Les OPA hostiles en vogue

Incertitudes sur la vigueur de la reprise ou pas, les opérations de concentration sont reparties de plus belle. En l’espace de quelques jours, Dell et Hewlett-Packard ont engagé une bataille pour le spécialiste du stockage 3PAR (HP semble avoir pris une légère avance, mais elle reste à confirmer). Sanofi-Aventis a rendu public dimanche son projet d’offre de rachat à 69$ sur Genzyme pour faire pression sur la direction de l’entreprise qui reste sourde à ses demandes de discussions. BHP Billiton tente de ravir le spécialiste des fertilisants Potash pour un prix de 130$.

La caractéristique commune de ces offres ? Les prédateurs tentent de tirer parti de cours de Bourse déprimés pour faire de bonnes affaires. Ce n’est apparemment pas un mauvais calcul dans un environnement de faibles taux. Toute la difficulté est d’arriver à boucler ces deals en ne payant pas trop cher.

Cela montre aussi que les dirigeants d’entreprises, à défaut de réinvestir massivement dans leur outil de production, préfèrent acquérir des actifs et les restructurer pour dégager de nouvelles sources de profits. Une démarche visiblement considérée comme plus acceptable par les investisseurs plutôt que celle qui consiste à investir dans des projets de croissance interne, certes mieux contrôlables, mais plus longs à mettre en œuvre et moins à même de faire monter rapidement les cours de Bourse.