A son tour, HSBC redécouvre l’intérêt du style value

Depuis le mois de juillet, HSBC estime que le style « value » (recherche de titres décotés) est plus attrayant que le style « growth » (recherche de valeurs de croissance). La banque vient de publier une nouvelle étude sur le sujet, avec quelques idées d’investissement pour les investisseurs intéressés par ce style de gestion. Continuer la lecture de « A son tour, HSBC redécouvre l’intérêt du style value »

Quality Street

Au regard d’un environnement économique plus qu’incertain, la qualité est un point de repère toujours utile pour les investisseurs en actions, selon les stratégistes de Citi. « Europe SA n’est pas le PIB européen », affirment-ils dans une étude datée du 9 août. Continuer la lecture de « Quality Street »

4 raisons pour sous-pondérer les actions – Morgan Stanley

L’équipe stratégie Europe de Morgan Stanley (Graham Secker, Ronan Carr, Matthew Garman et Hanyl Lim) a dégradé sa recommandation sur les actions à « sous-pondérer » après le rebond d’octobre, estimant que celui-ci ne serait qu’un feu de paille en raison de problèmes beaucoup plus structurels, dont l’incapacité de l’Europe à trouver une solution crédible à la crise de la dette, l’affaiblissement de la croissance économique, le risque de baisse des marges (à cela, s’ajoutent quelques indicateurs techniques moins favorables). Continuer la lecture de « 4 raisons pour sous-pondérer les actions – Morgan Stanley »

France: comment Cheuvreux prépare 2011

CA Cheuvreux vient de publier son étude France Top Picks 2011, dont nous avions donné les valeurs favorites récemment. Dans l’introduction de cette note de 56 pages, Laurent Poinsot, patron de la recherche en France passe en revue l’année 2010. Voici in extenso ses commentaires avec en introduction une question plutôt étonnante pour un broker adepte de la rotation des portefeuilles : « Est-ce que 2010 n’a servi à rien ? » Continuer la lecture de « France: comment Cheuvreux prépare 2011 »

Sperian: un board responsable

Les actionnaires et dirigeants de Sperian Protection ont obtenu le juste prix pour leur groupe. L’américain Honeywell a conclu un accord de rachat à 117 euros par action, soit 67% de plus que l’offre envisagée initialement par le fonds d’investissement Cinven. L’écart de prix s’explique par les synergies a priori plus importantes, permises par la création d’un leader mondial de la protection individuelle.

L’offre Honeywell valorise l’entreprise 1,5 fois la valeur de ses fonds propres fin 2009, 13,5 fois l’excédent brut d’exploitation 2009 et 17,9 fois le résultat d’exploitation, ce qui semble plutôt raisonnable en première lecture. Sur la base de notre modèle de valorisation (DCF avec un coût moyen pondéré du capital de 7,9%, un taux de croissance de 2% et un flux de trésorerie disponible moyen de 62,6 millions d’euros sur la période 2010-2018), nous avions une valorisation de 106,3 euros par action.

Cette valorisation suppose notamment une capacité du groupe de maintenir un niveau correct de marge (11,8% sur la période analysée, contre 13,1% entre 2004 et 2009), ce qui semble largement possible, voire peut-être prudent, pour un groupe qui va doubler de taille en étant racheté par Honeywell (sous réserve des approbations des autorités de la concurrence).

Les actionnaires de contrôle ont donc fait leur boulot, ce qui est plutôt une bonne nouvelle puisque cette fois-ci tous les actionnaires en profiteront, à l’inverse de l’opération Etam Développement.

PS: L’offre publique d’achat d’Honeywell a été déposée sur le site Internet de l’AMF ce jeudi. Elle est présentée par Deutsche Bank et Lazard.

Selon Thomson Reuters, il s’agit de la deuxième plus grosse transaction portant sur une société française cette année (après le rachat d’Areva T&D par Schneider Electric et Alstom. Les rachats d’entreprises françaises ont atteint 6,5 milliards de dollars depuis le début de l’année (le record dans ce domaine a été atteint en 2007 avec 50 milliards de dollars de transactions).

SG rebat les cartes de l’équipement ferroviaire

Société Générale publie mardi une étude sur l’industrie de l’équipement ferroviaire, composée pour l’essentiel de midcaps en Europe. L’étude se concentre sur les fournisseurs de l’industrie ferroviaire, et par sur les donneurs d’ordre comme Alstom, Bombardier ou Siemens. La banque réitère son message de prudence, justifié selon elle par la perspective d’un ralentissement des prises de commandes dans le secteur et d’une concurrence plus vive de la part d’acteurs chinois. SG avait déjà émis une opinion prudente en juin 2009, qui ne s’est pas confirmée.

« Nous maintenons notre biais prudent, craignant un flux de nouvelles défavorable et une baisse de la rentabilité des sociétés que nous couvrons par rapport aux niveaux historiquement élevés atteints aujourd’hui », écrit SG.

Dans le secteur, la banque privilégie Delachaux (pour ses activités non ferroviaires) [« achat », objectif de cours de 53 euros]. Elle recommande de vendre Vossloh (objectif revu de 70 à 66 euros) et de conserver CAF (opinion revue de « vendre » à « conserver », objectif ajusté de 350 à 335 euros), Ansaldo (opinion relevée de « vendre » à « conserver », objectif abaissé de 13,5 à 13,1 euros) et Faiveley (objectif revu de 58 à 55 euros).

Alstom, indicateur retardé

Compte tenu de cycles d’activité très longs, Alstom paie avec retard les effets de la crise. S’il a publié des résultats annuels supérieurs aux attentes, le groupe d’ingénierie prévoit une marge d’exploitation entre 7% et 8% au cours des deux prochains exercices, contre 9,1% en 2009-2010 – une prévision plus prudente que celle des analystes (8% selon le consensus IBES pour 2010-2011, 7,8% en 2011-2012).

Tout l’enjeu pour Alstom est de faire en sorte que ce niveau de marge représente un point bas, ou de créer la surprise en faisant mieux que prévu. Il en va de même pour la gestion du cash. La chute du ratio de prises de commandes sur chiffre d’affaires (« book-to-bill »), considéré comme un indicateur avancé d’activité, s’est traduite par une ponction de 960 millions d’euros dans la trésorerie du groupe pour financer son besoin en fonds de roulement. La chute des commandes signifie moins d’acomptes sur contrats, alors que le groupe doit honorer les commandes déjà passées, ce qui entraîne plus de sorties de cash que d’entrées.

Cet élément défavorable va-t-il se produire encore au cours des exercices à venir ? Les prochains commentaires sur les prises de commandes donneront des indications sur ce point. Compte tenu des commandes déjà en portefeuille, on peut aussi regretter qu’Alstom n’ait pas donné d’informations plus détaillées, notamment une prévision de marge par pôle d’activité par exemple… ce que le groupe faisait par le passé.

A plus long terme, les relais de croissance que le groupe convoite (énergies renouvelables, pays émergents) n’ont pour le moment pas joué un rôle très visible dans les résultats. Le marché des renouvelables a subi comme les autres métiers les effets de la crise. La part des émergents dans le carnet de commandes du groupe est toujours minoritaire (25% des prises de commandes en 2009-2010).

Seule nouvelle plutôt rassurante : le bilan reste sain, malgré l’augmentation des dettes financières l’an dernier. Ce point représente une nouvelle plutôt rassurante au moment où le groupe doit boucler le rachat de la branche Transmission d’Areva.

Autre point plutôt positif : Alstom a maintenu un niveau soutenu d’investissement, malgré la crise. Il reste maintenant à espérer que ces investissements offriront à terme une rentabilité satisfaisante. S’il faut laisser le temps faire son œuvre, Alstom pourra profiter de la présentation de ses résultats aujourd’hui pour poser quelques balises bien utiles à ses actionnaires, à ses fournisseurs et à ses salariés, dans un environnement de marché toujours incertain.

Alstom doit se restructurer

Alstom ne peut éviter un plan de réduction de ses coûts et de « réallocation de production » pour faire face aux baisses de commandes dans l’énergie et à la concurrence croissante de fabricants chinois dans le transport ferroviaire, avertit la Société Générale dans une note publiée ce matin.

Les efforts de restructuration du groupe d’ingénierie devraient passer de 27 millions d’euros au 1er semestre à 75 millions d’euros au 2nd semestre, puis à 200 millions d’euros sur l’ensemble de l’exercice 2010-2011, d’après la banque. « Seules ces mesures pourraient rassurer les investisseurs, au moins à court terme », écrivent les analystes de SG.

La banque relève son opinion sur le titre de « vendre » à « conserver », avec un objectif de cours inchangé à 47 euros.

« Le titre a sous-performé les marchés européens de 15% ces 3 derniers mois. Le risque de baisse semble désormais plus limité, à condition que le groupe dévoile un programme de réduction des coûts convaincant lors de la publication des résultats annuels. »

Jusqu’ici Alstom n’a pas indiqué d’objectif de réduction des coûts, ni formalisé de plan de restructuration. Dans son communiqué du 19 janvier dernier, sur les chiffres du troisième trimestre, Alstom n’a mentionné aucun un plan d’économies ni de mesures de rationalisation de ses activités. Le groupe a même maintenu ses objectifs financiers malgré la chute des prises de commandes.

La marge opérationnelle est prévue à 9% en 2009-2010 (publication des résultats le 4 mai), avec une marge de 10%-11% dans l’énergie et 7%-8% dans le transport.

La question est de savoir si l’analyste a sorti cette idée de son seul chapeau ou s’il est allé puiser quelques informations chez Alstom. 200 millions d’euros, cela représente 13% du résultat opérationnel 2008-2009. Ce n’est donc pas anodin.

Selon le consensus IBES, le marché table sur un chiffre d’affaires annuel de 19,74 milliards d’euros et sur un résultat opérationnel de 1,71 milliard, soit une marge de 8,7%. Le bénéfice par action est attendu à 4,22 euros par action.

CAC40: le cash avant tout

Comme on pouvait s’y attendre, les entreprises du CAC 40 ont été lourdement affectées par la crise internationale déclenchée outre Atlantique. Mais si elles affichent des bénéfices nets en baisse (-27% selon Les Echos, -20% selon mes calculs qui excluent les 2 entreprises à exercice décalé que sont Alstom et Pernod Ricard), leur priorité de 2009 a été la préservation du cash et du bilan. Continuer la lecture de « CAC40: le cash avant tout »