Actionaria: ce que l’on a dit de 2013

Pour ceux qui n’auront pu venir sur le salon Actionaria, un petit compte-rendu de la conférence sur les perspectives des marchés financiers en 2013, avec les mêmes intervenant que l’an dernier. Lire la suite

Publications de chiffre d’affaires/résultats – 2 février 2012

LVMH: Résultats 2011

Christian Dior: Résultats 2011

Altran: Chiffre d’affaires 2011

BonduelleChiffre d’affaires semestriel 2011-2012

Cegedim: Chiffre d’affaires 2011

Dalet: Chiffre d’affaires 2011

GFIChiffre d’affaires 2011

Ipsen: Chiffre d’affaires 2011

Les Nouveaux Constructeurs: Chiffre d’affaires 2011

Maurel & Prom: Chiffre d’affaires 2011

NRJ Group: Chiffre d’affaires 2011

Quantel: Chiffre d’affaires 2011

Tipiak: Chiffre d’affaires 2011

Vicat: Chiffre d’affaires 2011

Actionaria: ce que l’on a dit de 2012

Premiere seance de live blogging au salon Actionaria pour voir et écouter ce que Mr Le Marché pense de 2012… Entre autres…

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La fin du stock picking…

… Certains aimeraient y croire, pas nous. Mais voilà, l’idée refait surface. Comme dans cet article du Wall Street Journal, qui nous explique comment les marchés sont aujourd’hui dominés par les forces de la macroéconomie, de la politique et de la régulation. L’époque aurait donc changé. Lire la suite

Nouveautés weeko: études Bonduelle, Bourbon, PagesJaunes

La page Entreprise (lien en haut à droite de la page d’accueil) du blog s’est enrichie d’un nouveau « produit ». Il s’agit d’études un peu fouillées sur des entreprises cotées. Il ne s’agit pas de conseil d’investissement.

La démarche (modeste) derrière ces études consiste à répondre à une question: comment une entreprise gagne-t-elle de l’argent ? Pour y répondre, j’essaie de comprendre le marché, la stratégie de l’entreprise, le business model qu’elle a retenu et sa traduction dans les comptes. J’y adjoins les commentaires de courtiers que j’ai obtenus au moment de la publication.

Les premières études, réalisées en février et mars dernier, et publiées un peu tardivement (je le concède), concernent PagesJaunes, Bourbon et Bonduelle. Ces études sont réalisées à partir de sources publiques, des comptes des entreprises, des coupures de presse et d’autres sources (listées ou référencées le plus complètement possible), dont je ne peux toutefois garantir la fiabilité. Les commentaires (constructifs) sont les bienvenus. Le but est de répondre à la question posée et de mieux comprendre les entreprises étudiées, leur marché, leur métier et leur stratégie/business model.

Bonduelle, dur à croquer

De nouveau en vogue, les légumes de Bonduelle sont désormais correctement valorisés par la Bourse, et ce même si l’acquisition en cours de France Champignons devrait apporter un accélérateur de croissance appréciable aux ventes et aux résultats du groupe.

Bonduelle a tout d’une vedette. Un secteur d’activité jugé défensif. Une croissance régulière des ventes et des marges. Mais après une hausse de 69% de son cours de Bourse en un an, Bonduelle affiche aujourd’hui des ratios de valorisation proches de leur moyenne historique : le titre capitalise 13,7 fois le résultat par action prévu en 2010 (moyenne sur neuf ans de 12,8x), 11,6 fois le résultat d’exploitation (10,5x) et 1,6 fois les fonds propres (1,7x).

Si l’on regarde les dix dernières années, la riche valorisation du titre semble aujourd’hui méritée. Entre 2000 et 2009, Bonduelle a réussi à améliorer structurellement sa rentabilité : la marge d’exploitation est passée de 3,8% à 6,7%, tandis que les ventes ont progressé de près de 6% par an en moyenne. Le développement de Bonduelle s’est appuyé tant sur l’élargissement de son offre, de sa présence géographique, par croissance propre et par acquisitions. L’an dernier, le groupe a repris le belge La Corbeille et les canadiens Family Tradition et Omstead Foods. En 2009-2010, Bonduelle est engagé dans la construction de 2 usines, au Brésil et en Ukraine, pour renforcer ses capacités de production.

Le courtier Kepler estime dans une note récente que l’acquisition de France Champignons devrait avoir un effet relutif rapidement. L’investissement de 96 millions d’euros environ, pourrait ainsi être rentabilisé en 3 ans, ajoutant 12 euros de valeur à l’action Bonduelle. Kepler a un objectif de cours de 97 euros par action.

Après le trou d’air de 2009, provoqué par l’évolution défavorable de certaines devises (roubles, dollars canadiens), Bonduelle devrait enregistrer un bond de 79% de son résultat par action en 2010. Son cours de Bourse a encore un certain retard à combler…

Pour poursuivre la hausse, il faut néanmoins que Bonduelle continue d’améliorer ses marges, au moment où, en France (36% des ventes consolidées), les relations entre fournisseurs et distributeurs évoluent de plus en plus à l’avantage des seconds. Bonduelle peut compter à la fois sur ses marques propres et sur son offre en marque de distributeur, ainsi que sur sa politique visant à couvrir l’ensemble des « technologies » de transformation des légumes (conserve, surgelé, frais, traiteur).

Mais au regard d’une valorisation plutôt riche, Bonduelle n’offre plus de marge de sécurité aux investisseurs qui voient encore un potentiel de hausse au titre.

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