France Télécom confirme ses objectifs malgré une baisse de 4,1% des ventes

France Télécom a enregistré une baisse de 5,9% de son chiffre d’affaires trimestriel (-1,8% à données comparables), à 10,28 miliards d’euros, à cause de la pression sur les prix et de la chute du revenu par abonné. L’EBITDA retraité  baisse de 6,6% à 3,12 milliards d’euros, soit un taux de 30,4% (-80 points de base).

En France, les ventes de services mobiles ont chuté de 8,1% à 2,16 milliards d’euros et les services fixes ont reculé de 4,3% à base comparable à 2,66 milliards d’euros.

Le groupe confirme ses objectifs de cash flow organique et de dividende pour l’exercice 2013.

Lien vers le communiqué de presse.

AVERTISSEMENT

L’auteur du post détient des titres France Télécom en portefeuille.

France: le marché de la téléphonie est plus difficile que prévu – Goldman Sachs

Pas de répit pour les opérateurs de télécommunications français, à en croire les analystes de la banque Goldman Sachs. Ces derniers ont conduit une série d’entretiens avec les opérateurs et le régulateur, pour conclure que la pression sur les revenus de l’industrie française des télécommunications sera encore forte cette année. Lire la suite

Iliad correctement valorisé selon Bank of America Merrill Lynch

Bank of America Merrill Lynch dégrade sa recommandation sur Iliad de « achat » à « neutre », avec un objectif de cours de 170€, estimant que la valorisation de l’opérateur de télécommunications est désormais généreuse. Lire la suite

Iliad: coup double

Les résultats publiés mardi par Iliad vont sans doute agacer un peu plus ses concurrents: l’opérateur de téléphonie continue de gagner sur le tableau de l’Internet haut débit, et affiche des résultats supérieurs aux attentes dans le mobile. Au point d’atteindre quasiment l’équilibre en termes de génération de trésorerie disponible (« free cash flow » à -23M€ après -388M€ en 2011). Lire la suite

Quel bilan les analystes tirent-ils du Mobile World Congress de Barcelone

Malgré un environnement économique peu porteur en zone euro et l’absence d’Apple (une tradition), les analystes ont apparemment ressenti une bonne ambiance au Mobile World Congress, qui s’est déroulé la semaine dernière à Barcelone. Lire la suite

France Télécom pourrait devenir une « recovery story »-Morgan Stanley

De super-bearish, Morgan Stanley est devenu super-bullish sur France Télécom: la banque estime que l’opérateur de télécommunications disposent de nombreux leviers de création de valeur. Lire la suite

CAC 40: 3/4 des sociétés ont publié; leurs profits ont chuté de 30% en 2012

Les trois quarts des sociétés du CAC 40 ont publié leurs résultats 2012 et fait leurs commentaires sur 2013. A l’heure actuelle, si l’activité des groupes cotés est en croissance de 4% en cumulé, les marges opérationnelles (RO/CA) sont sous pression, puisqu’elles sont passées de 11,6% à 9,4%. Le résultat net cumulé (part du groupe) des 30 sociétés accuse lui une chute de 30% à 43,8 milliards d’euros.

On notera qu’en moyenne, la réaction du marché à ces publications a été négative de 0,85%, avec des variations journalières allant de +7,7% (Renault) à -4,9% (Alcatel-Lucent).

Précision: cette analyse n’inclut par Pernod-Ricard ni Alstom (exercices décalés).

France Télécom: « too early to get excited… »

Voilà comment le vendeur d’un grand broker européen a réagi aujourd’hui à la publication des résultats de France Télécom. Il faut avouer qu’il y avait peu de motifs d’émerveillement, en dehors de la confirmation du dividende à 0,8€/action ou de la confirmation de l’objectif de cash flow opérationnel pour 2013. Lire la suite

France Télécom: marges sous pression, objectifs confirmés

France Télécom annonce une chute de 79% de son résultat net 2012 à 820M€, en raison de la guerre des prix sur le marché français de la téléphonie mobile qui a fortement pesé sur les marges de l’opérateur historique. Le groupe annonce le versement d’un complément de dividende 0,2€/action au titre de 2012 et annonce un dividende d’au moins 0,8€/action au titre de 2013 (avec acompte de 0,3€/action qui sera payé en décembre). Pour 2013, France Tél confirme son objectif d’un cash flow libre de 7 milliards d’euros contre 7,96 milliards d’euros en 2012. Lire la suite

Quoi, mon goodwill ? Qu’est-ce qu’il a mon goodwill ?

Crédit Agricole, ArcelorMittal, Peugeot. Suite aux demandes de l’European Securities and Markets Authority (ESMA) et de l’AMF en France, un certain nombre de groupes cotés ont annoncé de lourdes dépréciations d’actifs (dont font partie les goodwills, encore appelés « survaleurs » ou « écarts d’acquisition »). Un effort de transparence salutaire. Mais il y a encore beaucoup de progrès à faire. Lire la suite

Augmentation de capital de KPN: quel risque de contagion ?

L’augmentation de capital surprise annoncée hier par le hollandais KPN est-elle le prélude à d’autres opérations similaires de la part d’autres opérateur de télécommunications, également confrontés à une détérioration de leur rentabilité? Les analystes de Natixis Securities pensent que non. Lire la suite

SBF120: ratios boursiers (P/E, P/B, EV/EBITDA, FCF Yield)

La valorisation des sociétés membres du SBF120, en quelques ratios. Pour aller plus loin, je vous renvoie vers cet outil, que j’ai développé.

Source: Factset, weeko

Source: Factset, weeko

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Quels sont les titres à gros béta ?

Source: Factset, calculs weeko

Source: données Factset, calculs weeko

Un investisseur qui souhaiterait théoriquement surperformer le marché devrait en toute logique privilégier les titres à béta élevé… Le graphique ci-dessus produit le béta de chaque titre composant le SBF 120. Le béta est calculé sur un historique de données hebdomadaires au cours des 2 dernières années (on a pris en réalité 101 données par série, certains titres n’ayant pas encore 2 ans complets de cotation (cas d’Aperam par exemple).

Rendement total du SBF 120: performance par titre

Source: Factset, weeko

Source: Factset, weeko

Les performances affichées intègrent les dividendes réinvestis. Lire la suite

Corporate français: CDS 5 ans et notation – BofAML

Source: Bank of America Merrill Lynch

France: préférer les actions aux obligations – Citi

2013 sera-t-elle la fin de l’exception française ? Selon une étude de la banque américaine Citi, la détérioration de la situation économique devrait se poursuivre (contraction de 0,2% du PIB réel l’an prochain). Elle pourrait bien peser sur la performances des obligations du Trésor (l’une des meilleures performances en Europe depuis 2009). Pour Citi, le pays s’expose en effet au risque de dégradation de ses perspectives, voire de sa note de crédit. Dans le même temps, le déséquilibre entre offre et de demande (moins de flux acheteurs, des émissions nettes estimées à 170 milliards d’euros) pourrait bien peser sur la performance des OAT l’an prochain. A contrario, les actions françaises devraient enregistrer une progression de 10% (après +5,8% YTD). Toutefois, la banque conseille une sélection de titres qui privilégie les histoires de croissance exposées à la demande internationale. Les actions françaises, oui. Les OAT, non… Lire la suite

Le gagnant d’une fusion SFR/Numéricable ? Iliad

Les analystes de SocGen sont, pour une fois, plutôt prolixes sur les perspectives d’une nouvelle opération de consolidation du secteur des télécoms en France. Ils ont publié coup sur coup deux notes sur le projet de fusion SFR/Numéricable, évoqué par la presse ce week-end (ici et ). Lire la suite

Traverser la tempête

« At the end of last year we developed, with our analysts, four themes that we argued would drive relative stock performance in 2012 . These were: Earnings resilience; Structural growth; Balance-sheet strength; Pricing anomalies.
Essentially, we argued that quality companies with decent balance sheets, earnings that were unlikely to buckle in a weak economic environment and long-term growth prospects in their core businesses would be likely to outperform through the up and down swings. Fortunately, with the weakness of markets over the past couple of years, our analysts found plenty of such companies at reasonable valuations.
We still think these are valid themes, since the fundamental macro picture has not changed. Therefore, we have asked our analysts to refresh their ideas for stocks that best fit these themes. »

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Profil financier du CAC 40

Profil Financier CAC40
h/t Agefi.

Lien vers un article du quotidien financier, évoquant le faible niveau de valorisation de l’indice (1x les fonds propres), et où ce document est cité.

 

Quand Citi compare France Télécom à Air France…

… Cela se traduit par une recommandation à la vente des actions France Télécom, avec un objectif de cours de 9,1 euros. Rappelons que le titre de l’opérateur de télécommunications a connu un plus bas de 10,92 euros au cours des 12 mois écoulés. Lire la suite

Publications de chiffre d’affaires/résultats – 22 février 2012

Accor: Résultats 2011 (comptes annuels)

CNP Assurances: Résultats 2011

France Télécom/Orange: Résultats 2011 (comptes annuels)

Latécoère: Résultats 2011

Nexity: Résultats 2011

Schneider ElectricRésultats 2011 (comptes annuelsPlan stratégique Connect)

Seb: Résultats 2011

Spir Communication: Résultats 2011

ValeoRésultats 2011

France Télécom: Deutsche Bank à la vente

Deutsche Bank a déclassé son avis sur France Télécom à « vendre » assorti d’un objectif de cours de 10,25 euros. La raison: l’arrivée de Free Mobile ne pose pas qu’un problème pour les marques « digitales » (Sosh, etc…) mais également pour le coeur de l’activité mobile de l’opérateur historique. Lire la suite

Iliad: l’euphorie Free Mobile est déjà dans le cours-Exane

Exane BNP Paribas abaisse ce matin son avis sur Iliad, maison-mère de Free et Free Mobile, de « surperformance » à « neutre », avec un objectif de cours de 110 euros, signalant un moindre potentiel de hausse à court terme. Lire la suite

CAC 40: Prévisions de résultat net (2011-13)

Voici un tableau des anticipations de bénéfice net publié par les entreprises constituant le CAC 40, sur la base du consensus établi par IBES. Lire la suite

Iliad: l’effet buzz de Free Mobile

Il aura suffi d’un twitt de Xavier Niel, le patron d’Iliad (maison-mère de Free), annonçant que sa « fusée est sur sa rampe de lancement » pour que le marché (et de nombreux blogueurs) s’emballe sur la commercialisation d’offres de téléphonie mobile « low cost »… Lire la suite

43 titres offrant un dividende de plus de 8%

On est loin des records de 2008-2009, mais HSBC a trouvé 43 titres de sociétés cotées au sein de l’indice MSCI Europe qui offrent un rendement du dividende élevé (>8%). HSBC note que ces niveaux ne sont généralement pas soutenables (les 3/4 des sociétés devraient couper leurs dividendes d’ici 2 ans), mais avant que cela ne se produise, l’histoire montrerait que les titres de ces sociétés pourraient afficher de beaux parcours.La banque observe toutefois que des rendements du dividende élevés peuvent avoir 2 significations: une opportunité d’investissement… ou le signe de difficultés financières! Du coup, cette thématique n’est pas adaptée à tous les portefeuilles! Lire la suite

Exane dégrade Vivendi à sous-performance, relève France Télécom à surperformance

Exane BNP Paribas publie ce matin deux rapports sur le secteur des télécommunications en France et sur Vivendi. Dans le premier, le courtier relève son avis sur France Télécom de « neutre » à « surperformance », avec un objectif de cours de 15,5 euros. Dans le second, il dégrade Vivendi de « neutre » à « sous-performance », avec un objectif de cours de 17,5 euros. Lire la suite

Disciple de Graham (6): Pierre Nebout (LCF E. de Rothschild)

Pierre Nebout fait partie des rares gérants qui ont, de mon point de vue, une vraie démarche d’investisseur sur le long terme, et qui s’inscrivent de ce fait dans les pas de Benjamin Graham. Lire la suite

La fin du stock picking…

… Certains aimeraient y croire, pas nous. Mais voilà, l’idée refait surface. Comme dans cet article du Wall Street Journal, qui nous explique comment les marchés sont aujourd’hui dominés par les forces de la macroéconomie, de la politique et de la régulation. L’époque aurait donc changé. Lire la suite

France Télécom ne répond plus

Un changement de dirigeant ne suffit pas toujours à changer l’histoire d’une entreprise. France Télécom en fait actuellement l’expérience. Malgré la refonte (tardive) de son équipe managériale, la recherche d’une organisation un peu plus humaine en interne et une politique de recrutement et de formation ambitieuse sur le papier, le marché a délaissé le titre de l’opérateur historique, dans un mouvement généralisé d’abandon des titres défensifs. Cette baisse semble toutefois arriver à son terme, si l’on en croit une étude d’UBS parue aujourd’hui.

Or, à 14,755 euros, France Télécom affiche une valorisation très attrayante. Peut-on pour autant parler de sous-évaluation? Cela dépend de la capacité de l’opérateur à maintenir son cash-flow organique tout en respectant son corps social. Si c’est le cas, France Télécom apparaît comme notoirement sous-évalué.

Prenons le dividende (1,4 euro par action). L’objectif de cash-flow organique (8 milliards par an selon le groupe, 5 à 6 milliards d’après nos estimations) semble soutenable même en retenant des hypothèses relativement prudentes de croissance du chiffre d’affaires et d’évolution des marges. L’actualisation du dividende, avec un coût du capital de 10% et un taux de croissance de 1,5%, valorise l’action France Télécom à 16,5 euros. Une valorisation par DCF montre que le marché retient des hypothèses plutôt pessimistes sur l’avenir du groupe, alors que celui-ci conserve, quoi qu’on en dise, des positions encore importantes sur ses marchés de référence.

Les dirigeants de France Télécom devraient d’ailleurs tout faire pour que le corps social du groupe se sente un peu mieux, ce qui explique certains chapitres du plan « Conquêtes 2015 » annoncé lundi. La France représentait l’an dernier 63% de la marge brute opérationnelle du groupe. Donner du sens et une stratégie claire est non seulement la mission de base de tout dirigeant, mais elle fait également sens pour une revalorisation du titre en Bourse.

Dans un commentaire publié ce matin, le courtier CA Cheuvreux note que France Télécom affichait une sous-performance de 4% par rapport aux autres grands opérateurs de télécommunications (Telefonica, KPN et Deutsche Telekom), alors qu’il sert un rendement de dividende 20% supérieur à ses comparables (à 9,7%) et un free cash-flow yield 40% au-dessus de ses mêmes comparables (à 19,3%).

Dans des marchés volatils, où il devient très difficile de trouver à la fois une protection du capital et un rendement attrayant, France Télécom se distingue avec un niveau de risque atténué (sauf à considérer que le groupe soit soudainement incapable de rembourser ses dettes ou à juger insuffisant le niveau des fonds propres au bilan – 31%, ce qui est un vrai sujet selon nous). Une aubaine donc, qui devrait permettre de raccrocher quelques investisseurs.

Désendettement des Etats et stratégie d’investissement

Le désendettement des Etats va être l’un des thèmes majeurs au cours des prochaines années. Exane BNP Paribas expose sa stratégie d’investissement (en actions) pour s’adapter à cet environnement dans une étude publiée jeudi. Les principales points de l’étude sont les suivants:

  • Acheter des titres offrant un rendement du dividende conséquent et relativement sûr (quelques idées avancées par le broker dans une liste de 11 noms: Vivendi, Vodafone, Deutsche Post).
  • Acheter des titres offrant un potentiel de hausse du dividende (quelques noms cités: AstraZeneca, Heineken, Carrefour, Sanofi-Aventis, SAP, Reed Elsevier).
  • Rechercher les champions de la croissance des résultats, quel que soit l’environnement (Adidas, LVMH, Standard Chartered, Autonomy, SES sont évoqués).
  • Vendre les valeurs très sensibles au cycle économique (Next, Panalpina, Rolls Royce, SKF et UPM font partie de cette catégorie selon Exane).
  • Vendre les sociétés exposées aux dépenses gouvernementales (BAE Systems, Crégit Agricole, Finmeccanica, RBS, Smith & Nephew, Synthes sont cités parmi d’autres).

France Télécom, moins de risque, moins de décote

Comprendre le cas France Télécom n’est pas si compliqué, affirment les analystes de Société Générale: la France et la Pologne représentent respectivement 60% et 10% de son excédent brut d’exploitation (« marge brute opérationnelle » dans le jargon du groupe).

« Après une forte dégradation des estimations de résultats de ces deux actifs au 1er semestre 2009, le titre est entré, depuis l’été, dans une phase d’amélioration de son statut relatif au sein du secteur », écrivent-ils.

Stabilisation des résultats, nouvelle équipe de direction, et retard du titre se traduisent par une décote de 5%-10% par rapport aux comparables. Sans nier l’impact de la crise sociale qui touche l’opérateur historique, SG pense que le groupe devrait être en mesure d’afficher une plus grande lisibilité de ses résultats à venir.

La banque valorise le titre à 21,5 euros par somme des parties et a une recommandation d’achat. Les activités du groupe (tous pays) sont valorisées 5,3X l’excédent brut d’exploitation estimé pour 2010. Après prise en compte d’autres actifs (SonaeCom, Orange Autriche, Egypte, JV Royaume-Uni), déduction de la dette nette (31,26 milliards fin 2010), intégration des minoritaires (7,42 milliards) et des crédits d’impôts (4,85 milliards), l’ANR du groupe ressort à 56,9 milliards d’euros, soit 21,5 euros par titre.

CAC40: le cash avant tout

Comme on pouvait s’y attendre, les entreprises du CAC 40 ont été lourdement affectées par la crise internationale déclenchée outre Atlantique. Mais si elles affichent des bénéfices nets en baisse (-27% selon Les Echos, -20% selon mes calculs qui excluent les 2 entreprises à exercice décalé que sont Alstom et Pernod Ricard), leur priorité de 2009 a été la préservation du cash et du bilan. Lire la suite