Augmentation de capital de KPN: quel risque de contagion ?

L’augmentation de capital surprise annoncée hier par le hollandais KPN est-elle le prélude à d’autres opérations similaires de la part d’autres opérateur de télécommunications, également confrontés à une détérioration de leur rentabilité? Les analystes de Natixis Securities pensent que non. Lire la suite

KPN dilue ses actionnaires pour se remettre à flot

L’opérateur de télécommunications hollandais KPN chute de près de 22% à la Bourse d’Amsterdam après l’annonce d’une augmentation de capital de 4 milliards d’euros en même temps que ses résultats 2012. L’opération représente une dilution de l’ordre de 33%. L’appel au marché est justifié par la détérioration des résultats, des acquisitions de spectre chèrement payées et de la volonté de réduire le niveau d’endettement du groupe. Selon les calculs d’Oddo, le ratio dette nette sur EBITDA retraité serait de 3,2x et baissera à 2,3x après l’augmentation de capital.

Idées d’investissement: à la recherche de dividendes durables

Les investisseurs en quête d’idées qui soient sources de rendement se sont beaucoup focalisés l’an dernier sur le crédit et les obligations à haut rendement. De l’avis de nombreux gérants, ces classes d’actifs ont épuisé leur potentiel d’appréciation. L’univers des actions recèle lui aussi des idées d’investissement qui offrent des niveaux de rendement du dividende significatifs, avec des perspectives de stabilité voire d’amélioration du dividende, grâce à une bonne visibilité sur la génération de flux de trésorerie des entreprises. Lire la suite

43 titres offrant un dividende de plus de 8%

On est loin des records de 2008-2009, mais HSBC a trouvé 43 titres de sociétés cotées au sein de l’indice MSCI Europe qui offrent un rendement du dividende élevé (>8%). HSBC note que ces niveaux ne sont généralement pas soutenables (les 3/4 des sociétés devraient couper leurs dividendes d’ici 2 ans), mais avant que cela ne se produise, l’histoire montrerait que les titres de ces sociétés pourraient afficher de beaux parcours.La banque observe toutefois que des rendements du dividende élevés peuvent avoir 2 significations: une opportunité d’investissement… ou le signe de difficultés financières! Du coup, cette thématique n’est pas adaptée à tous les portefeuilles! Lire la suite

France Télécom ne répond plus

Un changement de dirigeant ne suffit pas toujours à changer l’histoire d’une entreprise. France Télécom en fait actuellement l’expérience. Malgré la refonte (tardive) de son équipe managériale, la recherche d’une organisation un peu plus humaine en interne et une politique de recrutement et de formation ambitieuse sur le papier, le marché a délaissé le titre de l’opérateur historique, dans un mouvement généralisé d’abandon des titres défensifs. Cette baisse semble toutefois arriver à son terme, si l’on en croit une étude d’UBS parue aujourd’hui.

Or, à 14,755 euros, France Télécom affiche une valorisation très attrayante. Peut-on pour autant parler de sous-évaluation? Cela dépend de la capacité de l’opérateur à maintenir son cash-flow organique tout en respectant son corps social. Si c’est le cas, France Télécom apparaît comme notoirement sous-évalué.

Prenons le dividende (1,4 euro par action). L’objectif de cash-flow organique (8 milliards par an selon le groupe, 5 à 6 milliards d’après nos estimations) semble soutenable même en retenant des hypothèses relativement prudentes de croissance du chiffre d’affaires et d’évolution des marges. L’actualisation du dividende, avec un coût du capital de 10% et un taux de croissance de 1,5%, valorise l’action France Télécom à 16,5 euros. Une valorisation par DCF montre que le marché retient des hypothèses plutôt pessimistes sur l’avenir du groupe, alors que celui-ci conserve, quoi qu’on en dise, des positions encore importantes sur ses marchés de référence.

Les dirigeants de France Télécom devraient d’ailleurs tout faire pour que le corps social du groupe se sente un peu mieux, ce qui explique certains chapitres du plan « Conquêtes 2015 » annoncé lundi. La France représentait l’an dernier 63% de la marge brute opérationnelle du groupe. Donner du sens et une stratégie claire est non seulement la mission de base de tout dirigeant, mais elle fait également sens pour une revalorisation du titre en Bourse.

Dans un commentaire publié ce matin, le courtier CA Cheuvreux note que France Télécom affichait une sous-performance de 4% par rapport aux autres grands opérateurs de télécommunications (Telefonica, KPN et Deutsche Telekom), alors qu’il sert un rendement de dividende 20% supérieur à ses comparables (à 9,7%) et un free cash-flow yield 40% au-dessus de ses mêmes comparables (à 19,3%).

Dans des marchés volatils, où il devient très difficile de trouver à la fois une protection du capital et un rendement attrayant, France Télécom se distingue avec un niveau de risque atténué (sauf à considérer que le groupe soit soudainement incapable de rembourser ses dettes ou à juger insuffisant le niveau des fonds propres au bilan – 31%, ce qui est un vrai sujet selon nous). Une aubaine donc, qui devrait permettre de raccrocher quelques investisseurs.

UBS préfère SocGen

UBS a intégré Société Générale dans sa liste de valeurs préférées en Europe. « Traitant avec une décote de valorisation de 15% par rapport au secteur pour ce qui continue à être une franchise de qualité, nous pensons que Société Générale est très significativement sous-évaluée », écrit la banque.

« A 1,16 fois la valeur d’actif tangible (TNAV), nous estimons que SG est attrayante dans la perspective d’une rentabilité des fonds propres estimée à 17% en 2011, contre 15% pour le secteur », précise l’analyste d’UBS, Omar Fall.

La liste des valeurs préférées d’UBS en Europe comprend: Air Liquide, ArcelorMittal, AstraZeneca, Centrica, KPN, Lloyds, MAN, Nestlé, Novartis, Peugeot, Reed Elsevier, SG, Swatch, TNT et Xstrata.