Le retour des Zinzins, bonne nouvelle pour la Bourse

Enfin une bonne nouvelles pour les investisseurs en actions ? Plusieurs zinzins français cherchent à trouver un moyen d’investir en Bourse tout en limitant les contraintes réglementaires de Solvency II. Un signal pour le moins intéressant alors que les rendements obligataires sont au plus bas (pour les souverains les plus sûrs) et qu’en dehors du crédit, les actions restent un vecteur d’investissement toujours intéressant sur le très long terme. Continuer la lecture de « Le retour des Zinzins, bonne nouvelle pour la Bourse »

P&L du secteur bancaire et valorisation

Avec pas moins de 8 analystes et 2 vendeurs spécialisés sur le secteur bancaire, Exane peut proposer aux investisseurs une vue d’ensemble du secteur. Dans certaines de ses notes sectorielles, le courtier publie régulièrement le compte de résultat du secteur bancaire européen. Un document intéressant puisqu’il permet de remettre en perspective l’évolution des différents ratios financiers de l’industrie depuis le début de la crise financière. J’y joins un tableau récent sur la valorisation des différentes banques suivies par Exane (datée d’aujourd’hui). Continuer la lecture de « P&L du secteur bancaire et valorisation »

« Originate to Distribute »: un changement de modèle qui coûterait cher aux banques françaises

Depuis plusieurs mois, les dirigeants de plusieurs groupes bancaires français défendent mordicus le modèle de la banque universelle. La mise en place de la nouvelle réglementation bancaire, dont l’objectif est de réduire les prises de risque, pousserait les banques et le financement de l’économie vers davantage de désintermédiation, avertissent-ils… Plus de financement de marché, donc plus de risque pour l’économie. Continuer la lecture de « « Originate to Distribute »: un changement de modèle qui coûterait cher aux banques françaises »

Traverser la tempête

« At the end of last year we developed, with our analysts, four themes that we argued would drive relative stock performance in 2012 . These were: Earnings resilience; Structural growth; Balance-sheet strength; Pricing anomalies.
Essentially, we argued that quality companies with decent balance sheets, earnings that were unlikely to buckle in a weak economic environment and long-term growth prospects in their core businesses would be likely to outperform through the up and down swings. Fortunately, with the weakness of markets over the past couple of years, our analysts found plenty of such companies at reasonable valuations.
We still think these are valid themes, since the fundamental macro picture has not changed. Therefore, we have asked our analysts to refresh their ideas for stocks that best fit these themes. »

Continuer la lecture de « Traverser la tempête »

Merrill conseille des prises de bénéfices sur SG et BNP Paribas

Bank of America Merrill Lynch a abaissé ce matin son avis sur Société Générale de « achat » à « neutre » (objectif inchangé de 23 euros) et sur BNP Paribas de « neutre » à « sous-performance » (objectif inchangé à 36 euros) après l’envolée des cours des banques françaises et « les incertitudes nées des propositions de François Hollande ».
L’analyste de Merrill Lynch, Patrick Leclerc, voit également dans l’augmentation des coûts de financement, les effets du désendettement ou la situation toujours tendue de l’économie et du risque souverain des raisons d’une plus grande prudence sur ces deux titres bancaires.

 

Quels scénarios pour la Grèce?

La Grèce n’aura pas tardé à revenir sur le devant de la scène, comme on l’a récemment souligné. Les Allemands font pression pour qu’une décote plus importante soit appliquée sur les titres de dette souveraine du pays (en clair que les investisseurs privés constatent une perte plus élevée que prévu jusqu’ici). Ils ont le soutien de l’économiste en chef du FMI, Olivier Blanchard. D’autres appellent à l’arrêt pur et simple de cette pratique qui n’a pas montré son efficacité, et a au contraire alimenté la panique sur les marchés. Continuer la lecture de « Quels scénarios pour la Grèce? »

Les idées d’investissement de Cheuvreux pour 2012 sur le marché français

Comme à son habitude, Cheuvreux a publié durant la semaine écoulée sa liste de valeurs préférées pour 2012 sur le marché français (on regardera les recommandations sur l’Europe et quelques autres pays dans de prochains posts). La sélection de 2011 a terminé l’année dans le vert. Au menu de cette année, le courtier propose Air Liquide, BNP Paribas, EADS, Sodexo, Unibail-Rodamco pour les « larges caps »; ADP, Capgemini (!?), CGGVeritas pour les valeurs moyennes. Continuer la lecture de « Les idées d’investissement de Cheuvreux pour 2012 sur le marché français »

Banques: le grand ménage se poursuivra en 2012-UBS

UBS a publié la semaine dernière une salve d’études sectorielles « globales ». On commence par le domaine d’activité qui préoccupe sans doute le plus les marchés: le secteur bancaire – courroie de transmission de la crise du crédit et de la récession si sa situation financière n’est pas stabilisée. Pour UBS, cette dernière risque encore d’être très fragilisée l’an prochain. A tel point que la banque suisse en voit de hâvre de paix que dans les banques canadiennes (comme en 2008-2009) et (tactiquement) dans les banques japonaises. Continuer la lecture de « Banques: le grand ménage se poursuivra en 2012-UBS »

Réduction des bilans bancaires: un régime de 1.000 milliards d’euros

Le processus de réduction des bilans bancaires (« deleveraging ») qui s’est opéré au plus fort de la crise financière de 2008-2009 avait représenté une diminution de 2.000 milliards d’euros en Europe. Depuis, comme si de rien n’était, la plupart des banques européennes se sont remises à faire croître la taille de leur bilan, ignorant le risque que pouvait faire peser sur l’économie le gonflement des dettes étatiques. Depuis, la multiplication des crises en zone euro et aux Etats-Unis sur la question de l’endettement public a obligé de nombreuses banques à réduire à nouveau la taille de leur bilan. Dans une étude publiée ce matin, les analystes de Bank of America Merrill Lynch chiffrent la « facture » à quelque 1.000 milliards d’euros. Explications.  Continuer la lecture de « Réduction des bilans bancaires: un régime de 1.000 milliards d’euros »

Quand la crise a bon dos

PSA, BNP Paribas, Société Générale… Depuis quelques jours, les plans sociaux pleuvent. La « justification économique » de ces plans est la crise de la dette ou les craintes de récession économique. La réalité est parfois différente et de nombreux plans sociaux dans des groupes de cette taille sont liés à des processus de modification des périmètres, de réallocation des ressources. Le problème n’est pas que ces ajustements aient lieu. C’est leur timing qui donne le sentiment de l’impréparation et provoque la colère justifiée des premières victimes, les salariés. Continuer la lecture de « Quand la crise a bon dos »

29 institutions financières systémiques, dont une seule « émergente »

Dans le cadre du G20 de Cannes, le Financial Stability Board a publié une liste des 29 institutions financières systémiques à l’échelle de la planète – baptisées « Global Systematically Important Financial Institutions » (G-SIFI). Bizarrement, une seule institution « émergente » (Bank of China) en fait partie. Continuer la lecture de « 29 institutions financières systémiques, dont une seule « émergente » »

Revue des marchés

Weekly performance (4 Nov 2011)

Marche arrière toute: moins d’une semaine après un accord sur le sauvetage de la Grèce (qui avait laissé de nombreux observateurs indécis), les marchés financiers ont retrouvé leur lot de stress provoqué par la situation toujours incertaine de la zone euro. Cette-fois, l’hypothèse d’une sortie de la Grèce de la zone euro a été clairement évoquée après la décision surprise, lundi soir, du premier ministre grec d’appeler à un référendum en janvier 2012 sur une question alors inconnue. La tragédie grecque, après avoir occupé une partie d’un G20 qui devait traiter des questions de croissance économique mondiale et de l’évolution du système financier international, a tourné court. Mais c’est l’Italie, deuxième économie la plus endettée de la zone, qui a pris le relais, acceptant finalement de passer sous les fourches caudines des « experts » du FMI. Au final, le G20 de Cannes, dont on attendait beaucoup, n’a servi à rien. La porte ouverte à une nouvelle phase de volatilité sur les marchés a sans aucun doute été ouverte.

Cette situation s’est traduite mécaniquement par une chute des Bourses mondiales (les marchés émergents ayant toutefois mieux) et des rendements obligataires, une pression sur les matières premières et une légère remontée de l’or. L’euro a cédé 2.5% face au dollar.

Au sein des actions américaines, en dehors de l’envolée de Groupon pour son premier jour de cotation vendredi (+37%), l’indice S&P 500 a terminé la semaine sur un repli de 2.5%, entraîné par les valeurs financières – Jefferies a plongé de 18% sur des craintes de difficultés financières après la faillite du courtier MF Global. Les grandes banques américaines comme Bank of America, JPMorgan ont perdu respectivement 12% et 7%. Le secteur de la consommation a été pénalisé par le plongeon de 24% d’Abercrombie & Fitch, dont les ventes européennes sont mal orientées. La réunion de la Fed (2 novembre) a ouvert la porte à de nouvelles interventions pour soutenir l’économie, où les créations d’emplois sont toujours peu dynamiques.

En Europe, les valeurs bancaires ont été lourdement affectées: Lloyds Banking Group -19%, Société Générale -23% BNP Paribas -15%, pesant sur l’indice Stoxx 600 (-3.7%). L’annonce « surprise » d’une baisse de 25 points de base du taux directeur de la BCE, jeudi 3, a provoqué un bref sursaut des marchés, sans suites. Il faut dire qu’une des motivations de la banque centrale européenne et de son nouveau patron, Mario Draghi, est l’anticipation d’une récession « modérée » d’ici la fin de l’année. Certains gérants estiment même que la récession sera au programme de 2012 en Europe.

En Asie, l’indice MSCI Asia Pacific a lui aussi cédé 3.6%, entraîné par les valeurs minières – BHP Billiton a cédé près de 2%, tandis que certaines valeurs bancaires australiennes ont cédé du terrain après l’annonce d’une baisse des taux et d’une révision en baisse des perspectives de croissance du pays.

A noter le mouvement à contresens des actions émergentes (MSCI Emerging Markets +1.6%). Ces marchés ont attiré d’importants flux de capitaux récemment (3.5 milliards de dollars selon Citi), ce qui s’explique notamment par la sous-évaluation des Bourses émergentes par rapport aux Bourses développées et par une situation économique moins dramatique qu’en Europe et aux Etats-Unis (même si les difficultés de ces derniers pèsent sur la croissance des économies émergentes).

 

Les analystes de la SG indulgents avec leur employeur

C’est la règle, les analystes salariés de banques couvrant le secteur bancaire n’émettent jamais d’opinion sur leur employeur. Ceux de la Société Générale sont allés un cran plus loin en n’intégrant même pas leur établissement dans une étude sur les banques françaises. Pourtant le sujet méritait peut-être d’inclure la SG dans la couverture: Continuer la lecture de « Les analystes de la SG indulgents avec leur employeur »

Contagion franco-française

Les déboires boursiers de la Société Générale font boule de neige. Après Moody’s, voilà qu’une tribune publiée ce matin par le Wall Street Journal par le représentant d’un think tank ultralibéral provoque des remous chez BNP Paribas, obligeant la banque non seulement à s’indigner publiquement, mais également à clarifier sa situation en termes de liquidités à court terme. C’est la deuxième fois en un mois que la première banque cotée à la Bourse de Paris sort de sa réserve pour tenter de rassurer – en vain. En 2 jours, l’action BNP a perdu 20% de sa valeur. Elle se rapproche dangeureusement des plus bas atteints en mars 2009 (au creu du marché), alors que la Générale a déjà fait le grand plongeon. L’Agefi de ce jour cite une note de Barclays qui estime qu’au cours actuel, le marché anticipe pour BNP, SG et Crédit Agricole une perte de 100% sur les titres grecs, irlandais et portugais. « Une sanction qui s’applique même aux portefeuilles de dette italienne et espagnole » dans le cas de la Générale, ajoute le quotidien financier.