Utilities: Exane BNPP Prefers Enel, Enagas, Engie

Exane BNP Paribas has upgraded its rating to Outperform on Enel (TP of €4.8) and Enagas (TP of €28), which add to its O/P rating on Engie (TP €16.1).

Lire la suite

GDF Suez: Exane s’étonne du non-commentaire sur le dividende annuel

Exane BNP Paribas note que les résultats trimestriels annoncés par GDF Suez ont été supérieurs de 1% au consensus, mais s’étonne de l’absence de commentaire sur le dividende annuel, contrairement à l’an dernier. Lire la suite

GDF Suez: marges sous pression au 1er trimestre

Malgré une croissance de l’activité (+2,3% en organique) à 24,56 milliards d’euros sur le premier trimestre, GDF Suez a enregistré une baisse de son résultat brut d’exploitation (-1,2% en organique) à 4,99 milliards d’euros. Cette baisse s’explique par « l’indisponibilité » des centrales nucléaires belges Doel3 et Tihange2 et à la baisse des prix de l’électricité. La baisse de production d’hydrocarbures a également pénalisé l’activité Global Gaz & GNL.

GDF Suez a néanmoins confirmé ses objectifs pour 2013: résultat net récurrent entre 3,1 et 3,5 milliards d’euros, EBITDA entre 13 et 14 milliards d’euros, ratio dette nette sur EBITDA inférieur ou égale à 2,5 et investissements bruts compris entre 7 et 8 milliards d’euros.

La dette nette s’établit à 41,6 milliards d’euros.

Lien vers le communiqué de presse.

Le stock guide, amouse-bouche de l’investisseur en quête d’idées

Pour trouver des idées d’investissement, les « stock guides » (ou « guides de valeurs ») peuvent être un outil intéressant. A la différence du screening classique qui suppose de filtrer un univers de valeurs à partir d’une combinaison souvent exclusive de critères données, le stock guide offre une multitude de portes d’entrée dans le même univers. Lire la suite

L’Europe tacle le marché des crédit carbone

Mauvaise nouvelle pour le secteur des utilities. Le parlement européen a refusé hier une proposition de la Commission européenne réduire la situation de suroffre sur le marché des permis à émettre du dioxyde de carbone, provoquant une chute du cours des crédits carbone. Lire la suite

GDF Suez: encore un courtier un peu plus optimiste

JPMorgan a relevé ce matin son avis sur GDF Suez de « sous-pondérer » (« underweight ») à « neutre », avec un objectif de cours revu de 14 à 15€. Ce n’est pas le premier, preuve que les relations investisseurs du groupe énergétique font le tour des popottes, puisque déjà Morgan Stanley et HSBC ont relevé elles aussi leur reco (Barclays a publié une note le 8 réitérant son avis « equalweight », avec un objectif revu de 15 à 16€). Lire la suite

Utilities: vers un redressement du free cash flow dès 2013 – Morgan Stanley

La génération de flux de trésorerie disponible (« free cash flow » ou FCF) et la rentabilité du capital des utilities européennes sont en train de se redresser dès cette année, affirme Morgan Stanley dans une étude datée du 9 avril. Lire la suite

GDF-Suez: un couple risque-rendement plus équilibré – Morgan Stanley

A la faveur d’une étude publiée sur le secteur des utilities, Morgan Stanley relève son avis sur GDF-Suez à « pondération en ligne » (« equalweight ») et un objectif de cours revu de 15 à 16€. L’argumentaire de la banque est le suivant: le couple risque-rendement du titre est plus équilibre, les ratios de valorisation sont plus en ligne avec leur moyenne historique et les attentes du consensus semblent plus raisonnables. Lire la suite

GDF Suez: la Bourse sous-estime les leviers de croissance, surestime les risques-HSBC

[cleeng_content id= »422538504″ description= »Plus d\’analyses à suivre » price= »0.19″ t= »article » referral= »0.05″]HSBC a relevé son opinion sur GDF Suez de « sous-pondérer » à « surpondérer », assorti d’un objectif de cours de 18€. Le portefeuille de projets à l’international porté par le groupe au Brésil, en Asie et au Moyen-Orient ainsi que les activités LNG présentent un potentiel de création de valeur mal apprécié par la Bourse, qui se focalise plus sur les difficultés actuelles (chute des prix de l’énergie en Europe, risques politiques, cessions d’activités à perte). Lire la suite

Goldman Sachs croit toujours à une fusion Veolia-Suez Environnement

[cleeng_content id= »115408597″ description= »Plus d\’analyses à suivre » price= »0.19″ t= »article » referral= »0.05″]Une fusion entre Veolia Environnement (dégradé à « neutre » aujourd’hui, objectif 11,3€) et Suez Environnement reste un scénario crédible pour les analystes de Goldman Sachs, et ces derniers estiment à au moins 600 millions d’euros les synergies d’une fusion par échange d’actions. Lire la suite

GDF-Suez: CM-CIC pense que le dividende est « pérenne »

La transformation du modèle de GDF-Suez – exposition croissante aux marchés émergents, restructurations en Europe, déconsolidation partielle de Suez Environnement – prendra un temps et ne se traduire de manière visible dans le périmètre du groupe qu’en 2015. Cela ne devrait toutefois pas remettre en cause le versement du dividende, annoncé ce matin par le groupe, estime CM-CIC Securities. Lire la suite

GDF Suez: chute du bénéfice 2012, confirme son dividende

GDF Suez a enregistré une chute de 69% de son résultat net 2012 à 1,55 milliard d’euros, en raison de 2 milliards d’euros de dépréciations d’actifs. Le chiffre d’affaires a progressé de 7% à 97,04 milliards d’euros (+5,8% en organique). L’excédent brut d’exploitation atteint 17,03 milliards d’euros, en hausse de 3% (+3,6% en organique). Le résultat opérationnel s’établit à 7,13 milliards d’euros contre 9,68 milliards en 2011. Le groupe prévoit de verser un dividende de 1,50€/action.

Pour 2013, GDF Suez table sur un résultat net recurrent entre 3,1 et 3,5 milliards d’euros (contre 3,8 milliards d’euros en 2012), sur la base d’un EBITDA entre 13 et 14 milliards d’euros (après prise en compte de la mise en équivalence de Suez Environnement).

En 2014, le résultat net récurrent devrait se situer dans la même fourchette qu’en 2013. Lire la suite

Quoi, mon goodwill ? Qu’est-ce qu’il a mon goodwill ?

Crédit Agricole, ArcelorMittal, Peugeot. Suite aux demandes de l’European Securities and Markets Authority (ESMA) et de l’AMF en France, un certain nombre de groupes cotés ont annoncé de lourdes dépréciations d’actifs (dont font partie les goodwills, encore appelés « survaleurs » ou « écarts d’acquisition »). Un effort de transparence salutaire. Mais il y a encore beaucoup de progrès à faire. Lire la suite

SBF120: ratios boursiers (P/E, P/B, EV/EBITDA, FCF Yield)

La valorisation des sociétés membres du SBF120, en quelques ratios. Pour aller plus loin, je vous renvoie vers cet outil, que j’ai développé.

Source: Factset, weeko

Source: Factset, weeko

Lire la suite

Quels sont les titres à gros béta ?

Source: Factset, calculs weeko

Source: données Factset, calculs weeko

Un investisseur qui souhaiterait théoriquement surperformer le marché devrait en toute logique privilégier les titres à béta élevé… Le graphique ci-dessus produit le béta de chaque titre composant le SBF 120. Le béta est calculé sur un historique de données hebdomadaires au cours des 2 dernières années (on a pris en réalité 101 données par série, certains titres n’ayant pas encore 2 ans complets de cotation (cas d’Aperam par exemple).

Rendement total du SBF 120: performance par titre

Source: Factset, weeko

Source: Factset, weeko

Les performances affichées intègrent les dividendes réinvestis. Lire la suite

Profil financier du CAC 40

Profil Financier CAC40
h/t Agefi.

Lien vers un article du quotidien financier, évoquant le faible niveau de valorisation de l’indice (1x les fonds propres), et où ce document est cité.

 

Revue des marchés

Performance hebdomadaire au 10 février 2012

Lire la suite

Publications de chiffre d’affaires/résultats – 9 février 2012

Akka TechnologiesChiffre d’affaires 2011

AST Groupe: Chiffre d’affaires 2011

Casino: communiqué sur la stratégie de Mercialys

Dassault SystèmesRésultats 2011

GDF SuezRésultats 2011 (comptes annuels)

Hermès: Chiffre d’affaires 2011

Legrand: Résultats 2011 (comptes annuels)

Maisons France Confort: Chiffre d’affaires 2011

Mercialys: Résultats 2011

PublicisRésultats 2011

Rubis: Chiffre d’affaires 2011

Sabeton: Chiffre d’affaires 2011

Store Electronics Systems: Chiffre d’affaires 2011

Systran: Résultats 2011

GDF Suez : sale temps pour faire des prévisions

L’hiver rigoureux est à n’en pas douter un temps idéal pour vendre de l’énergie, mais pas pour faire preuve d’excès de prudence dans ses prévisions financières. GDF Suez l’a appris à ses dépens lors de l’annonce de ses résultats annuels : son cours de Bourse a perdu jusqu’à 6,3% en séance jeudi, avant de clôturer sur un repli de 4,8% à 20,295 euros. Lire la suite

Revue des marchés

Performance hebdomadaire au 3 février 2012

Lire la suite

CAC 40: Prévisions de résultat net (2011-13)

Voici un tableau des anticipations de bénéfice net publié par les entreprises constituant le CAC 40, sur la base du consensus établi par IBES. Lire la suite

GDF Suez: l’heure du « re-rating » est arrivée – Exane

Exane BNP Paribas a relevé son avis sur GDF Suez de « neutre » à « surperformance », avec un objectif de cours revu de 24 à 27 euros. « Les risques politiques sont en voie d’amélioration, les prix du gaz sont susceptibles de remonter durant l’hiver et la situation financière du groupe demeure solide », explique Benjamin Leyre, analyste en charge du suivi des utilities. Lire la suite

2012: encore une année de trading pour le crédit-BAML

Barnaby Martin, chez Bank of America Merrill Lynch, escompte un rally de début d’année sur le crédit. Mais dans son ensemble, l’année 2012 risque fort d’être aussi volatile que l’a été 2011, d’où une grande sélectivité dans les secteurs et la prise en compte permanente du risque souverain.  Lire la suite

Quand EDF défend mordicus le nucléaire… tout en préparant son avenir dans le gaz

Henri Proglio, le patron d’EDF, défend mordicus l’industrie du nucléaire – logique, c’est la raison d’être de cette entreprise publique, son ADN. Mais tout en montant au créneau, l’électricien prépare son avenir en négociant tout aussi âprement sa place au sein du groupe italien Edison, qui doit lui assurer un avenir dans le gaz. Lire la suite

Disciple de Graham (6): Pierre Nebout (LCF E. de Rothschild)

Pierre Nebout fait partie des rares gérants qui ont, de mon point de vue, une vraie démarche d’investisseur sur le long terme, et qui s’inscrivent de ce fait dans les pas de Benjamin Graham. Lire la suite

EDF: hausse tarifaire salvatrice

Henri Proglio a-t-il enfin trouvé la bonne combinaison pour EDF ? L’annonce d’une nouvelle hausse des tarifs de l’électricité est en tout cas pain béni pour l’électricien. Dans une note publiée hier, les analystes de Société Générale souligne que chaque hausse de 1% du prix de l’électricité rapporte 217 millions d’euros d’excédent brut d’exploitation (« EBITDA ») additionnel. Dans le cas d’espèce, EDF empochera 950 millions d’euros. Une aide substantielle et bienvenue pour permettre au groupe d’atteindre ses objectifs financiers cette année.

Dans une note datée du 3 août, Raymond James Euro Equities estime que « la hausse des tarifs régulés en août 2010 dont le rythme devrait s’accélérer en 2011 (…) est favorable à l’ARPU d’EDF et ainsi à sa croissance de résultat. Cette tendance contraste avec les utilities dérégulées (RWE, E.ON, GDF Suez)… »

Pour Oddo Securities, cette évolution tarifaire permet de valider un scénario de convergence du prix de la génération de base de 2 euros par mégawatt/heure par an, pour atteindre 45 euros par mégawatt/heure, contre 37 euros actuellement. Or le cours actuel d’EDF en Bourse « ne valorise même pas une convergence de la génération de base vers 40 euros. »

La nouvelle de cette hausse tarifaire est suffisamment importante pour que CA Cheuvreux ait décidé de repasser à l’achat sur le titre, lui permettant de signer l’une des plus fortes hausses de la séance (+5,5% contre +0,4% pour le CAC). Selon le courtier, EDF bénéficie à la fois d’améliorations fondamentales (notamment une hausse du taux d’utilisation du parc nucléaire en juin après un début d’année décevant) et d’une sous-performance par rapport au reste du secteur des utilities.

Le désintérêt des investisseurs à l’égard de l’électricien s’expliquait en grande partie par l’impression d’une incapacité du groupe de tirer proprement parti de sa situation de monopole sur le marché français de l’électricité et par de sérieuses interrogations sur la stratégie de développement à l’international. Les dernières grosses opérations de croissance externe (actifs nucléaires aux Etats-Unis et au Royaume-Uni) ont en outre été réalisées dans des conditions financières peu avantageuses et ont fait exploser l’endettement du groupe. Or ce n’est pas le seul « passif » que doit gérer EDF.

Le groupe a peut-être entendu ces craintes en engageant la cession de ses réseaux de distribution au Royaume-Uni pour 6,9 milliards d’euros. Il s’attaque enfin au problème d’un endettement financier excessif (44,1 milliards d’euros au 30 juin, pour un free-cash flow annuel estimé pour 2010 à 5,2 milliards d’euros).

Certains courtiers font encore preuve de scepticisme – c’est le cas d’Exane BNP Paribas (avis neutre, objectif de 35 euros), mais la plupart conservent une opinion positive. UBS note que « le management prend des mesures » et tire parti de nouvelles « exogènes » (pas de taxe sur les activités nucléaires, avancées de la loi NOME, pas de subvention à apporter à Areva). Oddo a un avis accumuler et un objectif de cours de 43 euros. UBS a un avis achat et un objectif de 50 Euros. SG vise 55 euros à 12 mois (« achat »). Natixis Securities a un objectif de 47 euros (« acheter »).

EDF délaissé

Malgré les craintes de rechute de l’activité économique mondiale, les « utilities » n’ont plus la cote. Au sein de cette catégorie d’actions supposées « défensives », EDF est délaissé: le titre perd près de 27% depuis le début de l’année. Son cours affiche un plus bas de 1 an et se retrouve à nouveau sous son cours d’introduction en Bourse. Pour mémoire, le plus bas historique est de 27,31 euros (le 13 mars 2009).

Etonnamment, l’annonce d’un projet de cession de EDF Energy au Royaume-Uni (valorisé entre 4 et 5 milliards d’euros) ou les fuites sur un programme de réduction des coûts, ne font guère bouger le titre. Pourtant, une cession ou la recherche de gains de productivité semblent logiques pour un groupe qui supporte une dette colossale (130%). Cela reste vrai, même si EDF est assis sur une rente de situation – en l’occurrence un parc nucléaire financé par l’impôt auquel s’ajoute l’absence de réelle concurrence sur le marché domestique (on peut lire pour s’en convaincre l’ouvrage de Pascal Perri, « EDF, les dessous d’un scandale », JC Lattès, 2010).

Il faut dire que les dernières semaines ont été marquées par une succession de commentaires plutôt négatifs sur le titre. La semaine écoulée a été particulièrement chargée. Mercredi, CA Cheuvreux a publié une étude justifiant une baisse de son objectif de cours de 41 à 37 euros (avis « sous-performance »). Jeudi, Exane BNP Paribas a revu son avis de « surperformance » à « neutre », avec un objectif de cours de 35 euros. Fin mai, Société Générale (achat, objectif 55 euros) titrait une étude : « N’achetez pas le titre si vous pensez que… ». L’étude comprenait 6 arguments volontairement pessimistes (parmi lesquels de nombreuses questions sur l’évolution du prix de l’électricité, l’utilisation des centrales ou l’avenir du nucléaire en Europe). Malgré son ton ironique, le scepticisme des investisseurs à l’égard d’EDF reste grand.

Globalement, ces courtiers pointent toujours les mêmes facteurs de risque pour EDF : incapacité à augmenter ses tarifs en France, lesquels sont pilotés par le gouvernement avec l’assentiment de Bruxelles ; doutes sur la capacité du groupe de redresser rapidement le taux d’utilisation de ses centrales (résultat d’années de sous-investissement selon certains) ; incertitudes sur le savoir-faire du groupe en matière de fusions-acquisitions (les dépenses folles d’EDF aux Etats-Unis et au Royaume-Uni doivent faire leur preuve ; et historiquement, le parcours d’EDF en matière d’acquisitions s’est révélé particulièrement douloureux au début des années 2000).

On peut même se demander si les projets d’expansion d’EDF en Europe ou aux Etats-Unis n’ont pas été décidés au mauvais moment. La priorité d’EDF est aujourd’hui de gagner en efficacité en France, avant de penser à se déployer à l’international. En outre, le marché et les comportements des usagers changent. Les consommateurs, conscients du renchérissement du prix de l’énergie, cherchent soit à produire leur propre énergie, soit à réaliser des économies d’énergie. L’argument d’EDF (le nucléaire rend l’énergie moins cher) est fallacieux, comme l’explique Pascal Perri, car la facture électrique est déterminée par le coût marginal de production (pour répondre à la hausse de la demande d’électricité à un instant t, c’est la dernière unité de production mise en œuvre qui fixe le prix de l’électricité, or cette dernière unité est souvent autre que nucléaire). Ce coût marginal est, en période de pointe notamment, déterminé par des sources fossiles (fioul, gaz et charbon), onéreuses, et non par des sources moins coûteuses, comme le nucléaire ou l’hydroélectrique.

EDF est « sauvé » par sa position de rentier et par les distorsions des règles de la concurrence. Les clients (particuliers) peuvent certes quitter EDF pour aller vers d’autres fournisseurs alternatifs, mais ils ne peuvent pas venir. S’il n’y a que peu de barrières à l’entrée pour les fournisseurs sur le marché français de l’électricité, il y a en revanche de vraies barrières à la sortie pour les clients.

Le problème d’EDF est de savoir comment générer plus de cash face à des dépenses d’investissement qui ne sont pas prêtes de diminuer. L’expansion du périmètre du groupe ne fait qu’amplifier ce problème. EDF doit aussi financer le démantèlement de ses centrales et les retraites de ses salariés. La seule solution pour assurer l’avenir de son parc consiste surtout à augmenter les prix. C’est bien le catalyseur le plus puissant pour une revalorisation en Bourse de l’électricien à court terme. Dans ce contexte, les investisseurs n’ayant pas de visibilité sur la capacité d’EDF à maîtriser une donnée aussi essentielle que ses prix de vente vont voir ailleurs.

Ajoutons que, sur la base du P/E 2010, EDF se traite avec une importante prime de valorisation par rapport à ses comparables en Europe (E.ON, EDP, Endesa, ENEL, Fortum, Gas Natural, GDF Suez, Iberdrola, RWE, Verbund), sans rapport avec la rentabilité des fonds propres dégagée par le groupe (11,1% attendus en 2010 contre 14,7% pour la médiane sectorielle, selon Natixis Securities).

Utilities : la fin des mauvaises nouvelles ?

Le secteur des utilities est actuellement l’un des secteurs défensifs les moins bien valorisés par le marché. Cette faible valorisation relative (graphique) a une explication. Après une vive hausse des résultats en 2008, les perspectives du secteur ont été ternies par la chute de la demande, des prix de l’énergie et la nécessité pour de nombreuses entreprises de préserver leur situation financière (gestion du besoin en fonds de roulement, baisse des investissements et cessions d’actifs rentables dans certains cas).

DJ Stoxx: PER 2010 des secteurs

DJ Stoxx: PER 2010 des secteurs (source: Citigroup)

Pourtant, selon les analystes de Citigroup, cette désaffection à l’égard des utilities serait bientôt terminée. « Le cycle de dégradation du secteur touche à sa fin », écrivent-ils dans une note qui tente de tirer les enseignements des publications de résultats 2009.

« Les demandes de gaz et d’électricité – qui ont chuté de 10-12% et de 6-7% en Europe respectivement – semblent rebondir même si à un rythme plus mesuré. La reprise de la demande devrait tirer les résultats du secteur, tout comme la remontée du prix des matières premières », relève Citigroup.

Le marché prévoit cependant une croissance très modérée des résultats, après la forte accélération de 2008. L’excédent brut d’exploitation du secteur, après un bond de 15,5% en 2008, n’a progressé que de 5,8% en 2009. En 2010, la progression est attendue à 4,4%, puis 5,5% en 2011 et 2012, selon le consensus. Cette progression modérée serait similaire à celle d’autres secteurs défensifs comme la santé ou la consommation durable.

Mais à l’inverse d’autres secteurs, les utilities présentent une très faible volatilité de leurs résultats, tandis que le rendement des dividendes se situe parmi les plus élevés du marché, après les télécommunications.

CAC40: le cash avant tout

Comme on pouvait s’y attendre, les entreprises du CAC 40 ont été lourdement affectées par la crise internationale déclenchée outre Atlantique. Mais si elles affichent des bénéfices nets en baisse (-27% selon Les Echos, -20% selon mes calculs qui excluent les 2 entreprises à exercice décalé que sont Alstom et Pernod Ricard), leur priorité de 2009 a été la préservation du cash et du bilan. Lire la suite