Chimie: profiter de possibles faiblesses lors des publications de résultats pour se renforcer – Barclays

Les publications de résultats du 4è trimestre et les perspectives pour 2013 qui vont être bientôt annoncées par les entreprises du secteur chimique pourraient conduire à des prises de bénéfices, après de belles performances boursières en 2012. Pour les analystes de Barclays, cela pourrait constituer une opportunité de revenir sur le secteur.

« Leading Chemical indicators have turned more positive; this is the case with the German Ifo expectations and the US Chemical Activity Barometer. Domestic chemical production in Asia is back on a growth trend. If the early signs of improvement are confirmed by more positive data in the coming months, we expect the markets to bridge the current adverse earnings situation and start to discount 2014 prospects early. We acknowledge that disappointing 4Q12 earnings and a cautious management outlook for 2013 risk some short-term share price weakness, but we would see this as an opportunity rather than a lasting negative impact. »

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A son tour, HSBC redécouvre l’intérêt du style value

Depuis le mois de juillet, HSBC estime que le style « value » (recherche de titres décotés) est plus attrayant que le style « growth » (recherche de valeurs de croissance). La banque vient de publier une nouvelle étude sur le sujet, avec quelques idées d’investissement pour les investisseurs intéressés par ce style de gestion. Lire la suite

Profil d’entreprise: Air Liquide (AI)

En bref

Air Liquide est le premier fabricant de gaz industriels au monde, mais joue au coude à coude avec l’allemand Linde pour cette « pole position ». Né en 1902 grâce à une technique innovante de production d’oxygène, Air Liquide a étendu son expertise à d’autres gaz et dans d’autres pays. En 2009, le groupe a enregistré un chiffre d’affaires de près de 12 milliards d’euros.

Marché et concurrents

Le marché mondial des gaz industriels est concentré, 4 acteurs (Air Liquide, Linde, Air Products, Praxair) représentant 72% du marché. Après le rachat du britannique BOC, l’allemand Linde s’est rapproché d’Air Liquide en tête des principaux fabricants de gaz dans le monde. Air Liquide est leader en termes de chiffre d’affaires et de capitalisation boursière, pas en terme de profitabilité (tableau).

Stratégie

La stratégie d’Air Liquide repose sur un triptyque: 1) améliorer son efficacité opérationnelle, 2) capter de nouvelles sources de croissance dans les pays émergents et 3) en étendant son offre de produits et services, en l’axant sur des thématiques porteuses (environnement, efficacité énergétique, énergies renouvelables…). S’ajoute le renforcement des positions concurrentielles dans les marchés où le groupe est déjà présent (santé, électronique).

Air Liquide ne réalise que 16% de ses ventes dans les marchés émergents, et affiche un certain retard sur ses concurrents qu’il doit combler par un surcroît d’investissement. Le groupe a également tardé à investir sur le marché de l’hydrogène, un secteur de forte croissance lié notamment au développement des capacités de l’industrie du gaz et du pétrole.

Histoire récente

Début 2007, le groupe a présenté un plan de développement visant à accélérer la croissance de ses résultats au cours des prochaines années. Ce plan repose sur un programme d’investissement de 10 milliards d’euros entre 2007 et 2011. Entre 2007 et 2009, Air Liquide a investi 4,6 milliards d’euros.

Début 2010, le carnet d’opportunités se montait à 3,7 milliards d’euros (+12%). La crise a pesé sur les résultats et a conduit au report de certains projets. Air Liquide estime néanmoins compenser les projets perdus en rachetant des sites existants, avec une perspective de retour sur investissement plus rapide que pour les projets nouveaux. Les contrats nouveaux toujours en portefeuille se situent à 80% dans les pays émergents et 50% concernent le secteur de l’énergie.

37 unités devraient démarrer en 2010-2011 (dont 20 en 2010). L’ensemble des projets démarrés depuis 2007 apportera près de 900 millions de chiffre d’affaires additionnel en 2011, indique le groupe dans son rapport annuel.

Résultats financiers

Croissance en période d’expansion économique, résilience en phase de crise. Voilà comment caractériser les résultats du fabricant de gaz sur longue période (graphique).

Air Liquide a réussi à maintenir son résultat net et sa capacité de distribution de bénéfice à ses actionnaires lors des deux phases de récession des années 2000 (2001-2002 et 2008-2009).

Si le groupe n’échappe pas à la récession avec une baisse parfois sensible de ses ventes, les efforts de rationalisation lui ont néanmoins permis de préserver ses marges.

Valorisation boursière

La « résilience » des résultats d’Air Liquide a une conséquence. L’action du groupe se traite sur des ratios de valorisation plutôt généreux (tableau).

Le niveau élevé de sa marge d’exploitation (16,1% entre 1997 et 2009) assure au groupe une importante génération de cash (ratio CAF/EBIT de 125% entre 1997 et 2009).

Pour entretenir la croissance de ses résultats, Air Liquide est contraint de continuer à investir à un rythme soutenu, en moyenne 12,4% des ventes entre 1997 et 2009. Dans les années de lourds investissements (1997-1999, 2008 par exemple), la génération de cash flow libre est alors insuffisante pour couvrir le versement d’un dividende.

Du coup, les opérations de croissance externe et les rachats d’actions ont été financés pour l’essentiel par l’excédent de trésorerie générée et en complément par endettement.

source: rapports annuels, données en millions d’euros

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