CAC 40: 3/4 des sociétés ont publié; leurs profits ont chuté de 30% en 2012

Les trois quarts des sociétés du CAC 40 ont publié leurs résultats 2012 et fait leurs commentaires sur 2013. A l’heure actuelle, si l’activité des groupes cotés est en croissance de 4% en cumulé, les marges opérationnelles (RO/CA) sont sous pression, puisqu’elles sont passées de 11,6% à 9,4%. Le résultat net cumulé (part du groupe) des 30 sociétés accuse lui une chute de 30% à 43,8 milliards d’euros.

On notera qu’en moyenne, la réaction du marché à ces publications a été négative de 0,85%, avec des variations journalières allant de +7,7% (Renault) à -4,9% (Alcatel-Lucent).

Précision: cette analyse n’inclut par Pernod-Ricard ni Alstom (exercices décalés).

Lafarge: sortie par le haut

Lafarge s’envole après la publication de résultats annuels d’assez bonne facture, même si le cimentier enregistre une baisse de son bénéfice net à 432M€. S’il confirme qu’il est bien revenu dans un cercle plus vertueux, potentiellement créateur de valeur, le mouvement de revalorisation du titre pourrait avoir de beaux jours devant lui. Lire la suite

Lafarge: le résultat net 2012 plonge de 27%; prudence pour 2013

Lafarge enregistre une chute de 27% de son résultat net annuel à 432M€, l’exercice 2011 ayant bénéficié de gains de cession.  Le groupe améliore ses performances au 4è trimestre, mais reste prudent pour 2013. Il confirme l’objectif d’afficher une dette inférieure à 10 mds€ (contre 11,32 mds€ fin 2012, pour un EBITDA en hausse de 4% à 3,45 mds€). Le dividende sera de 1€/action.

SBF120: ratios boursiers (P/E, P/B, EV/EBITDA, FCF Yield)

La valorisation des sociétés membres du SBF120, en quelques ratios. Pour aller plus loin, je vous renvoie vers cet outil, que j’ai développé.

Source: Factset, weeko

Source: Factset, weeko

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Quels sont les titres à gros béta ?

Source: Factset, calculs weeko

Source: données Factset, calculs weeko

Un investisseur qui souhaiterait théoriquement surperformer le marché devrait en toute logique privilégier les titres à béta élevé… Le graphique ci-dessus produit le béta de chaque titre composant le SBF 120. Le béta est calculé sur un historique de données hebdomadaires au cours des 2 dernières années (on a pris en réalité 101 données par série, certains titres n’ayant pas encore 2 ans complets de cotation (cas d’Aperam par exemple).

Rendement total du SBF 120: performance par titre

Source: Factset, weeko

Source: Factset, weeko

Les performances affichées intègrent les dividendes réinvestis. Lire la suite

Corporate français: CDS 5 ans et notation – BofAML

Source: Bank of America Merrill Lynch

A son tour, HSBC redécouvre l’intérêt du style value

Depuis le mois de juillet, HSBC estime que le style « value » (recherche de titres décotés) est plus attrayant que le style « growth » (recherche de valeurs de croissance). La banque vient de publier une nouvelle étude sur le sujet, avec quelques idées d’investissement pour les investisseurs intéressés par ce style de gestion. Lire la suite

Traverser la tempête

« At the end of last year we developed, with our analysts, four themes that we argued would drive relative stock performance in 2012 . These were: Earnings resilience; Structural growth; Balance-sheet strength; Pricing anomalies.
Essentially, we argued that quality companies with decent balance sheets, earnings that were unlikely to buckle in a weak economic environment and long-term growth prospects in their core businesses would be likely to outperform through the up and down swings. Fortunately, with the weakness of markets over the past couple of years, our analysts found plenty of such companies at reasonable valuations.
We still think these are valid themes, since the fundamental macro picture has not changed. Therefore, we have asked our analysts to refresh their ideas for stocks that best fit these themes. »

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Profil financier du CAC 40

Profil Financier CAC40
h/t Agefi.

Lien vers un article du quotidien financier, évoquant le faible niveau de valorisation de l’indice (1x les fonds propres), et où ce document est cité.

 

Lafarge: riche en actifs, pauvre en cash

Exane a publié une étude très fouillée sur Lafarge. L’avis du broker est neutre avec un objectif de cours de 32 euros. Il estime notamment que le cimentier devra céder pour 2,6 milliards d’euros d’actifs pour retrouver un rating investment grade d’ici 2013. Ces cessions et les efforts de réduction des coûts constituent deux leviers pour améliorer sensiblement la rentabilité du capital et dégager des marges de manoeuvre pour investir et retrouver une dynamique de croissance plus vertueuse, estime le broker. Lire la suite

CAC 40: Prévisions de résultat net (2011-13)

Voici un tableau des anticipations de bénéfice net publié par les entreprises constituant le CAC 40, sur la base du consensus établi par IBES. Lire la suite

Lafarge: Credit Suisse reprend le suivi à « sous-performance »

Credit Suisse reprend le suivi de Lafarge avec une recommandation « sous-performance », et un objectif de cours de 27 euros. Les analystes Arnaud Lehmann et Harry Goad estiment dans une étude publiée ce matin que l’endettement toujours élevé et des perspectives de croissance plus faibles constituent des facteurs de risque pour le titre du cimentier. Dans le secteur, leur préférence va à HeidelbergCement (« surperformance », objectif de 42 euros). Lire la suite

Cheuvreux passe à l’achat sur Lafarge, Holcim, CRH

Cheuvreux publie aujourd’hui une étude sur le secteur des matériaux de construciton dans laquelle il relève son avis sur Holcim, Lafarge et CRH de « sous-performance » à « surperformance ». Heidelbergcement est placé dans la liste des valeurs favorites du courtier. Lire la suite

Matériaux de construction: Exane privilégie Saint-Gobain et Wolseley

Exane BNP Paribas a publié son étude sur le secteur des matériaux de construction dans laquelle le courtier recommande de privilégier Saint-Gobain (« superformance », objectif 55,5 euros) ou Wolseley (« surperformance », objectif 3.050 pence), qui devraient bénéficier d’une meilleure orientation de leurs résultats que dans des secteurs plus « lourds » comme le ciment. Lire la suite

France: comment Cheuvreux prépare 2011

CA Cheuvreux vient de publier son étude France Top Picks 2011, dont nous avions donné les valeurs favorites récemment. Dans l’introduction de cette note de 56 pages, Laurent Poinsot, patron de la recherche en France passe en revue l’année 2010. Voici in extenso ses commentaires avec en introduction une question plutôt étonnante pour un broker adepte de la rotation des portefeuilles : « Est-ce que 2010 n’a servi à rien ? » Lire la suite

Disciple de Graham (6): Pierre Nebout (LCF E. de Rothschild)

Pierre Nebout fait partie des rares gérants qui ont, de mon point de vue, une vraie démarche d’investisseur sur le long terme, et qui s’inscrivent de ce fait dans les pas de Benjamin Graham. Lire la suite

Lafarge, une ORA et ça repart ?

Début juillet, nous écrivions que Lafarge était fortement pénalisé par le poids de sa dette et la menace par les agences de tomber en catégorie spéculative (ce qui pourrait contraindre au remboursement anticipé de certains prêts). Le sujet est toujours d’actualité, selon l’équipe quantitative d’Exane BNP Paribas.

Pour regagner la confiance des investisseurs, Lafarge devrait chercher à renforcer la structure de son bilan et pourrait atteindre cet objectif en émettant une obligation remboursable en actions, estiment ces spécialistes. Une opération d’une taille de 1,5 milliard d’euros avec un coupon de 10% pourrait être considérée et permettrait de rééquilibrer le bilan du groupe.

Les marchés restent inquiets sur la situation du cimentier. Après un mouvement de baisse engagé l’an dernier, le coût de protection de la dette Lafarge (spread de CDS) a repris un chemin ascendant et atteint actuellement 350 points. La corrélation entre CDS et action est élevée. « Le cours est loin de ses niveaux d’avant-crise et peut difficilement aller au-delà de 65 euros. »

Depuis janvier 2010, le marché des CDS qu’il existe une chance sur quatre de rencontrer un incident de crédit sur Lafarge au cours des cinq prochaines années. Au pic de la crise financière (fin 2008), la probabilité était de 1 sur 2.

Malgré plusieurs opérations de refinancement, Lafarge devra faire face à de nombreuses échéances de remboursement au cours des prochaines années. Pour alléger la contrainte d’un endettement élevé, le groupe peut envisager aujourd’hui plusieurs options : des dettes haut rendement ou des obligations convertibles, des cessions d’actifs (Lafarge a déjà un plan de 1 milliard d’euros), une réduction du dividende (exclue pour 2010), une augmentation de capital (déjà réalisée l’an dernir) ou une obligation remboursable en action (« mandatory convertible bond »). Cette dernière option est préférable selon Exane.

« Une obligation remboursable est une augmentation de capital différée (…) Cette solution est très attrayante pour les entreprises fortement endettées, dont les actionnaires ne souhaitent pas être dilués. »

A plus brève échéance, Lafarge pourrait profiter de l’annonce des résultats du deuxième trimestre pour rassurer sur sa santé financière. En affichant un bilan plus solide, Lafarge a l’occasion de rester dans la catégorie non-spéculative (« investment grade »). Peut-être l’occasion de réaliser un premier pas vers un rétablissement de sa situation financière.

Lafarge pénalisé par le poids de sa dette

Depuis le début de l’année, l’action Lafarge perd 27%, contre une baisse de 14% pour l’indice CAC 40 dont elle fait partie. Le cimentier souffre de la défiance des investisseurs dans un environnement économique et financier très instable.

Dernièrement, l’agence de notation Fitch Ratings a réitéré sa note « BBB- », assortie d’une perspective  négative. Fitch met en avant une conjoncture difficile dans les pays développés, notamment en Europe de l’Ouest, région qui a représenté 29% des ventes du groupe l’an dernier. Malgré une forte génération de cash et un effort de désendettement important l’an dernier, Lafarge a toujours un taux d’endettement élevé (92%). La réduction de la dette reste donc une priorité pour le groupe.

Ajoutons que Lafarge est une valeur « cyclique ». Les moindres inquiétudes sur la reprise de l’économie, dont la crainte d’un scénario de double-dip ou « W », sont mises à profit pour alléger les positions sur un titre à beta élevé.

Pourtant, au cours actuel (42,78 euros), Lafarge se traite moins d’une fois la valeur de son actif net (0,8 fois sur la base du consensus IBES 2010) et vaut 11,5 fois le bénéfice par action attendu cette année et 8,7 fois celui de l’an prochain. Dans l’absolu, ces niveaux ne sont guère élevés, surtout si l’on fait le pari d’un redressement des résultats au cours des prochains exercices.

Historiquement (1998-2009), Lafarge s’est traité en moyenne à 1,2 fois les fonds propres et 14,5 fois le bénéfice par action. Sur la base des ratios de valorisation actuels, le marché doute de la capacité du cimentier à redresser ses résultats. Il oublie cependant que jusqu’ici le groupe a fait la preuve d’un certain savoir-faire en matière de réduction des coûts, de cession d’actifs jugés non stratégiques, mais également de sa capacité à saisir des opportunités stratégiques.

Le problème est que la crise a rendu le groupe muet sur ses objectifs de moyen-long terme. La « stratégie » affichée par Lafarge ne fixe pas d’objectifs financiers au-delà de 2010… Une mise à jour serait la bienvenue, mais celle-ci n’interviendra peut-être que lorsque l’environnement macro-économique sera un peu plus stabilisé.

Même si le titre est relativement peu cher, il n’offre quasiment aucune marge de sûreté (protection du capital en cas de mauvaise nouvelle) sur le cours actuel. Nous pensons que vers 30 euros, le titre offre une plus grande marge de sûreté pour les investisseurs de long terme.

Le « timing » des dernières opérations réalisées par le groupe (notamment le rachat d’Orascom Cement en décembre 2007) n’était pas le plus juste, mais il a permis à Lafarge d’accroître très sensiblement son exposition aux marchés émergents. Ces derniers représentent 70% des ventes de ciment et 52% des ventes du groupe, et plus de la moitié de ses résultats. Les émergents offrent un relais de croissance non négligeable en période de récession ou de croissance molle.

Reste à trouver un ou plusieurs catalyseurs permettant de révéler la sous-évaluation du titre. L’endettement du groupe reste élevé. Des résultats supérieurs aux attentes seraient peut-être les bienvenus. Mais anticiper une surprise favorable dans un contexte macro délicat peut coûter cher.

La « solution » la plus pertinente à court terme semble de poursuivre les efforts de productivité et d’accélérer le désendettement du groupe (un objectif de réduire de 50% la dette du groupe constituerait un objectif certes ambitieux, mais fortement créateur de valeur).

Pomme de discorde

Microsoft et Apple sont au coude à coude en termes de ventes (59 milliards pour la firme de Steve Jobs, 61,6 milliards pour celle de Steve Ballmer). La Bourse elle, donne, depuis le 26 mai, une légère avance à la firme à la pomme. Cette dernière capitalise 234 milliards de dollars, contre 226 milliards pour Microsoft. Mais l’écart est encore plus significatif en termes de ratios de valorisation. Selon Bloomberg, l’action Apple se traite actuellement sur un multiple de résultat de 21,806 contre 13,163 pour Microsoft. Microsoft vaut aujourd’hui moins « cher » qu’un fabricant de matériaux de construction comme Lafarge (P/E de 15,966) – on notera que le multiple de valorisation d’Apple n’est pas non plus si élevé pour une société de haute technologie.

Interrogé sur le sujet, Ballmer a minimisé l’avance boursière de son rival. Mais chez Microsoft, les choses bougent – l’entreprise a réorganisé son équipe dirigeante et cherche à redresser les résultats de sa division Jeux vidéo et téléphones mobiles (« Entertainment and Devices ») dans les plus brefs délais. Au cours des neuf premiers mois de son exercice fiscal 2009-2010, cette division a déjà réalisé quelques progrès en affichant un profit opérationnel de 851 millions de dollars, contre 249 millions de dollars un an plus tôt. Cela reste infinitésimal au regard des autres divisions du groupe – Windows, Serveurs et Microsoft Business – qui dégagent respectivement 9,9 milliards de dollars, 3,9 milliards et 8,5 milliards de profits.

Ce décalage montre aussi que la dépendance de Microsoft à quelques familles de produits où le groupe détient des parts de marché ultradominantes n’est pas forcément une garantie de succès sur le long terme en Bourse.

La situation d’Apple est-elle plus enviable de ce point de vue ? Ce n’est pas certain. Si l’on décompose la valeur boursière d’Apple – un moyen simple de le faire est disponible gratuitement sur le site trefis.com – on se rend compte que l’iPhone en représente 46,7%, loin devant les applications pour iPhone/iPod/iPad (12,5%), les ordinateurs (13,8%), le cash (15,8%) et les autres activités du groupe (iPad 4,3%, iTunes 3,4%, iPod 2,6%, Apple TV 1%).

Pour qu’Apple conserve son avance, il faudra non seulement que la firme de Cupertino continue de publier des résultats de bonne facture, mais également qu’elle démontre qu’elle peut trouver des relais de croissance durables, sans tomber dans la logique de domination de l’industrie qui a caractérisé Microsoft jusqu’ici. Or l’intérêt croissant de la justice américaine sur l’impact d’Apple sur la concurrence semble montrer que la firme à la pomme commet peut-être le même péché que le géant de Redmond.

Apple

Capitalisation boursière de 233,75 milliards de dollars, P/E de 21,806, rendement du titre en Bourse: 89,15%.

Microsoft

Capi: 226,11 milliards de dollars, P/E de 13,163, rendement: 25,86%

Source: Bloomberg

http://www.microsoft.com/msft/earnings/fy10/earn_rel_q3_10.mspx

CAC40: le cash avant tout

Comme on pouvait s’y attendre, les entreprises du CAC 40 ont été lourdement affectées par la crise internationale déclenchée outre Atlantique. Mais si elles affichent des bénéfices nets en baisse (-27% selon Les Echos, -20% selon mes calculs qui excluent les 2 entreprises à exercice décalé que sont Alstom et Pernod Ricard), leur priorité de 2009 a été la préservation du cash et du bilan. Lire la suite