Chamboulement en vue au sein du CAC 40 ?

Va-t-on assister à une opération de nettoyage de l’indice CAC 40 ? La rentrée estivale devrait être marquée par l’annonce des résultats de la revue annuelle du CAC par le conseil scientifique de NYSE Euronext (des réunions dont le calendrier précis est tenu secret pour des raisons inconnues). Lire la suite

Réduction des bilans bancaires: un régime de 1.000 milliards d’euros

Le processus de réduction des bilans bancaires (« deleveraging ») qui s’est opéré au plus fort de la crise financière de 2008-2009 avait représenté une diminution de 2.000 milliards d’euros en Europe. Depuis, comme si de rien n’était, la plupart des banques européennes se sont remises à faire croître la taille de leur bilan, ignorant le risque que pouvait faire peser sur l’économie le gonflement des dettes étatiques. Depuis, la multiplication des crises en zone euro et aux Etats-Unis sur la question de l’endettement public a obligé de nombreuses banques à réduire à nouveau la taille de leur bilan. Dans une étude publiée ce matin, les analystes de Bank of America Merrill Lynch chiffrent la « facture » à quelque 1.000 milliards d’euros. Explications.  Lire la suite

29 institutions financières systémiques, dont une seule « émergente »

Dans le cadre du G20 de Cannes, le Financial Stability Board a publié une liste des 29 institutions financières systémiques à l’échelle de la planète – baptisées « Global Systematically Important Financial Institutions » (G-SIFI). Bizarrement, une seule institution « émergente » (Bank of China) en fait partie. Lire la suite

Revue des marchés

  • S&P 500 +1.2% 1,155.46 (perf hebdo)
  • Stoxx 600 +2.6% 231.99
  • MSCI Asia Pacific -0.2% 112.95
  • €/$ +0.1% $1.3433
  • 2Y 0.29%
  • 10Y +9bp 2.08%
  • 30Y 2.69%

Principaux événements

Les marchés se sont offerts une semaine de reprise, soutenus par l’annonce de nouvelles mesures de la part de la Banque d’Angleterre et de la BCE et malgré de nouvelles dégradations de l’Italie et de l’Espagne. La première a relevé le plafond d’achat d’obligations de 200 à 275 milliards de livres sterling. La BCE n’a pas bougé ses taux (attendu) mais a annoncé un programme de rachat de covered bonds ainsi que la réintroduction de prêts à un an à l’attention des banques. Les discussions entre la France et l’Allemagne sur un plan de recapitalisation des banques européennes ont bien avancé durant le week-end. Lire la suite

Les banques européennes sauvées par la Fed

Comment coûte l’aléa moral (se demande un éditorialiste du Wall Street Journal) ? Au plus fort de la crise financière fin 2008, les plus grandes banques européennes ont reçu des dizaines de milliards de dollars de liquidités de la Réserve fédérale, raconte le Financial Times. Lire la suite

10 milliards pour le CAC

En remplaçant Dexia et Lagardère par Natixis et Publicis respectivement, le conseil scientifique des indices fait prendre 10 milliards de capitalisation boursière à l’indice phare de la Bourse de Paris. Sur le plan sectoriel (qui ne serait pas un des critères de choix des titres du CSI), rien ne change. Sur le plan de la liquidité et de la taille, il y aura peut-être un plus. La seule conséquence, ce sera pour les gérants indiciels qui ont jusqu’au 20 septembre pour procéder aux ajustements nécessaires.

Les méthodes de détermination des composants du CAC 40 sont disponibles sur le site d’Euronext. Bizarrement, depuis 1 an, la page des modifications  de la composition de l’indice n’est plus mise à jour. Vite, Euronext, trouvez un stagiaire!

Le coût d’une faillite

Les banques françaises n’ont pas trop tardé à communiquer sur leur exposition au risque grec. Mais elle ne l’ont pas fait avec le même degré de transparence. Or sur cette base, les chiffres ou éléments qualitatifs communiqués à ce jour ont du mal à coller avec le montant de l’exposition au risque grec.

Selon la Banque des Règlements Internationaux, l’exposition à la Grèce pour l’ensemble des banques se montait fin 2009 à 236 milliards d’euros. Sur ce total, 188,6 milliards sont détenus par des banques européennes. L’exposition des banques françaises est estimée entre 20 et 30 milliards d’euros, sans tenir compte de l’exposition directe de Crédit Agricole, à travers sa filiale Emporiki.

Crédit Agricole a indiqué un risque total de 850 millions d’euros. BNP Paribas et Natixis ont évoqué une « exposition très limitée ». Société Générale indique une « exposition limitée et gérable » – son exposition aux « PIGS » étant chiffrée à 13 milliards d’euros au total. Dexia a, seule, admis un risque significatif, sans le chiffrer. Il s’agit pour l’essentiel de communication au cas par cas (aucun communiqué spécifique sur les pages relations investisseurs des sites Internet des banques mentionnées).

Pour Pierre Flabbée, analyste chez Kepler Research, « ces indications semblent quelque peu contradictoires avec l’exposition de 20 à 30 milliards des banques françaises ».

Les experts d’Exane BNP Paribas l’écrivent d’une autre façon.

« Tout comme pour le subprime, nous savons que quelqu’un a de la dette grecque, mais nous ne savons pas qui. La plupart des banques assurent que leur exposition n’est pas significative, mais peut-on en être sûr ? N’était-il pas trop tentant pour résister à l’envie de gagner quelques points de rendement dans un environnement de faible taux? »

Certains investisseurs parlent d’une époque de « pain béni » pour les banques. Celles-ci peuvent emprunter de l’argent à un taux extrêmement faible auprès des banques centrales et investir cet argent dans des titres rapportant quelques points de pourcentage… en utilisant qui plus est l’effet de levier.

Une occasion en or pour récupérer une partie des pertes subies lors de la crise du subprime et après la faillite de Lehman, et qui explique pour partie les résultats faramineux publiés l’an dernier et qui devraient être encore de très bonne facture au cours du premier semestre 2010. Il reste que certaines banques ont peut-être été plus prudentes que d’autres, d’où l’actuelle volatilité des titres bancaires.

De son côté, Kepler s’est risqué à l’exercice du « test de résistance » (comme pour la crise des subprime), en envisageant une perte de 20% sur une exposition fictive de 5 milliards d’euros à la dette grecque, irlandaise et portugaise. Le courtier aboutit à une perte comprise entre 1% et 6% au niveau de l’actif net par action pour 2011.

« Malgré une amélioration attendue des résultats au 1er trimestre, on peut douter de la capacité de ces publications à recréer une dynamique de prix durable si la plupart des cas la crise de la dette publique persiste en Europe. »

A noter que l’étude fait l’impasse sur l’exposition des compagnies d’assurance. On peut également regretter que la Banque de France ne fasse pas plus son travail de transparence à l’égard des investisseurs et des clients des banques françaises, sachant que ces dernières sont les plus exposées au risque grec.

CAC40: le cash avant tout

Comme on pouvait s’y attendre, les entreprises du CAC 40 ont été lourdement affectées par la crise internationale déclenchée outre Atlantique. Mais si elles affichent des bénéfices nets en baisse (-27% selon Les Echos, -20% selon mes calculs qui excluent les 2 entreprises à exercice décalé que sont Alstom et Pernod Ricard), leur priorité de 2009 a été la préservation du cash et du bilan. Lire la suite