Essilor correctement valorisé, Natixis passe à « neutre »

Natixis abaisse son avis sur Essilor de « achat » à « neutre », avec un objectif de cours inchangé de 90€, estimant que le titre est correctement valorisé et qu’une croissance moins forte qu’attendue au 1er trimestre pourrait provoquer des prises de bénéfices. Lire la suite

Essilor: un modèle « résilient » qui plaît à la Bourse

Essilor a publié ce matin des résultats annuels en ligne avec les attentes du marché. Mais les commentaires des dirigeants sur les perspectives du leader mondial du verre ophtalmique profitent au cours de Bourse, qui affiche la plus forte hausse à la Bourse de Paris à la mi-journée. Lire la suite

Essilor: croissance et stabilité des marges en 2012

Essilor annonce une hausse de 16% de son résultat net annuel à 584 millions d’euros (2,80€/action), grâce à la croissance soutenue de l’activité. Le chiffre d’affaires a progressé de 19% à 4,99 milliards d’euros (+5,2% en organique). La contribution de l’activité atteint 894 millions d’euros (+20%), et représente 17,9% des ventes. Le résultat opérationnel ressort en hausse de 22% à 831,7 millions d’euros. Le groupe prévoit de verser un dividende de 0,88€/action. Pour 2013, Essilor table sur une poursuite de la croissance des ventes et de l’amélioration de sa rentabilité, sans donner d’indication chiffrée. Lire la suite

SBF120: ratios boursiers (P/E, P/B, EV/EBITDA, FCF Yield)

La valorisation des sociétés membres du SBF120, en quelques ratios. Pour aller plus loin, je vous renvoie vers cet outil, que j’ai développé.

Source: Factset, weeko

Source: Factset, weeko

Lire la suite

Quels sont les titres à gros béta ?

Source: Factset, calculs weeko

Source: données Factset, calculs weeko

Un investisseur qui souhaiterait théoriquement surperformer le marché devrait en toute logique privilégier les titres à béta élevé… Le graphique ci-dessus produit le béta de chaque titre composant le SBF 120. Le béta est calculé sur un historique de données hebdomadaires au cours des 2 dernières années (on a pris en réalité 101 données par série, certains titres n’ayant pas encore 2 ans complets de cotation (cas d’Aperam par exemple).

Rendement total du SBF 120: performance par titre

Source: Factset, weeko

Source: Factset, weeko

Les performances affichées intègrent les dividendes réinvestis. Lire la suite

France: préférer les actions aux obligations – Citi

2013 sera-t-elle la fin de l’exception française ? Selon une étude de la banque américaine Citi, la détérioration de la situation économique devrait se poursuivre (contraction de 0,2% du PIB réel l’an prochain). Elle pourrait bien peser sur la performances des obligations du Trésor (l’une des meilleures performances en Europe depuis 2009). Pour Citi, le pays s’expose en effet au risque de dégradation de ses perspectives, voire de sa note de crédit. Dans le même temps, le déséquilibre entre offre et de demande (moins de flux acheteurs, des émissions nettes estimées à 170 milliards d’euros) pourrait bien peser sur la performance des OAT l’an prochain. A contrario, les actions françaises devraient enregistrer une progression de 10% (après +5,8% YTD). Toutefois, la banque conseille une sélection de titres qui privilégie les histoires de croissance exposées à la demande internationale. Les actions françaises, oui. Les OAT, non… Lire la suite

« Champions du monde »: un thème toujours attrayant – Citi

Le thème des « champions du monde » développé par Citi (et quelques autres brokers, mais sous des noms différents et via des méthodologies plus ou moins complexes) reste d’actualité: le rythme de croissance de l’économie mondiale demeure faible (2,5% en 2012 et 2013 selon les économistes de JPMorgan), la divergence entre pays émergents et pays développés est marquée, tout comme la situation bilantielle des agents économiques. Autant d’éléments qui rendent toujours attrayant la recherche d’entreprises de qualité capables d’afficher une croissance bénéficiaire durablement supérieure à celle de l’économie. Lire la suite

Profil financier du CAC 40

Profil Financier CAC40
h/t Agefi.

Lien vers un article du quotidien financier, évoquant le faible niveau de valorisation de l’indice (1x les fonds propres), et où ce document est cité.

 

Publications de chiffre d’affaires/résultats – 1er mars 2012

Areva: Résultats 2011

CegidRésultats 2011

CGGVeritas: Résultats 2011

Devoteam: Résultats 2011

Essilor: Résultats 2011

Havas: Résultats 2011

IpsosRésultats 2011

Peugeot: Alliance stratégique mondiale avec General Motors

Veolia Environnement: Résultats 2011

Vivendi: Résultats 2011

CAC 40: Prévisions de résultat net (2011-13)

Voici un tableau des anticipations de bénéfice net publié par les entreprises constituant le CAC 40, sur la base du consensus établi par IBES. Lire la suite

Disciple de Graham (6): Pierre Nebout (LCF E. de Rothschild)

Pierre Nebout fait partie des rares gérants qui ont, de mon point de vue, une vraie démarche d’investisseur sur le long terme, et qui s’inscrivent de ce fait dans les pas de Benjamin Graham. Lire la suite

Essilor n’a plus de potentiel de hausse, affirme Exane

Exane BNP Paribas a déclassé Essilor de « neutre » à « sous-performance », avec un objectif de cours revu de 49 à 48 euros. Le courtier estime dans une étude parue vendredi qu’il existe d’autres titres offrant un potentiel de hausse plus attrayant pour profiter de la croissance des marchés émergents, notamment.

Après un assez bon premier semestre, le groupe ne dispose plus de potentiel d’amélioration de ses marges en 2010, tandis que 2011 devrait voir une hausse de 40 points de base (en ligne avec le consensus), précise Exane. A 14,5 fois le résultat opérationnel prévu en 2011, le titre se traite sur un multiple de valorisation plutôt élevé, en ligne avec sa moyenne historique.

Désendettement des Etats et stratégie d’investissement

Le désendettement des Etats va être l’un des thèmes majeurs au cours des prochaines années. Exane BNP Paribas expose sa stratégie d’investissement (en actions) pour s’adapter à cet environnement dans une étude publiée jeudi. Les principales points de l’étude sont les suivants:

  • Acheter des titres offrant un rendement du dividende conséquent et relativement sûr (quelques idées avancées par le broker dans une liste de 11 noms: Vivendi, Vodafone, Deutsche Post).
  • Acheter des titres offrant un potentiel de hausse du dividende (quelques noms cités: AstraZeneca, Heineken, Carrefour, Sanofi-Aventis, SAP, Reed Elsevier).
  • Rechercher les champions de la croissance des résultats, quel que soit l’environnement (Adidas, LVMH, Standard Chartered, Autonomy, SES sont évoqués).
  • Vendre les valeurs très sensibles au cycle économique (Next, Panalpina, Rolls Royce, SKF et UPM font partie de cette catégorie selon Exane).
  • Vendre les sociétés exposées aux dépenses gouvernementales (BAE Systems, Crégit Agricole, Finmeccanica, RBS, Smith & Nephew, Synthes sont cités parmi d’autres).

Essilor à sa juste valeur

Pour Exane BNP Paribas, le spécialiste des verres ophtalmiques Essilor International est désormais très bien valorisé. Le titre capitalise 16 fois le résultat d’exploitation estimé pour 2010, contre une moyenne historique de 14. Après une progression de 54% de son cours de Bourse en un an, Essilor offre aujourd’hui un potentiel de hausse limité, selon le courtier, qui valorise l’action à 48 euros (elle a clôturé vendredi 9 à 47,5 euros).

Ce cours de 48 euros intègre les prévisions suivantes: le retour à une croissance organique des ventes de 5%-6% à partir de 2011-2012, et une nouvelle phase d’amélioration de la marge opérationnelle, qui passerait de 18,3% en 2010 à 19,5% à partir de 2015. Le coût du capital est évalué à 8% et la croissance à l’infini, à 2,5%.

Exane estime qu’il y a plus de potentiel dans un titre comme Luxottica, positionné en aval de la chaîne de valeur de l’optique, et bénéficiant d’une activité plus cyclique, donc plus sensible à la reprise économique qu’Essilor. Les révisions en hausse de bénéfice par action attendues pour Luxottica devraient donc être plus amples que pour celles d’Essilor.

Sur la base de ces éléments, Exane a décidé lundi d’abaisser sa recommandation sur le titre de « surperformance » à « neutre ». L’action Essilor a glissé de 2,5% pour clôturer à 46,315 euros.

Sperian: offre inamicale

Le projet d’offre publique d’achat à 70 euros par action faite par le fonds d’investissement Cinven aux actionnaires de Sperian Protection n’est pas « amical » pour tout le monde. Pour les actionnaires historiques (la famille Dalloz, Essilor), il permet de reclasser à bon compte leur participation (15% et 13,2% du capital respectivement) dans une société holding et d’attendre patiemment que les résultats se redressent, hors de la Bourse (si retrait de la cote il y a).

Pour Cinven, c’est l’occasion de s’offrir à moins d’une fois la valeur des fonds propres le leader mondial des équipements de protection individuelle, en déboursant au maximum 540 millions d’euros, et de tirer parti du redressement des résultats, qui ne manquera pas d’intervenir dès 2010, comme promis par le groupe.

Pour les minoritaires, l’offre est bien moins amicale. La « prime » de valorisation – telle qu’affichée dans la présentation du projet de rachat – doit être relativisée car elle se fonde sur les résultats passés du groupe, qui ont été déprimés par la crise. Elle est donc artificiellement inflatée. Une approche plus juste à l’égard des minoritaires eut consisté à prendre en considération le potentiel de redressement des résultats. Il suffisait pour cela de regarder le consensus (tableau) et de voir que sur la seule base des fonds propres, Cinven aurait pu facilement monter son offre vers 80 euros.

Cinven vient donc jouer les trouble-fête, mais qui, en dehors des minoritaires, l’en blâmerait? Le loyer de l’argent est extrêmement bas. Même si dans un premier temps, l’opération est financée uniquement avec du capital (ce qui relève le niveau de rentabilité attendu), rien n’empêchera la holding de contrôle de s’endetter pour retrouver l’effet de levier de la dette et démultiplier le retour sur investissement. Enfin le contexte de reprise économique, lente en Europe, mais plus rapide aux Etats-Unis ou dans les pays émergents, offre à terme un puissant levier de redressement des résultats de Sperian.

Cette offre de rachat rappelle étrangement l’année 2004. Plusieurs sociétés de taille moyenne – citons GrandVision par exemple – avaient fait l’objet d’offres de rachat à bon compte par des fonds d’investissement. A chaque fois, ces investisseurs mettaient la main sur des actifs de qualité, tirant parti de la lassitude de dirigeants face à une Bourse pas toujours à même de les écouter, et avaient la possibilité de réaliser de jolies culbutes financières. L’histoire semble se répéter.

CAC40: le cash avant tout

Comme on pouvait s’y attendre, les entreprises du CAC 40 ont été lourdement affectées par la crise internationale déclenchée outre Atlantique. Mais si elles affichent des bénéfices nets en baisse (-27% selon Les Echos, -20% selon mes calculs qui excluent les 2 entreprises à exercice décalé que sont Alstom et Pernod Ricard), leur priorité de 2009 a été la préservation du cash et du bilan. Lire la suite