What stocks hedge funds own the most

Goldman Sachs regularly updates a list of the most owned stocks by hedge funds. Apple, Actavis (involved in M&A deal), Facebook, AIG, Allergan are the top 5… The 45 other names are just a click away…

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Quel bilan les analystes tirent-ils du Mobile World Congress de Barcelone

Malgré un environnement économique peu porteur en zone euro et l’absence d’Apple (une tradition), les analystes ont apparemment ressenti une bonne ambiance au Mobile World Congress, qui s’est déroulé la semaine dernière à Barcelone. Lire la suite

Microsoft tire un trait sur aQuantive

Microsoft a annoncé hier soir une provision de 6,2 milliards de dollars pour acter l’inefficacité de sa stratégie de développement sur Internet, et son incapacité à rivaliser sérieusement avec Google. La nouvelle vient à un mauvais moment pour Steve Ballmer, patron du géant de Seattle, dont les choix stratégiques sont contestés par un grand nombre d’investisseurs. Lire la suite

Facebook: le point de vue d’un investisseur value

Sans surprise, un investisseur value aura du mal à justifier la valorisation de Facebook pour son introduction en Bourse. Voici les arguments de Vitaliy Katsenelson, auteur de l’excellent ouvrage Active Value Investing (Wiley, 2007). Lire la suite

Facebook: les bonnes questions à se poser… et quelques éléments de réponse

Demain, c’est le jour de l’introduction en Bourse de Facebook. Avec elle, une tornade médiatique est en train de monter en puissance. Quelques brokers l’accompagnent, comme ETX Capital, en annonçant qu’il sera possible de traiter les actions Facebook avant la mise en Bourse officielle (savoir comment cela est possible reste un mystère). Mais plutôt que de participer à l’excitation générale, Barry Ritholtz (Big Picture) a répondu à quelques questions du Washington Post sur cette IPO (la plus grosse levée de fonds d’une société Internet). Une session de Questions-Réponses qui permet de prendre un peu de recul. En voici une version en français… Lire la suite

PagesJaunes toujours plus bas

La chute boursière de PagesJaunes a pris des proportions inédites depuis cet été. Un plongeon qui comprend sans doute beaucoup d’irrationalité, mais aussi un ensemble de questions sur l’avenir même de l’éditeur d’annuaires – jusqu’ici sans réponse convaincante.  Lire la suite

100 milliards pour Facebook? Si peu

Facebook irait en Bourse courant avril-juin 2012, nous annonce le Wall Street Journal, pour une levée de fonds de 10 milliards de dollars lui assurant une valorisation boursière de 100 milliards (la société n’a pas souhaité commenter). Question: si l’opération se fait effectivement en ces termes, le parcours boursier ressemblera-t-il à celui de LinkedIn ou à celui de Groupon? Réponse: cela dépendra sans doute de la capacité de Mark Zuckerberg à convaincre les investisseurs qu’il a bien un business model capable de faire gagner de l’argent durablement et de manière rentable à son entreprise. Lire la suite

Facebook a trop d’amis ?

Goldman Sachs n’abrite pas que des gens supposés brillants dans le domaine de la finance, mais a aussi quelques « rois » du marketing qui ont appliqué à la lettre les règles de base de cette discipline: susciter le « buzz » sur un produit connu, tout en créant une situation de rareté qui provoque un afflux de demande. Lire la suite

Les Bourses de sociétés non cotées attirent l’attention des investisseurs… et des régulateurs

Les articles de presse se sont multipliés ces derniers jours sur la valorisation de quelques sociétés qui pourraient bientôt devenir des stars de la Bourse américaine – Facebook, Twitter ou encore Groupon. Lire la suite

Microsoft cartonne

Avec l’annonce de résultats annuels record en valeur absolue, Microsoft dispose enfin d’un levier justifiant de combler son retard sur le NASDAQ, la Bourse américaine des valeurs de croissance. Depuis le début de l’année, le cours du géant de Redmond affiche une baisse de 15,2% contre un repli de 1,7% pour l’indice boursier.

Grâce à son exercice décalé, le premier éditeur mondial de logiciels informatiques a bénéficié du meilleur des années 2009 et 2010: une période au cours de laquelle les entreprises commençaient à bénéficier de résultats en amélioration grâce aux réduction de coûts, et les effets sur l’économie des plans de relance annoncés partout dans le monde.

Le groupe a dégagé un flux de trésorerie disponible de 22 milliards de dollars, permettant de financer le dividende (4,6 milliards) et des rachats d’actions toujours confortables (8,9 milliards nets). Comme le note un analyste, le groupe bénéficie à la fois d’une vague de renouvellement des parcs de PC et de serveurs dans les entreprises, et de la sortie des nouvelles versions de ses logiciels (Windows 7 et Office 2010), qui semblent bien acceptés par les clients. Ce mouvement ne semble pas près de se terminer.

Les investisseurs ont peut-être encore certains doutes sur la vigueur de la reprise économique mondiale. Mais les publications de résultats des entreprises sont plutôt bien orientées, et devraient conforter la prévision d’une croissance soutenue des investissements informatiques cette année (+7,8% selon la prévision du cabinet d’études Forrester Research).

Ces perspectives ne sont toujours pas prises en compte par le marché. Le consensus des analystes prévoit pour 2011 un bénéfice par action publié de 2,319 dollars, selon IBES. Au cours de 25,84 dollars, l’action Microsoft vaut donc 11,1 fois le résultat attendu durant l’exercice en cours, contre un P/E médian de 24,4 entre les exercices fiscaux 1998 et 2010.

Le marché peut cependant se demander pourquoi Microsoft ne profite pas de résultats record pour améliorer son dividende, surtout lorsque l’on sait que le groupe a accumulé une trésorerie de près de 37 milliards de dollars. Certains se souviendront qu’en 2005, l’entreprise avait versé un dividende de 36 milliards à ses actionnaires.

A moins d’un projet de croissance externe significatif, et compte tenu d’un bilan extrêmement solide (les fonds propres représentent 54% du bilan), Microsoft se contente pour l’instant d’assurer la croissance de ses franchises Windows et Office. La question à plus long terme est le rôle que le groupe entend jouer sur Internet, dans les moteurs de recherche et la publicité en ligne face à Google ou dans l’Internet mobile face à Apple et à d’autres éditeurs.

Mais il s’agit là de problématiques de long terme. Les positions concurrentielles de Microsoft semblent encore loin d’être remises en question. Le marché pourrait au moins tenir compte de ces éléments en conférant au géant de Redmond une valorisation boursière un peu plus généreuse.

Google dérape

Voilà, c’est fait. Google a publié des résultats du deuxième trimestre en-deçà des attentes (6,45$ par action, hors compensation en actions, soit 7 cents en-dessous des attentes des analystes). Réaction du marché à chaud (« after-hours »): -4%. Le titre du géant de l’Internet risque de peser sur la séance boursière de vendredi.

Est-ce pour autant une catastrophe ? Les revenus ont progressé de 23% sur le trimestre et le profit opérationnel de 26% (données GAAP). Ceux qui s’inquiètent de lendemains qui déchantent devraient regarder le bilan de Google: 30 milliards de cash, 40,6 milliards de fonds propres pour un total de bilan se montant à 48 milliards de dollars au 30 juin.

Grossièrement, si l’on annualise le profit du trimestre (6,45 * 4) et que l’on retraite le cours de la trésorerie disponible (93 dollars par action pour un dernier cours coté de 494,02 dollars=401,02 dollars), l’action Google vaut 15,5 fois le bénéfice dégagé par l’entreprise. Un niveau que certains investisseurs ne jugeront pas excessif au regard des perspectives de croissance, non démentie au cours du trimestre écoulé et depuis l’introduction en Bourse de la société.

Contrairement à Apple qui doit sans cesse renouveler son offre de produits, opération qui n’est pas sans risque, Google bénéficie d’une quasi-rente de situation, avec une technologie incontournable pour les annonceurs et les producteurs de contenus, et se laisse porter par le développement d’Internet, lequel bénéficie d’une multiplication des supports de diffusion (PC, portable, mobile, tablettes…) et des marchés géographiques.

Avec son bilan, les marges dégagées par son activité et ses parts de marché, Google a de sérieux arguments à faire valoir. Ces atouts structurels devraient placer au second plan l’annonce de résultats trimestriels en-deçà des attentes.

Microsoft attend sa mise à jour

Le yo-yo boursier de Microsoft dure depuis plus de 10 ans. En l’absence de changement de son modèle d’affaire, qui reste à trouver, Microsoft est condamné à gérer une forme de statu quo avec les autres acteurs de l’industrie informatique.

Depuis 2003, le titre Microsoft fluctue entre 20 et 30 dollars (hors périodes d’excès comme fin 2007 ou début 2009). Il a manqué une bonne partie du marché haussier de 2003-2007. Ce parcours erratique a traduit tantôt les angoisses des investisseurs sur le sort de l’éditeur de logiciels (poursuivi et condamné pour ses pratiques anticoncurrentielles et ses positions dominantes dans les systèmes d’exploitation et les navigateurs Internet), tantôt les espoirs fondés sur la sortie d’une nouvelle version de ses logiciels vedettes (Windows pour les systèmes d’exploitation ; Office pour les suites bureautiques) ou sur l’incursion du groupe dans de nouvelles activités (musique, jeux vidéo, téléphonie, moteurs de recherche). La plupart de ces espoirs ont été déçus.

A ce jour, aucune annonce (stratégique ou autre) ne permet d’anticiper un changement de modèle de Microsoft. Les autorités de la concurrence ont réussi à faire baisser les marges, mais n’ont pas encore permis l’émergence d’une alternative (Linux reste marginal). Cette compression des marges s’est traduite par une baisse des multiples de valorisation. En 1998-1999, Microsoft se traitait à plus de 40 fois le résultat par action. Aujourd’hui, le titre affiche un P/E de 12-13, alors que le taux de marge opérationnelle affiché par le groupe n’a perdu que 10 points, pour se situer aujourd’hui à 35%. Au cours actuel (24-25 dollars), le titre semble intéressant, surtout parce que le marché informatique est à la veille d’une importante vague de renouvellement des parcs logiciels dans les entreprises. Windows 7 semble en mesure de répondre aux attentes des clients, après les déboires de Windows Vista.

Aujourd’hui, le pré carré de Microsoft n’est que marginalement touché et le groupe parvient bon an mal an à dégager 17 milliards de dollars de free cash-flow. A défaut d’une opération de croissance majeure (Yahoo! a failli tomber dans son escarcelle), Microsoft rend une grosse partie de cet argent sous forme de rachats d’actions (10 milliards) et de dividendes (entre 4 et 5 milliards).

Mais Microsoft a perdu une grande dynamique de sa croissance passée et voit émerger ou ré-émerger des concurrents (Google, Apple) qui cherchent à lui tailler des croupières dans ses métiers les plus rentables. La firme de Redmond a réagi en lançant son propre moteur de recherche (Bing), mais n’a pas trouvé un nouveau modèle et dépend toujours majoritairement des ventes de PC dans le monde. Les autres produits utilisant ses solutions (jeux vidéo, téléphonie…) restent minoritaires en termes de contribution aux ventes et aux résultats du groupe.

A quand le rebond ? Difficile à dire. Internet est en train de transformer la façon d’utiliser et produire des contenus sans qu’un modèle ou qu’une entreprise ait trouvé la solution miracle. Microsoft, Google, Apple ont chacun une vache à lait à partir de laquelle ils espèrent attaquer les positions des voisins. Pour Microsoft, c’est le système d’exploitation et les solutions bureautiques. Pour Google, il s’agit de la recherche et de la publicité sur Internet. Pour Apple, il s’agit, pour l’heure, du mobile et des plateformes de contenus (AppStore, iTunes).

Aucun de ces modèles ne domine le reste de l’industrie. Mais chacun assure aux actionnaires des entreprises concernées de jolies marges et de confortables retours de cash. Pour l’heure, tous semblent condamnés à cohabiter.

A propos

Voici quelques papiers intéressants/présentations lus sur Microsoft.

Un entretien avec un ancien haut responsable de la firme de Redmond sur la fabrication du système d’exploitation Windows, réalisé par Mary-Jo Foley.

Une présentation de Michael Cusumano, professeur au MIT, intitulée: « Comment Microsoft fabrique ses logiciels« . Cusumano a co-écrit un livre intitulé « Microsoft Secrets« .

Enfin, une comparaison sur la méthode Microsoft et l’open source.