HSBC: thèmes et idées d’investissement pour 2013

HSBC anticipe une modeste progession des actions européennes l’an prochain, avec l’espoir d’une rotation marquée des portefeuilles des obligations vers les actions – mouvement dont on semble sentir les prémices selon certains gérants (avec le retour des investisseurs anglo-saxons notamment). Lire la suite

Du whisky pour payer les retraites

Diageo, leader mondial des vins et spiritueux et propriétaire de marques comme Johnnie Walker ou Talisker, va transférer 2,5 millions de barils de vieux whisky (30% du stock) à son fonds de pension, pour combler un déficit de 862 millions de livres sterling, rapporte le Wall Street Journal.

Cette tendance à mettre de côté des actifs physiques plutôt que des titres financiers (actions, obligations, investissements alternatifs) n’est pas isolée. Selon le quotidien, British Airways « épargnerait » des avions, Whitbread, Sainsbury et Marks & Spencer placeraient une partie de leur épargne dans de l’immobilier (hôtels, restaurants, magasins…).

Ces actifs physiques, comme l’or ou la pierre, sont considérés comme de réelles alternatives à des « actifs papier », menacés de dépréciation soit par l’inflation, ou par la déflation (notons qu’en cas de déflation, certains investisseurs reconnaissent qu’ils ne savent pas trop comment se protéger).

L’or, considéré comme valeur refuge ultime (et parée d’un rôle de monnaie de réserve), a largement profité de la crise financière depuis 3 ans et recueille de plus en plus d’argent sous forme d’ETF. Mais certains craignent une déconnexion croissante entre la demande d’or (sous forme de lingots et de titres financiers) et l’offre réellement disponible (environ 2.500 tonnes).

L’immobilier joue également un rôle protecteur en cas d’inflation, ne serait-ce que par le biais de l’indexation des loyers.

Pour le whisky, on peut supposer un effet d’appréciation avec le temps (comme le bon vin), encore faut-il que l’actif soit de qualité et que l’on n’ait pas la tentation de le boire avant…