).

La réforme de la régulation financière votée sous la présidence de Barack Obama impose une revue périodique par les actionnaires d’une entreprise de la rémunération des dirigeants. Elle impose en outre aux entreprises de divulguer la disparité des rémunérations entre le PDG et les autres salariés de l’entreprise.

En France, le cabinet Proxinvest analyse chaque année la rémunération des dirigeants des entreprises du SBF120, qui atteignent souvent des niveaux astronomiques. Il notait récemment que plusieurs entreprises, parmi lesquelles Total, Sanofi-Aventis, Capgemini, refusent toujours de faire voter la rémunération du président non-exécutif par les actionnaires réunis en assemblée générale. Un sujet d’autant plus préoccupants que les présidents de conseil d’administration français sont généralement bien mieux lotis que leurs confrères en Europe.

Dans son dernier rapport, Proxinvest soulignait avec justesse qu’en « pleine année de crise, la question des rémunérations abusives creuse encore l’écart entre l’entreprise et l’opinion. Les recommandations de modération et d’auto-régulation du patronat n’ont pas mis fin aux affaires… ». Le cabinet faisait référence aux conditions de rémunérations de certains dirigeants de banques (Daniel Bouton à la Société Générale), du patron d’EDF (Henri Proglio qui cumule les postes de président du conseil chez EDF et Veolia) ou du scandale créé par l’indemnité de départ de l’ancien patron de Valeo, Thierry Morin.

En 2008, la rémunération moyenne des patrons du CAC 40 était de 3,6 millions d’euros, en baisse de 20%. L’indice CAC 40 a chuté cette année-là de 42%.

Microsoft cartonne

Avec l’annonce de résultats annuels record en valeur absolue, Microsoft dispose enfin d’un levier justifiant de combler son retard sur le NASDAQ, la Bourse américaine des valeurs de croissance. Depuis le début de l’année, le cours du géant de Redmond affiche une baisse de 15,2% contre un repli de 1,7% pour l’indice boursier.

Grâce à son exercice décalé, le premier éditeur mondial de logiciels informatiques a bénéficié du meilleur des années 2009 et 2010: une période au cours de laquelle les entreprises commençaient à bénéficier de résultats en amélioration grâce aux réduction de coûts, et les effets sur l’économie des plans de relance annoncés partout dans le monde.

Le groupe a dégagé un flux de trésorerie disponible de 22 milliards de dollars, permettant de financer le dividende (4,6 milliards) et des rachats d’actions toujours confortables (8,9 milliards nets). Comme le note un analyste, le groupe bénéficie à la fois d’une vague de renouvellement des parcs de PC et de serveurs dans les entreprises, et de la sortie des nouvelles versions de ses logiciels (Windows 7 et Office 2010), qui semblent bien acceptés par les clients. Ce mouvement ne semble pas près de se terminer.

Les investisseurs ont peut-être encore certains doutes sur la vigueur de la reprise économique mondiale. Mais les publications de résultats des entreprises sont plutôt bien orientées, et devraient conforter la prévision d’une croissance soutenue des investissements informatiques cette année (+7,8% selon la prévision du cabinet d’études Forrester Research).

Ces perspectives ne sont toujours pas prises en compte par le marché. Le consensus des analystes prévoit pour 2011 un bénéfice par action publié de 2,319 dollars, selon IBES. Au cours de 25,84 dollars, l’action Microsoft vaut donc 11,1 fois le résultat attendu durant l’exercice en cours, contre un P/E médian de 24,4 entre les exercices fiscaux 1998 et 2010.

Le marché peut cependant se demander pourquoi Microsoft ne profite pas de résultats record pour améliorer son dividende, surtout lorsque l’on sait que le groupe a accumulé une trésorerie de près de 37 milliards de dollars. Certains se souviendront qu’en 2005, l’entreprise avait versé un dividende de 36 milliards à ses actionnaires.

A moins d’un projet de croissance externe significatif, et compte tenu d’un bilan extrêmement solide (les fonds propres représentent 54% du bilan), Microsoft se contente pour l’instant d’assurer la croissance de ses franchises Windows et Office. La question à plus long terme est le rôle que le groupe entend jouer sur Internet, dans les moteurs de recherche et la publicité en ligne face à Google ou dans l’Internet mobile face à Apple et à d’autres éditeurs.

Mais il s’agit là de problématiques de long terme. Les positions concurrentielles de Microsoft semblent encore loin d’être remises en question. Le marché pourrait au moins tenir compte de ces éléments en conférant au géant de Redmond une valorisation boursière un peu plus généreuse.

Google dérape

Voilà, c’est fait. Google a publié des résultats du deuxième trimestre en-deçà des attentes (6,45$ par action, hors compensation en actions, soit 7 cents en-dessous des attentes des analystes). Réaction du marché à chaud (« after-hours »): -4%. Le titre du géant de l’Internet risque de peser sur la séance boursière de vendredi.

Est-ce pour autant une catastrophe ? Les revenus ont progressé de 23% sur le trimestre et le profit opérationnel de 26% (données GAAP). Ceux qui s’inquiètent de lendemains qui déchantent devraient regarder le bilan de Google: 30 milliards de cash, 40,6 milliards de fonds propres pour un total de bilan se montant à 48 milliards de dollars au 30 juin.

Grossièrement, si l’on annualise le profit du trimestre (6,45 * 4) et que l’on retraite le cours de la trésorerie disponible (93 dollars par action pour un dernier cours coté de 494,02 dollars=401,02 dollars), l’action Google vaut 15,5 fois le bénéfice dégagé par l’entreprise. Un niveau que certains investisseurs ne jugeront pas excessif au regard des perspectives de croissance, non démentie au cours du trimestre écoulé et depuis l’introduction en Bourse de la société.

Contrairement à Apple qui doit sans cesse renouveler son offre de produits, opération qui n’est pas sans risque, Google bénéficie d’une quasi-rente de situation, avec une technologie incontournable pour les annonceurs et les producteurs de contenus, et se laisse porter par le développement d’Internet, lequel bénéficie d’une multiplication des supports de diffusion (PC, portable, mobile, tablettes…) et des marchés géographiques.

Avec son bilan, les marges dégagées par son activité et ses parts de marché, Google a de sérieux arguments à faire valoir. Ces atouts structurels devraient placer au second plan l’annonce de résultats trimestriels en-deçà des attentes.

Microsoft attend sa mise à jour

Le yo-yo boursier de Microsoft dure depuis plus de 10 ans. En l’absence de changement de son modèle d’affaire, qui reste à trouver, Microsoft est condamné à gérer une forme de statu quo avec les autres acteurs de l’industrie informatique.

Depuis 2003, le titre Microsoft fluctue entre 20 et 30 dollars (hors périodes d’excès comme fin 2007 ou début 2009). Il a manqué une bonne partie du marché haussier de 2003-2007. Ce parcours erratique a traduit tantôt les angoisses des investisseurs sur le sort de l’éditeur de logiciels (poursuivi et condamné pour ses pratiques anticoncurrentielles et ses positions dominantes dans les systèmes d’exploitation et les navigateurs Internet), tantôt les espoirs fondés sur la sortie d’une nouvelle version de ses logiciels vedettes (Windows pour les systèmes d’exploitation ; Office pour les suites bureautiques) ou sur l’incursion du groupe dans de nouvelles activités (musique, jeux vidéo, téléphonie, moteurs de recherche). La plupart de ces espoirs ont été déçus.

A ce jour, aucune annonce (stratégique ou autre) ne permet d’anticiper un changement de modèle de Microsoft. Les autorités de la concurrence ont réussi à faire baisser les marges, mais n’ont pas encore permis l’émergence d’une alternative (Linux reste marginal). Cette compression des marges s’est traduite par une baisse des multiples de valorisation. En 1998-1999, Microsoft se traitait à plus de 40 fois le résultat par action. Aujourd’hui, le titre affiche un P/E de 12-13, alors que le taux de marge opérationnelle affiché par le groupe n’a perdu que 10 points, pour se situer aujourd’hui à 35%. Au cours actuel (24-25 dollars), le titre semble intéressant, surtout parce que le marché informatique est à la veille d’une importante vague de renouvellement des parcs logiciels dans les entreprises. Windows 7 semble en mesure de répondre aux attentes des clients, après les déboires de Windows Vista.

Aujourd’hui, le pré carré de Microsoft n’est que marginalement touché et le groupe parvient bon an mal an à dégager 17 milliards de dollars de free cash-flow. A défaut d’une opération de croissance majeure (Yahoo! a failli tomber dans son escarcelle), Microsoft rend une grosse partie de cet argent sous forme de rachats d’actions (10 milliards) et de dividendes (entre 4 et 5 milliards).

Mais Microsoft a perdu une grande dynamique de sa croissance passée et voit émerger ou ré-émerger des concurrents (Google, Apple) qui cherchent à lui tailler des croupières dans ses métiers les plus rentables. La firme de Redmond a réagi en lançant son propre moteur de recherche (Bing), mais n’a pas trouvé un nouveau modèle et dépend toujours majoritairement des ventes de PC dans le monde. Les autres produits utilisant ses solutions (jeux vidéo, téléphonie…) restent minoritaires en termes de contribution aux ventes et aux résultats du groupe.

A quand le rebond ? Difficile à dire. Internet est en train de transformer la façon d’utiliser et produire des contenus sans qu’un modèle ou qu’une entreprise ait trouvé la solution miracle. Microsoft, Google, Apple ont chacun une vache à lait à partir de laquelle ils espèrent attaquer les positions des voisins. Pour Microsoft, c’est le système d’exploitation et les solutions bureautiques. Pour Google, il s’agit de la recherche et de la publicité sur Internet. Pour Apple, il s’agit, pour l’heure, du mobile et des plateformes de contenus (AppStore, iTunes).

Aucun de ces modèles ne domine le reste de l’industrie. Mais chacun assure aux actionnaires des entreprises concernées de jolies marges et de confortables retours de cash. Pour l’heure, tous semblent condamnés à cohabiter.

A propos

Voici quelques papiers intéressants/présentations lus sur Microsoft.

Un entretien avec un ancien haut responsable de la firme de Redmond sur la fabrication du système d’exploitation Windows, réalisé par Mary-Jo Foley.

Une présentation de Michael Cusumano, professeur au MIT, intitulée: « Comment Microsoft fabrique ses logiciels« . Cusumano a co-écrit un livre intitulé « Microsoft Secrets« .

Enfin, une comparaison sur la méthode Microsoft et l’open source.

La rustine d’Apple

En Bourse, toutes les belles histoires ont une fin. C’est ce qui arrive peut-être à Apple. N’en déplaise à son patron Steve Jobs, la « firme à la pomme » a un sérieux problème d’image. Malgré un réel succès pour le démarrage commercial de son iPhone 4, les problème de communication rapportés par des utilisateurs sont bien dus au téléphone et non au réseau mobile d’AT&T, a confirmé hier Consumer Reports. Comme nous l’avons déjà souligné ici, l’iPhone est aujourd’hui la clef de la valorisation boursière d’Apple. Depuis quelques mois, la valeur du titre a d’ailleurs tendance à stagner, après une ascension régulière alimentée par les mises sur le marché de nouveaux produits et l’engouement toujours plus fort du public.

Les analystes qui suivent le titre sont en majorité très optimistes sur la valeur d’Apple. Les plus pessimistes ont un objectif de cours de 270 dollars (dernier cours coté de 257,29 dollars), les plus optimistes montent jusqu’à 390 dollars. Le 6 juillet, le site Research Recap se demandait quel analyste serait le premier à fixer un objectif de 400 dollars. Pas sûr qu’avec les problèmes de l’iPhone4, la barre des 400 dollars soit franchie de sitôt. On peut même se demander quel sera l’analyste qui abaissera le premier son objectif de cours.

Quelle solution Apple va-t-il proposer ? L’échec du lancement d’un nouveau produit fait partie de la vie d’une entreprise innovante comme Apple. La firme à la pomme en a connu d’autres, comme le rappelle le San Francisco Chronicle. Consumer Reports a une idée: coller une sorte de rustine au niveau de l’antenne du téléphone résoudrait apparemment les problèmes de communication. Un « détail » que n’avaient apparemment pas prévu ni les dirigeants d’Apple, ni ses designers. Un détail qui risque cependant de devenir un sérieux revers pour l’entreprise si elle ne réagit pas.

Le casse-tête Nokia

Le redressement de Nokia aura-t-il lieu un jour ? A voir l’évolution de son cours de Bourse (6,75 euros ce vendredi, en recul de 31% sur un an), le marché est plus que dubitatif. Les raisons de ce désamour sont multiples.

Le leadership de Nokia sur le marché des téléphones portables (68% des ventes consolidées en 2009 pour une part de marché de 36,4% selon Gartner) repose sur deux éléments: une forte présence sur les marchés émergents et dans les mobiles d’entrée de gamme (moins de 50 euros). Si Nokia tire parti de ces marchés en forte croissance, cela se fait au prix d’une vive concurrence avec les constructeurs asiatiques (Samsung, LG, HTC et autres fabricants de produits blancs) qui déprime le prix de vente moyen.

Le fait de vendre principalement des mobiles d’entrée de gamme (moins de 50 euros) n’arrange pas la situation. En 3 ans, le prix de vente moyen des mobiles Nokia est passé de 86 à 63 euros (-27%). Nokia est peut-être à bonne école, mais cela le contraint plus à gérer la décroissance de sa part de marché qu’à chercher des solutions pour en regagner.

L’autre élément du casse-tête est l’émergence de concurrents plus petits et beaucoup plus innovants que le finlandais. C’est le cas d’Apple et de Research In Motion (Blackberry), qui ont bouleversé le segment haut de gamme (les « smartphones »). Face à Nokia qui segmente fortement son offre, Apple et RIM lui taillent des croupières avec 1, voire 2 produits déclinés en un nombre limité de versions, ce qui leur permet d’être, à prix comparables, plus rentables que le finlandais (la marge opérationnelle de RIM était de 24,6% en 2009; celle d’Apple, de 19,3%).

En outre, le finlandais a réagi avec retard à au développement d’applications (Apple a bouleversé la chaîne de valeur avec son AppStore et ses concurrents ont tardé à réagir). Nokia a également pris du retard dans la mise à jour de plateformes logicielles plus performantes (Symbian 3 et MeeGo, fusion de la plateforme Nokia et de celle développée par Intel pour les terminaux mobiles).

En dehors des mobiles, Nokia doit également redresser les résultats de ses autres métiers (NAVTEQ et Nokia Siemens Networks, en charge des infrastructures mobiles). Or, là encore, la concurrence asiatique (Huawei, ZTE) est rude et le marché des réseaux mobiles est dominé par Ericsson. En 2009, les pertes de ces 2 divisions ont mangé la moitié des profits de l’activité mobiles et services, faisant plonger la marge opérationnelle du groupe à 2,9% (contre 9,8% en 2008).

On le voit bien, Nokia semble manquer de leviers pour redresser ses résultats et surtout faire la preuve qu’il n’est pas là uniquement pour perdre des parts de marché continuellement.

Cela mérite-t-il pour autant de coter sous les 7 euros en Bourse ? Pas si sûr. Car même en intégrant des hypothèses de croissance prudentes (poursuite de la perte de parts de marché, effritement des prix, redressement laborieux des infrastructures et de NAVTEQ), on se rend compte que Nokia devrait rester profitable. Cela a une valeur que nous estimons par DCF à 8,1 euros par action (avec un coût moyen pondéré de 10,7% et un taux de croissance de 2%).

Historiquement, Nokia a longtemps bénéficié de généreux multiples de valorisation (18,9 fois le bénéfice par action entre 1999 et 2009, sachant que cette période inclut la bulle Internet), mais qui se justifiaient par une rentabilité du capital élevée (32%). Aujourd’hui, sur la base du consensus IBES, le titre capitalise environ 14,7 fois le bénéfice par action 2010 et 10,9 fois le BPA attendu pour 2011. Entre 2009 et 2011, la rentabilité des fonds propres devrait remonter de 6,8% à 17,5%.

Le marché ne semble pas croire à la capacité de Nokia de redresser rapidement et de manière significative le niveau de rentabilité de ses différents métiers. Au regard du niveau de valorisation actuel du titre, une surprise positive sur ce point serait de nature à provoquer une vive réaction des marchés.

Pomme de discorde

Microsoft et Apple sont au coude à coude en termes de ventes (59 milliards pour la firme de Steve Jobs, 61,6 milliards pour celle de Steve Ballmer). La Bourse elle, donne, depuis le 26 mai, une légère avance à la firme à la pomme. Cette dernière capitalise 234 milliards de dollars, contre 226 milliards pour Microsoft. Mais l’écart est encore plus significatif en termes de ratios de valorisation. Selon Bloomberg, l’action Apple se traite actuellement sur un multiple de résultat de 21,806 contre 13,163 pour Microsoft. Microsoft vaut aujourd’hui moins « cher » qu’un fabricant de matériaux de construction comme Lafarge (P/E de 15,966) – on notera que le multiple de valorisation d’Apple n’est pas non plus si élevé pour une société de haute technologie.

Interrogé sur le sujet, Ballmer a minimisé l’avance boursière de son rival. Mais chez Microsoft, les choses bougent – l’entreprise a réorganisé son équipe dirigeante et cherche à redresser les résultats de sa division Jeux vidéo et téléphones mobiles (« Entertainment and Devices ») dans les plus brefs délais. Au cours des neuf premiers mois de son exercice fiscal 2009-2010, cette division a déjà réalisé quelques progrès en affichant un profit opérationnel de 851 millions de dollars, contre 249 millions de dollars un an plus tôt. Cela reste infinitésimal au regard des autres divisions du groupe – Windows, Serveurs et Microsoft Business – qui dégagent respectivement 9,9 milliards de dollars, 3,9 milliards et 8,5 milliards de profits.

Ce décalage montre aussi que la dépendance de Microsoft à quelques familles de produits où le groupe détient des parts de marché ultradominantes n’est pas forcément une garantie de succès sur le long terme en Bourse.

La situation d’Apple est-elle plus enviable de ce point de vue ? Ce n’est pas certain. Si l’on décompose la valeur boursière d’Apple – un moyen simple de le faire est disponible gratuitement sur le site trefis.com – on se rend compte que l’iPhone en représente 46,7%, loin devant les applications pour iPhone/iPod/iPad (12,5%), les ordinateurs (13,8%), le cash (15,8%) et les autres activités du groupe (iPad 4,3%, iTunes 3,4%, iPod 2,6%, Apple TV 1%).

Pour qu’Apple conserve son avance, il faudra non seulement que la firme de Cupertino continue de publier des résultats de bonne facture, mais également qu’elle démontre qu’elle peut trouver des relais de croissance durables, sans tomber dans la logique de domination de l’industrie qui a caractérisé Microsoft jusqu’ici. Or l’intérêt croissant de la justice américaine sur l’impact d’Apple sur la concurrence semble montrer que la firme à la pomme commet peut-être le même péché que le géant de Redmond.

Apple

Capitalisation boursière de 233,75 milliards de dollars, P/E de 21,806, rendement du titre en Bourse: 89,15%.

Microsoft

Capi: 226,11 milliards de dollars, P/E de 13,163, rendement: 25,86%

Source: Bloomberg

http://www.microsoft.com/msft/earnings/fy10/earn_rel_q3_10.mspx

Désendettement des Etats et stratégie d’investissement

Le désendettement des Etats va être l’un des thèmes majeurs au cours des prochaines années. Exane BNP Paribas expose sa stratégie d’investissement (en actions) pour s’adapter à cet environnement dans une étude publiée jeudi. Les principales points de l’étude sont les suivants:

  • Acheter des titres offrant un rendement du dividende conséquent et relativement sûr (quelques idées avancées par le broker dans une liste de 11 noms: Vivendi, Vodafone, Deutsche Post).
  • Acheter des titres offrant un potentiel de hausse du dividende (quelques noms cités: AstraZeneca, Heineken, Carrefour, Sanofi-Aventis, SAP, Reed Elsevier).
  • Rechercher les champions de la croissance des résultats, quel que soit l’environnement (Adidas, LVMH, Standard Chartered, Autonomy, SES sont évoqués).
  • Vendre les valeurs très sensibles au cycle économique (Next, Panalpina, Rolls Royce, SKF et UPM font partie de cette catégorie selon Exane).
  • Vendre les sociétés exposées aux dépenses gouvernementales (BAE Systems, Crégit Agricole, Finmeccanica, RBS, Smith & Nephew, Synthes sont cités parmi d’autres).

L’iPad comprend 260$ de composants

Nouvelle estimation du coût de l’iPad d’Apple, dont les ventes ont débuté samedi 3 avril aux Etats-Unis. Selon Apple Insider, qui cite les données revues du cabinet d’études iSupply, la valeur des composants inclus dans la tablette d’Apple est de 260 dollars, soit 40 dollars de plus que l’estimation publiée par le cabinet en février dernier. La différence s’explique en grande partie par le coût plus élevé que prévu de l’écran tactile (95 dollars contre 80$) et du processeur (27$ contre 17$). Le prix de vente est de 499$ pour la version de base (WiFi, 16 GB de mémoire).

Apple a indiqué avoir écoulé 300.000 iPads pour la première journée de commercialisation, un chiffre en ligne avec les attentes des analystes. On espère juste que le fabricant sera attentif aux premières remarques de utilisateurs. BBC News rapporte que plusieurs d’entre eux ont souligné un mauvais fonctionnement du composant WiFi, alors que leur iPhone fonctionne normalement. Apple n’avait apparemment pas de solution/réponse satisfaisante à leur fournir.

Exane innove

Le coutier Exane BNP Paribas innove, en lançant le suivi de deux valeurs nord-américaines: Apple et Research In Motion (plus connu pour sa marque de smartphones BlackBerry). Après Société Générale, Exane publie à son tour des notes sur certaines valeurs cotées à Wall Street. Lire la suite