Pétrole: 644 milliards de dollars en exploration-production en 2013 (+7%)-Barclays

Source: Barclays

Barclays estime que les compagnies pétrolières devraient accroître de 7% leur budget d’exploration-production en 2013, à 644 milliards de dollars, réalisant un nouveau record. Ces dépenses seront surtout affectées aux marchés internationaux et à l’offshore. Ces plans sont fondés sur des anticipations de prix de $98/baril de Brent, $85/WTI et $3,47 pour le gaz naturel US. Lire la suite

Buffett a publié sa lettre aux actionnaires de Berkshire Hathaway

L’édition 2011 vient de sortir. « Big news »: Warren Buffett et Charlie Munger nous annoncent avoir trouvé pas un, mais trois successeurs potentiels, sans révéler l’identité de l’heureux élu. Surtout, l’année 2011 se termine sur une progression de 4,6% de la valeur d’actif net par action de Berkshire Hathaway, contre un gain de 2,1% pour le S&P 500 (même si le bénéfice net a reculé de près de 21% à 10,25 milliards de dollars…)

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Fin de la gestion active ?

La crise financière a sérieusement mis à mal l’industrie de la gestion d’actifs, provoquant une accélération de la consolidation du secteur et une mortalité élevée parmi les petites sociétés de gestion. Surtout, les tenants de la gestion active ont perdu une grande partie de leur crédibilité construite au cours de la phase de marché haussier de 2003-2007.

Pourtant, quelques gestionnaires de portefeuilles se sont relativement bien comportés. Parmi eux, certains investissent la majorité de leurs fonds dans des très grandes capitalisations boursières, donc des valeurs très liquides et très suivies par les investisseurs. Sans vouloir généraliser, la surperformance de ces quelques fonds met à mal la théorie des marchés efficients, laquelle proclame que toute information publique (et/ou privée) est immédiatement intégrée dans les cours de Bourse, empêchant un investisseur de battre le marché. Un discours bien huilé pour promouvoir la gestion passive: à quoi bon essayer de battre le marché; contentez-vous de faire comme le marché, c’est déjà bien.

Les résultats de la société de gestion américaine Yacktman, découverte à travers le site Fund Mojo, ressemble au contre-exemple parfait et s’inscrit dans une logique autre: le gérant peut apporter de la valeur, pour peu qu’il sache acheter les bons titres au bon prix. Les deux fonds de cette société – Yacktman Fund et Yacktman Focused Fund (2 et 1 milliard de dollars d’actifs gérés respectivement) – font mieux que le S&P 500 sur une période de 10 ans, et notamment dans des périodes de forte volatilité (2008, 2009 et entre le 1er janvier et le 30 juin 2010, cf. tableau).


2007 2008 2009 2010-YTD
Yacktman Fund 3,39 -26,05 59,31 -4,77
Yacktman Focused Fund 3,46 -23,48 62,76 -4,34
S&P500 5,49 -37,00 26,46 -6,65

La « philosophie » de l’équipe de gestion est simplement exposée dans la dernière lettre aux investisseurs des fonds:

« Nos deux fonds ont des positions importantes dans les activités les plus attrayantes du monde. Certains s’étonnent de la surperformance de nos fonds avec de telles pondérations dans des entreprises aussi connues que Coca-Cola, PepsiCo, Pfizer, et Microsoft, puisqu’il ne s’agit pas d’entreprises inconnues du grand public et ignorées des investisseurs.

Nous faisons notre mieux pour évaluer toutes les opportunités d’investissement, et si les meilleures activités au monde se présentent à des niveaux de valorisation attrayants, nous sommes prêts à détenir des positions significatives dans ces sociétés. Nous dormons bien la nuit, sachant que des entreprises bien capitalisées et acquises à des niveaux de valorisation attrayants produisent des résultats solides sur longue période, même dans un monde fait de grandes incertitudes. »

Autre trait de caractère des fonds: des participations dans des secteurs établis, mais subissant peu de changements comme les boissons, les produits ménagers, les soins personnels et la nourriture.

Les principales pondérations des deux fonds se concentraient sur peu de secteurs: médias (News Corp, Comcast, Viacom), boissons (PepsiCo, Coca-Cola), produits d’entretien (Clorox, Procter & Gamble), pharmacie (Pfizer) et dans une moindre mesure: équipements médicaux, logiciels (Microsoft), pétrole et gaz (ConocoPhillips).

Enfin, les gérants n’hésitent pas à constituer d’importantes poches de cash lorsque l’environnement devient particulièrement volatil. Une approche que partagent certains gérants value, comme Seth Klarman et dont nous avons largement parlé ici.

Une dernière remarque. La plupart des gérants value que l’on suit ont souvent une part importante de leurs propres économies, quand ce n’est pas l’intégralité, investie dans leurs fonds, aux côtés de leurs clients. Au-delà de l’argument marketing, voilà au moins la preuve d’une certaine cohérence entre la philosophie de l’investisseur et sa mise en pratique.