Revue des marchés

Performance hebdomadaire au 3 février 2012

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100 milliards pour Facebook? Si peu

Facebook irait en Bourse courant avril-juin 2012, nous annonce le Wall Street Journal, pour une levée de fonds de 10 milliards de dollars lui assurant une valorisation boursière de 100 milliards (la société n’a pas souhaité commenter). Question: si l’opération se fait effectivement en ces termes, le parcours boursier ressemblera-t-il à celui de LinkedIn ou à celui de Groupon? Réponse: cela dépendra sans doute de la capacité de Mark Zuckerberg à convaincre les investisseurs qu’il a bien un business model capable de faire gagner de l’argent durablement et de manière rentable à son entreprise. Lire la suite

Revue des marchés

Performance hebdomadaire (25 Nov 2011)

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Revue des marchés

Weekly performance (4 Nov 2011)

Marche arrière toute: moins d’une semaine après un accord sur le sauvetage de la Grèce (qui avait laissé de nombreux observateurs indécis), les marchés financiers ont retrouvé leur lot de stress provoqué par la situation toujours incertaine de la zone euro. Cette-fois, l’hypothèse d’une sortie de la Grèce de la zone euro a été clairement évoquée après la décision surprise, lundi soir, du premier ministre grec d’appeler à un référendum en janvier 2012 sur une question alors inconnue. La tragédie grecque, après avoir occupé une partie d’un G20 qui devait traiter des questions de croissance économique mondiale et de l’évolution du système financier international, a tourné court. Mais c’est l’Italie, deuxième économie la plus endettée de la zone, qui a pris le relais, acceptant finalement de passer sous les fourches caudines des « experts » du FMI. Au final, le G20 de Cannes, dont on attendait beaucoup, n’a servi à rien. La porte ouverte à une nouvelle phase de volatilité sur les marchés a sans aucun doute été ouverte.

Cette situation s’est traduite mécaniquement par une chute des Bourses mondiales (les marchés émergents ayant toutefois mieux) et des rendements obligataires, une pression sur les matières premières et une légère remontée de l’or. L’euro a cédé 2.5% face au dollar.

Au sein des actions américaines, en dehors de l’envolée de Groupon pour son premier jour de cotation vendredi (+37%), l’indice S&P 500 a terminé la semaine sur un repli de 2.5%, entraîné par les valeurs financières – Jefferies a plongé de 18% sur des craintes de difficultés financières après la faillite du courtier MF Global. Les grandes banques américaines comme Bank of America, JPMorgan ont perdu respectivement 12% et 7%. Le secteur de la consommation a été pénalisé par le plongeon de 24% d’Abercrombie & Fitch, dont les ventes européennes sont mal orientées. La réunion de la Fed (2 novembre) a ouvert la porte à de nouvelles interventions pour soutenir l’économie, où les créations d’emplois sont toujours peu dynamiques.

En Europe, les valeurs bancaires ont été lourdement affectées: Lloyds Banking Group -19%, Société Générale -23% BNP Paribas -15%, pesant sur l’indice Stoxx 600 (-3.7%). L’annonce « surprise » d’une baisse de 25 points de base du taux directeur de la BCE, jeudi 3, a provoqué un bref sursaut des marchés, sans suites. Il faut dire qu’une des motivations de la banque centrale européenne et de son nouveau patron, Mario Draghi, est l’anticipation d’une récession « modérée » d’ici la fin de l’année. Certains gérants estiment même que la récession sera au programme de 2012 en Europe.

En Asie, l’indice MSCI Asia Pacific a lui aussi cédé 3.6%, entraîné par les valeurs minières – BHP Billiton a cédé près de 2%, tandis que certaines valeurs bancaires australiennes ont cédé du terrain après l’annonce d’une baisse des taux et d’une révision en baisse des perspectives de croissance du pays.

A noter le mouvement à contresens des actions émergentes (MSCI Emerging Markets +1.6%). Ces marchés ont attiré d’importants flux de capitaux récemment (3.5 milliards de dollars selon Citi), ce qui s’explique notamment par la sous-évaluation des Bourses émergentes par rapport aux Bourses développées et par une situation économique moins dramatique qu’en Europe et aux Etats-Unis (même si les difficultés de ces derniers pèsent sur la croissance des économies émergentes).

 

Groupon toujours en phase d’apprentissage

En quelques années, le modèle économique de Groupon a permis à la firme de Chicago d’afficher une hypercroissance (CA multiplié par 11 en un an) et lui assurerait déjà une valorisation astronomique (20 milliards selon le Wall Street Journal pour un chiffre d’affaires de 1,5 milliard de dollars au cours des 12 derniers mois – GRPN a prévu une cotation l’an prochain). Mais ce modèle, jugé pérenne par le cabinet de conseil OC&C, fait encore preuve d’imperfections.  Lire la suite

Les Bourses de sociétés non cotées attirent l’attention des investisseurs… et des régulateurs

Les articles de presse se sont multipliés ces derniers jours sur la valorisation de quelques sociétés qui pourraient bientôt devenir des stars de la Bourse américaine – Facebook, Twitter ou encore Groupon. Lire la suite