Banques: quels sont les ratios les plus pertinents pour sélectionner des titres ?

Le secteur bancaire est sans doute l’un des plus difficiles à investir en Bourse depuis que la crise de la dette en zone euro a éclaté. Dans une étude publiée aujourd’hui, Barclays évalue les différents ratios boursiers et stratégies associées pour trouver des idées d’investissement et les teste sur des périodes de temps plus ou moins longues. Tout en se rappelant que ce qui a « marché » dans le passé n’est pas nécessairement ce qui donnera des résultats satisfaisants à l’avenir. Lire la suite

En Europe, 35% des dépôts ne seraient ni éligibles ni couverts par aucune garantie

L’épisode chypriote a créé beaucoup de confusion dans l’esprit des investisseurs et du grand public, la faute en partie à de sérieux dysfonctionnements de la gouvernance européenne (et de la cacophonie habituelle en termes de communication). De fait, les dépôts bancaires ne sont pas tous égaux devant le droit. Lire la suite

Idées d’investissement: des dividendes et peu de risque de crédit

Depuis l’an dernier, Citi vend aux investisseurs le thème des valeurs de rendement disposant de « perspectives solides au regard du marché des CDS ». Cette approche vise à combiner à la fois les signaux du marché actions et du marché du crédit. Citi produit une liste d’idées d’investissement ayant une capitalisation boursière supérieure à 10 milliards de dollars. Lire la suite

Bilan 2012 du marché des fusions-acquisitions en France

Mergermarket a publié son analyse du marché des fusions-acquisitions en France: le bilan est très décevant avec un plongeon de 56,6% des transactions, à 25,3 milliards d’euros, soit la deuxième pire année pour l’industrie financière depuis 2001. La chute de l’activité s’est même amplifiée en fin d’année (-67,4% au T4). Autre fait marquant: l’année a été marquée par un record d’investissements étrangers dans l’Hexagone (62,5% du total des transactions, un record depuis 2001). Lire la suite

« Champions du monde »: un thème toujours attrayant – Citi

Le thème des « champions du monde » développé par Citi (et quelques autres brokers, mais sous des noms différents et via des méthodologies plus ou moins complexes) reste d’actualité: le rythme de croissance de l’économie mondiale demeure faible (2,5% en 2012 et 2013 selon les économistes de JPMorgan), la divergence entre pays émergents et pays développés est marquée, tout comme la situation bilantielle des agents économiques. Autant d’éléments qui rendent toujours attrayant la recherche d’entreprises de qualité capables d’afficher une croissance bénéficiaire durablement supérieure à celle de l’économie. Lire la suite

P&L du secteur bancaire et valorisation

Avec pas moins de 8 analystes et 2 vendeurs spécialisés sur le secteur bancaire, Exane peut proposer aux investisseurs une vue d’ensemble du secteur. Dans certaines de ses notes sectorielles, le courtier publie régulièrement le compte de résultat du secteur bancaire européen. Un document intéressant puisqu’il permet de remettre en perspective l’évolution des différents ratios financiers de l’industrie depuis le début de la crise financière. J’y joins un tableau récent sur la valorisation des différentes banques suivies par Exane (datée d’aujourd’hui). Lire la suite

Commentaire de Citi suite au downgrade de plusieurs banques

Source: Citi

L’avalanche de dégradations de plusieurs banques internationales par Moody’s (lien vers l’annonce officielle), hier, provoque ce matin quelques commentaires de brokers. Voici celui de Citi. Lire la suite

Réduction des bilans bancaires: un régime de 1.000 milliards d’euros

Le processus de réduction des bilans bancaires (« deleveraging ») qui s’est opéré au plus fort de la crise financière de 2008-2009 avait représenté une diminution de 2.000 milliards d’euros en Europe. Depuis, comme si de rien n’était, la plupart des banques européennes se sont remises à faire croître la taille de leur bilan, ignorant le risque que pouvait faire peser sur l’économie le gonflement des dettes étatiques. Depuis, la multiplication des crises en zone euro et aux Etats-Unis sur la question de l’endettement public a obligé de nombreuses banques à réduire à nouveau la taille de leur bilan. Dans une étude publiée ce matin, les analystes de Bank of America Merrill Lynch chiffrent la « facture » à quelque 1.000 milliards d’euros. Explications.  Lire la suite

29 institutions financières systémiques, dont une seule « émergente »

Dans le cadre du G20 de Cannes, le Financial Stability Board a publié une liste des 29 institutions financières systémiques à l’échelle de la planète – baptisées « Global Systematically Important Financial Institutions » (G-SIFI). Bizarrement, une seule institution « émergente » (Bank of China) en fait partie. Lire la suite

Banques: valorisations de crise

Ce n’est pas l’effet Portugal qui changera la valorisation des banques en Bourse. Lire la suite

WikiLeaks, Mervyn King et le sauvetage des banques

Les câbles diplomatiques américains révélés par WikiLeaks apportent un éclairage intéressant sur la gestion de la crise financière, à l’instar de cet échange entre les diplomates américains et Mervyn King, gouverneur de la Banque d’Angleterre. Dans un télégramme du 17 mars 2008, King « a suggéré que les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la Suisse et peut-être le Japon forment un groupe temporaire pour rassembler des fonds et participer à la recapitalisation de toutes les grandes banques. » Lire la suite

Looking for dividend

UBS  a publié le 30 juin dernier une étude sur le thème du dividende. La banque souligne d’abord que le rendement à 12 mois des actions européennes atteint aujourd’hui 4,3%, contre 3,1% en moyenne au cours des 30 dernières années.

« Le rendement du dividende a rarement été aussi intéressé au regard d’autres classes d’actifs. (…) Malgré un environnement ayant vu les plus fortes coupes de dividendes en 4 ans, les marchés de futures nous indiquent qu’il y a encore des baisses à prévoir à des niveaux inférieurs de 55% aux estimations de nos analystes pour 2012! Nous pensons que le pessimisme ambiant est largement surfait. Nous suggérons d’acheter des titres à fort dividende pour obtenir un rendement dans des marchés qui évolueront en tôle ondulée. »

UBS a établi un liste de 30 noms offrant un dividende relativement sûr et confortable (plus de 4,3%). Cette liste est séparée entre valeurs non financières et valeurs financières.

Rappelons pour finir que le rendement du dividende ne devrait pas être le seul élément de prise de décision pour un investisseur. La protection du dividende, l’évolution des cash-flows, donc indirectement, la situation concurrentielle de l’entreprise, doivent être pris en compte. Le dividende ne devrait être que la « cerise sur le gateau » au terme d’un travail d’analyse financière et d’évaluation complet d’une société.

La menace « émergents »

Les pays émergents sont souvent présentés par les entreprises comme une opportunité, un eldorado à conquérir. Mais ces pays vont aussi devenir des menaces pour ces mêmes entreprises. Les salariés des champions nationaux le savent déjà, puisqu’ils sont mis en concurrence avec les « petites mains » de nombreux pays émergents, en commençant pas la Chine. La Chine, l’Inde, le Brésil… sont aussi la patrie de groupes multinationaux qui représentent de plus en plus une concurrence sérieuse pour les occidentaux. Jusqu’ici, nombreux étaient ceux qui comptaient sur leur « avance technologique » pour se démarquer. C’est de moins en moins vrai.

Partant du constat de cette « menace émergente », la Société Générale publie jeudi une étude sur ce thème. Quels sont les groupes qui sont vraiment en mesure de tirer parti de l’opportunité liée aux marchés émergents. Quels sont ceux qui, au contraire, risquent d’en pâtir ?

La banque publie deux listes de valeurs: celles qui sont affectées, à plus ou moins brève échéance, à la menace des nouveaux acteurs émergents, et celles qui seront en mesure de tirer parti de la croissance des pays émergents. Cette dernière liste de valeurs ne permet pas d’éviter la correction des marchés (SG évoque une surperformance de sa liste, ce qui est vrai en relatif aux indices européens et émergents, mais faux sur le plan de la préservation du capital).

Baptisée « SG European Exposure to Emerging Markets », le panier de valeurs qui profiteront des émergents comprend les sociétés suivantes: Anheuser-Busch Inbev, Beiersdorf, BHP Billiton, BBVA, Carrefour, Diageo, Ericsson, HSBC, Inditex, LVMH, Nestlé, Prudential, Renault, Saipem, Santander, Schneider Electric, Siemens, Standard Chartered, Technip, Unilever, Veolia Environnement, Volkswagen, Xstrata.