Areva: Natixis se dit satisfait de la publication des résultats

« Le sentier devient lumineux ». Pour Natixis, les résultats annuels d’Areva sont – retraités de l’exceptionnel – en ligne avec les attentes. Le groupe nucléaire devrait tenir ses objectifs financiers en 2013, justifiant la recommandation d’achat du courtier sur le titre (objectif 20€). Lire la suite

Areva toujours déficitaire malgré les restructurations

Le plan d’économies d’Areva n’a pas permis au groupe nucléaire de sortir du rouge l’an dernier. Il clôture l’exercice sur une perte nette de 99 millions d’euros contre un déficit de 2,5 milliards d’euros un an plus tôt. Alors que le chiffre d’affaires a augmenté de 5,3% à 9,34 milliards d’euros, le résultat opérationnel est passé d’une perte de 1,87 milliard d’euros à un résultat positif de 118 millions d’euros – insuffisant pour couvrir les frais financiers et la perte des activités cédées. En 2013, Areva vise une croissance de 3% à 6% de l’activité nucléaire et un chiffre d’affaires de 600M€ dans le renouvelable. Son excédent brut d’exploitation devrait atteindre 1,1 milliard d’euros (contre 1 milliard d’euros en 2012). Areva n’indique pas s’il sera bénéficiaire cette année. Lire la suite

SBF120: ratios boursiers (P/E, P/B, EV/EBITDA, FCF Yield)

La valorisation des sociétés membres du SBF120, en quelques ratios. Pour aller plus loin, je vous renvoie vers cet outil, que j’ai développé.

Source: Factset, weeko

Source: Factset, weeko

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Quels sont les titres à gros béta ?

Source: Factset, calculs weeko

Source: données Factset, calculs weeko

Un investisseur qui souhaiterait théoriquement surperformer le marché devrait en toute logique privilégier les titres à béta élevé… Le graphique ci-dessus produit le béta de chaque titre composant le SBF 120. Le béta est calculé sur un historique de données hebdomadaires au cours des 2 dernières années (on a pris en réalité 101 données par série, certains titres n’ayant pas encore 2 ans complets de cotation (cas d’Aperam par exemple).

Rendement total du SBF 120: performance par titre

Source: Factset, weeko

Source: Factset, weeko

Les performances affichées intègrent les dividendes réinvestis. Lire la suite

Publications de chiffre d’affaires/résultats – 1er mars 2012

Areva: Résultats 2011

CegidRésultats 2011

CGGVeritas: Résultats 2011

Devoteam: Résultats 2011

Essilor: Résultats 2011

Havas: Résultats 2011

IpsosRésultats 2011

Peugeot: Alliance stratégique mondiale avec General Motors

Veolia Environnement: Résultats 2011

Vivendi: Résultats 2011

Publications de chiffre d’affaires/résultats – 26 janvier 2012

Areva: Chiffre d’affaires 2011

JCDecaux: Chiffre d’affaires 2011

Plastic Omnium: Chiffre d’affaires 2011

Faiveley Transport: Chiffre d’affaires 9 mois

Boiron: Chiffre d’affaires 2011

Entrepose Contracting: Résultats 2011

Areva: follow-up analystes suite à la réunion d’information

Suite à la présentation mardi du plan stratégique d’Areva à l’horizon 2016, certains analystes ont fait part de leur réflexion plus ou moins approfondie sur le sujet. J’ai récupéré 3 notes reflétant 3 opinions toutes différentes (Cheuvreux publiera une note plus approfondie dans les jours à venir). La tonalité est celle d’un plan plutôt convaincant même si un certain nombre d’inconnues demeurent, notamment sur la capacité du groupe à respecter les objectifs du plan stratégique (tant au plan commercial qu’au niveau des réductions de coûts). Lire la suite

Areva: ce que disent les analystes

L’annonce du plan stratégique 2016 d’Areva a été l’occasion de quelques commentaires de brokers ce matin. En voici quelques-uns… La réunion d’information de ce matin sera suivie d’autres analyses dans les jours à venir. Lire la suite

Areva: entendu lors de la réunion de présentation du plan 2016

Le grand chambardement? Lors de la présentation du plan stratégique d’Areva d’ici 2016, Luc Oursel affirme que les seules suppressions de postes en France viendront du non remplacement des départs « naturels ». Cela concerne notamment les fonctions support, soit 8.000 personnes dans le monde, dont 6.000 en France. Mais le groupe ne communique pas de chiffrage plus précis. Lire la suite

Actionaria: ce que l’on a dit de 2012

Premiere seance de live blogging au salon Actionaria pour voir et écouter ce que Mr Le Marché pense de 2012… Entre autres…

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EDF: hausse tarifaire salvatrice

Henri Proglio a-t-il enfin trouvé la bonne combinaison pour EDF ? L’annonce d’une nouvelle hausse des tarifs de l’électricité est en tout cas pain béni pour l’électricien. Dans une note publiée hier, les analystes de Société Générale souligne que chaque hausse de 1% du prix de l’électricité rapporte 217 millions d’euros d’excédent brut d’exploitation (« EBITDA ») additionnel. Dans le cas d’espèce, EDF empochera 950 millions d’euros. Une aide substantielle et bienvenue pour permettre au groupe d’atteindre ses objectifs financiers cette année.

Dans une note datée du 3 août, Raymond James Euro Equities estime que « la hausse des tarifs régulés en août 2010 dont le rythme devrait s’accélérer en 2011 (…) est favorable à l’ARPU d’EDF et ainsi à sa croissance de résultat. Cette tendance contraste avec les utilities dérégulées (RWE, E.ON, GDF Suez)… »

Pour Oddo Securities, cette évolution tarifaire permet de valider un scénario de convergence du prix de la génération de base de 2 euros par mégawatt/heure par an, pour atteindre 45 euros par mégawatt/heure, contre 37 euros actuellement. Or le cours actuel d’EDF en Bourse « ne valorise même pas une convergence de la génération de base vers 40 euros. »

La nouvelle de cette hausse tarifaire est suffisamment importante pour que CA Cheuvreux ait décidé de repasser à l’achat sur le titre, lui permettant de signer l’une des plus fortes hausses de la séance (+5,5% contre +0,4% pour le CAC). Selon le courtier, EDF bénéficie à la fois d’améliorations fondamentales (notamment une hausse du taux d’utilisation du parc nucléaire en juin après un début d’année décevant) et d’une sous-performance par rapport au reste du secteur des utilities.

Le désintérêt des investisseurs à l’égard de l’électricien s’expliquait en grande partie par l’impression d’une incapacité du groupe de tirer proprement parti de sa situation de monopole sur le marché français de l’électricité et par de sérieuses interrogations sur la stratégie de développement à l’international. Les dernières grosses opérations de croissance externe (actifs nucléaires aux Etats-Unis et au Royaume-Uni) ont en outre été réalisées dans des conditions financières peu avantageuses et ont fait exploser l’endettement du groupe. Or ce n’est pas le seul « passif » que doit gérer EDF.

Le groupe a peut-être entendu ces craintes en engageant la cession de ses réseaux de distribution au Royaume-Uni pour 6,9 milliards d’euros. Il s’attaque enfin au problème d’un endettement financier excessif (44,1 milliards d’euros au 30 juin, pour un free-cash flow annuel estimé pour 2010 à 5,2 milliards d’euros).

Certains courtiers font encore preuve de scepticisme – c’est le cas d’Exane BNP Paribas (avis neutre, objectif de 35 euros), mais la plupart conservent une opinion positive. UBS note que « le management prend des mesures » et tire parti de nouvelles « exogènes » (pas de taxe sur les activités nucléaires, avancées de la loi NOME, pas de subvention à apporter à Areva). Oddo a un avis accumuler et un objectif de cours de 43 euros. UBS a un avis achat et un objectif de 50 Euros. SG vise 55 euros à 12 mois (« achat »). Natixis Securities a un objectif de 47 euros (« acheter »).

Sperian: un board responsable

Les actionnaires et dirigeants de Sperian Protection ont obtenu le juste prix pour leur groupe. L’américain Honeywell a conclu un accord de rachat à 117 euros par action, soit 67% de plus que l’offre envisagée initialement par le fonds d’investissement Cinven. L’écart de prix s’explique par les synergies a priori plus importantes, permises par la création d’un leader mondial de la protection individuelle.

L’offre Honeywell valorise l’entreprise 1,5 fois la valeur de ses fonds propres fin 2009, 13,5 fois l’excédent brut d’exploitation 2009 et 17,9 fois le résultat d’exploitation, ce qui semble plutôt raisonnable en première lecture. Sur la base de notre modèle de valorisation (DCF avec un coût moyen pondéré du capital de 7,9%, un taux de croissance de 2% et un flux de trésorerie disponible moyen de 62,6 millions d’euros sur la période 2010-2018), nous avions une valorisation de 106,3 euros par action.

Cette valorisation suppose notamment une capacité du groupe de maintenir un niveau correct de marge (11,8% sur la période analysée, contre 13,1% entre 2004 et 2009), ce qui semble largement possible, voire peut-être prudent, pour un groupe qui va doubler de taille en étant racheté par Honeywell (sous réserve des approbations des autorités de la concurrence).

Les actionnaires de contrôle ont donc fait leur boulot, ce qui est plutôt une bonne nouvelle puisque cette fois-ci tous les actionnaires en profiteront, à l’inverse de l’opération Etam Développement.

PS: L’offre publique d’achat d’Honeywell a été déposée sur le site Internet de l’AMF ce jeudi. Elle est présentée par Deutsche Bank et Lazard.

Selon Thomson Reuters, il s’agit de la deuxième plus grosse transaction portant sur une société française cette année (après le rachat d’Areva T&D par Schneider Electric et Alstom. Les rachats d’entreprises françaises ont atteint 6,5 milliards de dollars depuis le début de l’année (le record dans ce domaine a été atteint en 2007 avec 50 milliards de dollars de transactions).

Alstom, indicateur retardé

Compte tenu de cycles d’activité très longs, Alstom paie avec retard les effets de la crise. S’il a publié des résultats annuels supérieurs aux attentes, le groupe d’ingénierie prévoit une marge d’exploitation entre 7% et 8% au cours des deux prochains exercices, contre 9,1% en 2009-2010 – une prévision plus prudente que celle des analystes (8% selon le consensus IBES pour 2010-2011, 7,8% en 2011-2012).

Tout l’enjeu pour Alstom est de faire en sorte que ce niveau de marge représente un point bas, ou de créer la surprise en faisant mieux que prévu. Il en va de même pour la gestion du cash. La chute du ratio de prises de commandes sur chiffre d’affaires (« book-to-bill »), considéré comme un indicateur avancé d’activité, s’est traduite par une ponction de 960 millions d’euros dans la trésorerie du groupe pour financer son besoin en fonds de roulement. La chute des commandes signifie moins d’acomptes sur contrats, alors que le groupe doit honorer les commandes déjà passées, ce qui entraîne plus de sorties de cash que d’entrées.

Cet élément défavorable va-t-il se produire encore au cours des exercices à venir ? Les prochains commentaires sur les prises de commandes donneront des indications sur ce point. Compte tenu des commandes déjà en portefeuille, on peut aussi regretter qu’Alstom n’ait pas donné d’informations plus détaillées, notamment une prévision de marge par pôle d’activité par exemple… ce que le groupe faisait par le passé.

A plus long terme, les relais de croissance que le groupe convoite (énergies renouvelables, pays émergents) n’ont pour le moment pas joué un rôle très visible dans les résultats. Le marché des renouvelables a subi comme les autres métiers les effets de la crise. La part des émergents dans le carnet de commandes du groupe est toujours minoritaire (25% des prises de commandes en 2009-2010).

Seule nouvelle plutôt rassurante : le bilan reste sain, malgré l’augmentation des dettes financières l’an dernier. Ce point représente une nouvelle plutôt rassurante au moment où le groupe doit boucler le rachat de la branche Transmission d’Areva.

Autre point plutôt positif : Alstom a maintenu un niveau soutenu d’investissement, malgré la crise. Il reste maintenant à espérer que ces investissements offriront à terme une rentabilité satisfaisante. S’il faut laisser le temps faire son œuvre, Alstom pourra profiter de la présentation de ses résultats aujourd’hui pour poser quelques balises bien utiles à ses actionnaires, à ses fournisseurs et à ses salariés, dans un environnement de marché toujours incertain.

Areva soutenu par Cheuvreux

Après avoir annoncé un repli de 6% de son bénéfice net en 2009, et en attendant en avril les décisions du pouvoir politique sur la filière nucléaire, l’action du groupe nucléaire Areva frémit en Bourse. Le courtier Crédit Agricole Cheuvreux a relevé son opinion sur la valeur, à « surperformance », avec un objectif de cours de 460 euros.

Les analystes du courtier estiment que l’action Areva (qui traite sous la forme de certificats d’investissement) est redevenue bon marché. La plupart des problèmes auxquels le groupe est confronté – notamment les retards de l’EPR qui ont lourdement plombé ses comptes en 2008 – sont « pris en compte » par le marché.

La vente de T&D – décriée par les salariés du groupe, mais imposée par l’Elysée – s’est faite à un « bon prix » et après les cessions d’actifs et l’arrivée de nouveaux investisseurs, Areva devrait désormais être en situation de générer plus de liquidités, d’autant que les projets d’EPR (20 dans le monde) offrent des perspectives solides au carnet de commandes et à l’activité du groupe.

A noter, en 2009, le carnet de commandes nucléaire et renouvelables a augmenté de 1,8% à 43,3 milliards d’euros, représentant un peu plus de 5 années d’activité.

Vendredi, le titre a pris 3,2% à 382,95 euros. Depuis le 1er janvier, il gagne environ 10%.