Seb: hausse de 2,3% des ventes trimestrielles

Seb a enregistré une progression de 2,3% de son chiffre d’affaires du 1er trimestre à 931M€ (+2,7% en organique) et annonce une baisse de 6,4% de son résultat opérationnel à 73M€ – tassement des marges dû à un mix défavorable et à un effort promotionnel accru face à l’intensification de la concurrence.

Lien vers le communiqué de presse.

Seb: des prévisions 2013 « mitigées » selon Exane

Exane BNP Paribas estime que les résultats annuels de Seb sont globalement en ligne avec les attentes, mais que les prévisions pour 2013 sont « mitigées ». Le courtier attend une clarification des indications données par le groupe, qui indique vouloir « préserver le niveau de son résultat opérationnel d’activité », tout en visant un retour à la croissance organique des ventes dès cette année.

Seb espère préserver sa rentabilité en 2013 grâce à la Chine

Seb annonce une baisse de 17% de son résultat net annuel à 194,2 millions d’euros, en raison de la dégradation de la consommation dans de nombreux marchés. Le chiffre d’affaires a progressé de 2,4% à 4,06 milliards d’euros (-0,9% en organique). Le résultat opérationnel ajusté (avant intéressement et participation) s’est contracté de 8% à 415 millions d’euros, soit 10,2% du chiffre d’affaires (contre 11,4% en 2011). Le groupe prévoit de verser un dividende de 1,32€/action. Pour 2013, le fabricant de petit électroménager anticipe un environnement toujours difficile en Europe, mais espère préserver sa rentabilité grâce à la croissance des ventes dans les pays émergents, notamment en Chine.

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Seb et le tweet d’Oprah

— Oprah Winfrey (@Oprah) February 15, 2013

A l’ère des réseaux sociaux, il aura fallu 4 jours pour entendre parler du tweet d’Oprah Winfrey, vantant les mérites de l’Actifry de Seb. L’action gagne aujourd’hui près de 5% à la Bourse de Paris, à raison, si l’on en croit les commentaires de Kepler.

Selon son analyste Laetitia Delaye, les américains consomment 13kg de frites par an et par habitant (en moyenne). Il y a 115 millions de foyers aux Etats-Unis. Selon Kepler, si 1% de ces ménages suivent le conseil d’Oprah, cela pourrait représenter environ 215M€ de chiffre d’affaires additionnel pour Seb. Pas une paille pour un groupe qui réalise un chiffre d’affaires de 4,06 milliards d’euros, dont 457M€ en Amérique du Nord (et 345M€ aux Etats-Unis selon Kepler).

Aujourd’hui, le tweet d’Oprah a fait grimper la capi boursière de Seb de 144M€… Encore un petit effort…

SBF120: ratios boursiers (P/E, P/B, EV/EBITDA, FCF Yield)

La valorisation des sociétés membres du SBF120, en quelques ratios. Pour aller plus loin, je vous renvoie vers cet outil, que j’ai développé.

Source: Factset, weeko

Source: Factset, weeko

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Quels sont les titres à gros béta ?

Source: Factset, calculs weeko

Source: données Factset, calculs weeko

Un investisseur qui souhaiterait théoriquement surperformer le marché devrait en toute logique privilégier les titres à béta élevé… Le graphique ci-dessus produit le béta de chaque titre composant le SBF 120. Le béta est calculé sur un historique de données hebdomadaires au cours des 2 dernières années (on a pris en réalité 101 données par série, certains titres n’ayant pas encore 2 ans complets de cotation (cas d’Aperam par exemple).

Rendement total du SBF 120: performance par titre

Source: Factset, weeko

Source: Factset, weeko

Les performances affichées intègrent les dividendes réinvestis. Lire la suite

SocGen, Renault, Capgemini… au menu des valeurs préférées de Kepler pour 2013

Kepler a publié sa liste de valeurs favorites en France pour 2013. Le courtier recommande de privilégier les titres à fort béta comme Société Générale, Capgemini ou Renault, au côté de valeurs de croissance comme L’Oréal, Ingenico, Seb ou JCDecaux et de valeurs en retournement (Bouygues, Carrefour). Dans l’univers des petites et moyennes valeurs, le courtier met en avant Terreis (foncière).

« Our view on the market is reasonably optimistic for 2013, with a backdrop mainly triggered by politics in Europe, more than by macro conditions », explique Pierre Boucheny, responsable de la recherche et auteur de l’étude.

En 2012, la liste de valeurs préférées de Kepler a bondi de 28,7%, avec un taux de rotation de 130% (13 changements dans l’année). Cette liste comportait 23 noms, dont 14 large caps et 9 small et mid.

 

Le thème de la consommation émergente a encore du jus

David Finch, stratégiste chez Exane BNP Paribas, joue les « Dr No »: non, le re-rating des valeurs de consommation exposées aux émergents n’est pas terminé; non, les moteurs de performance de ces sociétés n’est pas affecté par le ralentissement des économies émergentes; non, la bonne tenue du panier de titres proposé par Exane ne tient pas uniquement à l’absence de valeurs financières dans ce portefeuille. Lire la suite

Publications de chiffre d’affaires/résultats – 22 février 2012

Accor: Résultats 2011 (comptes annuels)

CNP Assurances: Résultats 2011

France Télécom/Orange: Résultats 2011 (comptes annuels)

Latécoère: Résultats 2011

Nexity: Résultats 2011

Schneider ElectricRésultats 2011 (comptes annuelsPlan stratégique Connect)

Seb: Résultats 2011

Spir Communication: Résultats 2011

ValeoRésultats 2011

Actionaria: ce que l’on a dit de 2012

Premiere seance de live blogging au salon Actionaria pour voir et écouter ce que Mr Le Marché pense de 2012… Entre autres…

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Mise à jour de la liste small-midcaps Europe de SocGen

Société Générale a publié vendredi une mise à jour de sa liste de valeurs petites et moyennes préférées, en fonction de 4 styles (GARP, value, growth et rendement élevé). Lire la suite

Disciple de Graham (6): Pierre Nebout (LCF E. de Rothschild)

Pierre Nebout fait partie des rares gérants qui ont, de mon point de vue, une vraie démarche d’investisseur sur le long terme, et qui s’inscrivent de ce fait dans les pas de Benjamin Graham. Lire la suite

Seb ne connaît plus la crise?

Son exposition croissante aux marchés émergents et la bonne tenue de ses résultats en feraient presque oublier que Seb atteint aujourd’hui des niveaux de valorisation plutôt exigeants.

Après avoir traversé la crise sans trop de casse, le fabricant de petit électro-ménager continue sur sa lancée en 2010. Mais le marché semble répéter les mêmes exagérations qu’en 2007, en ravivant le « thème » des marchés émergents. Rappelons toutefois comment ce thème a connu un parcours pour le moins volatile (tout comme Seb) en 2008. Revient aujourd’hui en odeur de sainteté l’idée que Seb devient de plus en plus une valeur émergente – ces marchés n’ont représenté que 38% des ventes l’an dernier, mais devraient continuer de voir leur poids augmenter en pourcentage du chiffre d’affaires.

Ce qui rend les investisseurs optimistes, c’est que Seb dégage de niveaux de rentabilité particulièrement aguichants dans ces pays – une marge d’exploitation de 16,9% en 2008 en Asie contre 9,4% en France (le groupe n’a pas dévoilé de chiffres pour 2009, par crainte de décevoir sans doute ? Nous guettons la sortie du document de référence). Après les résultats annuels, la majorité des analystes a salué les performances de la société. Ces professionnels prévoient que l’avenir sera rose encore quelques temps. Citons HSBC: « un modèle de développement toujours impressionnant »; Société Générale: « une capacité d’adaptation à des conditions de marché difficiles démontrée en 2009 »; Natixis: « un potentiel de croissance du marché important »; Exane BNP Paribas: « encore beaucoup de croissance dans les pays émergents ET matures ».

Face à autant d’unanimité, nous adoptons une attitude un peu plus prudente, surtout au regard du parcours boursier récent. Avec un gain de 25%, Seb est la 3ème plus forte hausse du SBF120 depuis le début de l’année, après Safran et CGGVeritas. Le peloton de tête du marché est composé principalement de valeurs cycliques à fort beta, qui réagissent plus fortement que les variations du marché. Sur la base du consensus IBES, la Bourse prévoit pour 2010 une hausse de 26% du bénéfice par action de Seb. Ajoutez à cela un rendement de 2,4% pour l’action, cela ne laisse pas un très gros potentiel de hausse au titre.

A moins que Seb ne surprenne favorablement la Bourse en faisant part de prévisions encore plus optimistes que ce qui est déjà anticipé. En retenant une valorisation par actualisation des flux de trésorerie disponible (DCF avec un coût du capital de 9,4% et un taux de croissance à l’infini de 2,5%), Seb doit dégager un flux de trésorerie disponible de 200 millions d’euros chaque année pour justifier son cours actuel. Pour que son cours continue de monter, il faudra que Seb soit en mesure de faire croître durablement ses marges, sans trop investir dans sa croissance future.

En présentant les résultats annuels du groupe, ses responsables ont plutôt fait preuve de prudence, fin février. La Bourse, pour l’instant, ne donne pas l’impression de les avoir entendus.

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