Acquisitions record dans le secteur aurifère

Le projet de rachat de la société aurifère Red Back Mining Inc par le canadien Kinross Gold Corp, d’un montant de 7,1 milliards de dollars, portera à 32 milliards de dollars le montant des transactions financières dans le secteur, selon l’agence Bloomberg, établissant un nouveau record. Une décision qui risque de soutenir le cours de l’or sur long terme. En réalisant une telle opération, Kinross estime en effet que le cours du métal jaune, qui a atteint un record de 1.266 dollars en juin (en valeur courante), devrait continuer de monter, ce qui lui permettra de mieux rentabiliser son investissement. Plusieurs courtiers estiment que le prix de l’or devrait atteindre 1.500 dollars l’once à moyen terme.

La transaction annoncée aujourd’hui valorise Red Back Mining à 30,5 dollars par action, sur la base d’une parité d’échange de 1,778 action Kinross et 0,11 warrant pour 1 Red Back. Selon le courtier Clarus Securities, ce prix valorise la cible à 550 dollars par once, 3 fois la valeur de ses fonds propres et 29 fois sa capacité d’autofinancement prévue en 2011. L’opération permet à Kinross de diversifier ses ressources minières en mettant la main sur deux mines africaines (Mauritanie et Ghana).

Kinross a réalisé l’an dernier un chiffre d’affaires de 2,4 milliards de dollars US, et a dégagé un résultat opérationnel de 664,4 millions de dollars. L’entreprise a réalisé une production de 2,2 millions d’onces l’an dernier et dispose de réserves estimée à 51 millions d’onces (48% au Chili, 35% au Brésil, 12% aux Etats-Unis et 5% en Russie). Avec Red Black, le nouvel ensemble vise une production de 3,9 millions d’onces d’ici 2015.

Outre la diversification des ressources, le mouvement de consolidation de l’industrie aurifère montre que les entreprises du secteur sont obligées de continuer à chercher et acheter des actifs miniers pour maintenir leur niveau de production. Dans son dernier bulletin, le World Gold Council (merci ZeroHedge) soulignait ainsi que l’appréciation du yuan chinois face au dollar devrait, sur le long terme, être un élément positif pour le marché mondial de la joaillerie. De quoi inciter à d’autres opérations de rapprochement dans l’industrie aurifère, surtout si la conjoncture devait à terme s’améliorer.