Bilan des publications de résultats du 1er trimestre en Europe

Barclays publie un pointage des résultats trimestriels de 39 sociétés composant l’indice Stoxx 600: sur les 31 sociétés ayant publié un chiffre d’affaires, 10 ont fait mieux que prévu et 11 moins bien. Et bizarrement, la Bourse a dans l’ensemble eu une réaction plutôt positive. Lire la suite

Boissons: Goldman Sachs prévoit 400 milliards de dollars de fusions-acquisitions

Goldman Sachs estime dans une étude datée du 10 avril que l’industrie des boissons (vins, spiritueux et bières incluses) pourrait engager 400 milliards de dollars en fusions-acquisitions d’ici 2020, dont 292 milliards pour les seuls brasseurs. Lire la suite

Danone: Deutsche Bank est d’accord avec Nelson Peltz

Nelson Peltz a du soutien dans sa thèse d’investissement concernant Danone. Deutsche Bank, qui développe tout une méthodologie attachée à la création de valeur (« CROCI », déjà mentionné à de nombreuses reprises sur ce blog), estime elle aussi que le titre du groupe agroalimentaire est attrayant, malgré des ratios de valorisation élevés. Lire la suite

Du whisky pour payer les retraites

Diageo, leader mondial des vins et spiritueux et propriétaire de marques comme Johnnie Walker ou Talisker, va transférer 2,5 millions de barils de vieux whisky (30% du stock) à son fonds de pension, pour combler un déficit de 862 millions de livres sterling, rapporte le Wall Street Journal.

Cette tendance à mettre de côté des actifs physiques plutôt que des titres financiers (actions, obligations, investissements alternatifs) n’est pas isolée. Selon le quotidien, British Airways « épargnerait » des avions, Whitbread, Sainsbury et Marks & Spencer placeraient une partie de leur épargne dans de l’immobilier (hôtels, restaurants, magasins…).

Ces actifs physiques, comme l’or ou la pierre, sont considérés comme de réelles alternatives à des « actifs papier », menacés de dépréciation soit par l’inflation, ou par la déflation (notons qu’en cas de déflation, certains investisseurs reconnaissent qu’ils ne savent pas trop comment se protéger).

L’or, considéré comme valeur refuge ultime (et parée d’un rôle de monnaie de réserve), a largement profité de la crise financière depuis 3 ans et recueille de plus en plus d’argent sous forme d’ETF. Mais certains craignent une déconnexion croissante entre la demande d’or (sous forme de lingots et de titres financiers) et l’offre réellement disponible (environ 2.500 tonnes).

L’immobilier joue également un rôle protecteur en cas d’inflation, ne serait-ce que par le biais de l’indexation des loyers.

Pour le whisky, on peut supposer un effet d’appréciation avec le temps (comme le bon vin), encore faut-il que l’actif soit de qualité et que l’on n’ait pas la tentation de le boire avant…

La menace « émergents »

Les pays émergents sont souvent présentés par les entreprises comme une opportunité, un eldorado à conquérir. Mais ces pays vont aussi devenir des menaces pour ces mêmes entreprises. Les salariés des champions nationaux le savent déjà, puisqu’ils sont mis en concurrence avec les « petites mains » de nombreux pays émergents, en commençant pas la Chine. La Chine, l’Inde, le Brésil… sont aussi la patrie de groupes multinationaux qui représentent de plus en plus une concurrence sérieuse pour les occidentaux. Jusqu’ici, nombreux étaient ceux qui comptaient sur leur « avance technologique » pour se démarquer. C’est de moins en moins vrai.

Partant du constat de cette « menace émergente », la Société Générale publie jeudi une étude sur ce thème. Quels sont les groupes qui sont vraiment en mesure de tirer parti de l’opportunité liée aux marchés émergents. Quels sont ceux qui, au contraire, risquent d’en pâtir ?

La banque publie deux listes de valeurs: celles qui sont affectées, à plus ou moins brève échéance, à la menace des nouveaux acteurs émergents, et celles qui seront en mesure de tirer parti de la croissance des pays émergents. Cette dernière liste de valeurs ne permet pas d’éviter la correction des marchés (SG évoque une surperformance de sa liste, ce qui est vrai en relatif aux indices européens et émergents, mais faux sur le plan de la préservation du capital).

Baptisée « SG European Exposure to Emerging Markets », le panier de valeurs qui profiteront des émergents comprend les sociétés suivantes: Anheuser-Busch Inbev, Beiersdorf, BHP Billiton, BBVA, Carrefour, Diageo, Ericsson, HSBC, Inditex, LVMH, Nestlé, Prudential, Renault, Saipem, Santander, Schneider Electric, Siemens, Standard Chartered, Technip, Unilever, Veolia Environnement, Volkswagen, Xstrata.