Le stock guide, amouse-bouche de l’investisseur en quête d’idées

Pour trouver des idées d’investissement, les « stock guides » (ou « guides de valeurs ») peuvent être un outil intéressant. A la différence du screening classique qui suppose de filtrer un univers de valeurs à partir d’une combinaison souvent exclusive de critères données, le stock guide offre une multitude de portes d’entrée dans le même univers. Lire la suite

En Europe, 35% des dépôts ne seraient ni éligibles ni couverts par aucune garantie

L’épisode chypriote a créé beaucoup de confusion dans l’esprit des investisseurs et du grand public, la faute en partie à de sérieux dysfonctionnements de la gouvernance européenne (et de la cacophonie habituelle en termes de communication). De fait, les dépôts bancaires ne sont pas tous égaux devant le droit. Lire la suite

Banques: réduction des coûts, restructuration et désendettement toujours au menu

La conférence organisée la semaine dernière par Morgan Stanley avec la plupart des grandes banques européennes a montré que les priorités des directions sont partout les mêmes. Lire la suite

Moody’s: perspectives négatives maintenues pour le secteur bancaire français

Moody’s estime que l’environnement récessif en Europe va produire une nouvelle année de difficultés opérationnelles pour les banques françaises. Elle maintient à « négative » la perspective de notation du crédit des grands établissements du pays.

L’agence de notation note l’effort des banques pour améliorer leurs réserves de liquidités (hausse des dépôts et réduction des crédits), mais que l’environnement économique pèsera sur le coût du risque… La situation en Italie et en Espagne reste un facteur de risque aggravant pour le système bancaire français.

Ce que l’on apprend en lisant le document de référence de BNP Paribas

BNP Paribas, première banque française par la capitalisation boursière (54,6mds€), affiche depuis le début de la crise financière des résultats mitigés – une situation qui serait sans doute pire si elle n’avait saisi l’opportunité de s’emparer de Fortis Banque et de BGL en 2009. Cela n’a pas suffi à protéger la banque de la crise de la dette en zone euro et d’une nouvelle récession l’an dernier, avec un Produit net bancaire en repli de 8% (+0,8% pour les pôles opérationnels) et une chute de 23% du résultat brut d’exploitation. Lire la suite

8,5 M€ pour les dirigeants mandataires sociaux de BNP Paribas

Alors que chez Société Générale, on ne sait toujours pas quelle est la part variable de la rémunération des dirigeants mandataires sociaux, BNP Paribas annonce la coquette somme de 8,5 millions d’euros, dont une hausse de 42% pour Jean-Laurent Bonnafé (à 2,87 M€) et une baisse de 21% pour Baudoin Prot (à 1,7M€ – pour les fins de mois difficiles). Lire la suite

Banques européennes: mieux capitalisée, mais toujours pas de « pricing power »

La solvabilité du secteur bancaire européen s’est grandement améliorée depuis le début de la crise financière de 2007-2008; l’actif net comptable tangible des banques européennes est actuellement de 900 milliards d’euros, contre 500 milliards fin 2007, selon Deutsche Bank. La crise n’a pourtant pas entraîné de consolidation suffisante de l’industrie bancaire, limitant son pricing power. En l’absence d’amélioration de l’environnement de prix, Deutsche Bank estime que la valorisation du secteur dans son ensemble est généreuse et estime à 6% le potentiel de hausse à partir des niveaux actuels (cours sur actif net tangible 2013e de 0,94x pour une rentabilité des fonds propres tangibles de 9,3%). Lire la suite

Les banques affectées par les incertitudes en Italie

« Risk off! ». L’absence de majorité claire au Sénat plonge l’Italie dans l’impasse et pèse sur les Bourses européennes, notamment sur le secteur bancaire. A l’ouverture de la Bourse de Paris, les principales banques cotées cèdent pas mal de terrain: -6% pour Crédit Agricole et Société Générale; -4% pour BNP Paribas et Natixis. Lire la suite

Banques françaises: restructurations et retour de cash

Quel bilan tirer des publications de résultats des banques françaises cotées ? Deux thèmes ont dominé les publications, selon Citi: les restructurations (BNP Paribas, Crédit Agricole) et le retour de cash aux actionnaires (Natixis). Société Générale n’a fait aucune annonce significative sur l’un ou l’autre de ces thèmes, ce qui a déçu le marché. Lire la suite

CAC 40: 3/4 des sociétés ont publié; leurs profits ont chuté de 30% en 2012

Les trois quarts des sociétés du CAC 40 ont publié leurs résultats 2012 et fait leurs commentaires sur 2013. A l’heure actuelle, si l’activité des groupes cotés est en croissance de 4% en cumulé, les marges opérationnelles (RO/CA) sont sous pression, puisqu’elles sont passées de 11,6% à 9,4%. Le résultat net cumulé (part du groupe) des 30 sociétés accuse lui une chute de 30% à 43,8 milliards d’euros.

On notera qu’en moyenne, la réaction du marché à ces publications a été négative de 0,85%, avec des variations journalières allant de +7,7% (Renault) à -4,9% (Alcatel-Lucent).

Précision: cette analyse n’inclut par Pernod-Ricard ni Alstom (exercices décalés).

Natixis: la fin d’un modèle

Pour tenter de faire oublier un instant la gabegie boursière qu’a été Natixis depuis fin 2006, François Pérol et Laurent Mignon, patrons respectifs de BPCE et de Natixis (depuis 2009) ont choisi de rétrocéder quelques miettes aux actionnaires minoritaires. En opérant un changement radical de modèle, ils espérent une amélioration pérenne de la rentabilité de la banque – recentrée sur 3 métiers – ainsi qu’une revalorisation boursière. Mais celle-ci reste bien incertaine. Lire la suite

BNP Paribas: dépréciations exceptionnelles et la crise pèsent sur le 4è trimestre

BNP Paribas annonce une chute de 32% de son résultat net du 4è trimestre 2012 à 514M€, impacté par des dépréciations exceptionnelles et une hausse des frais de gestion. Sur l’année, le groupe publie un résultat net de 6,55 milliards d’euros (5,16€/action), en hausse de 8%. Le groupe a bénéficié de plus-values, mais subit, comme Société Générale, une baisse de ses résultats d’exploitation: PNB -8% à 39,1 milliards d’euros; RBE -23% à 12,5 milliards d’euros. La banque propose un dividende de 1,50€/action. Lire la suite

Publications de résultats: grosse semaine en perspective

La Bourse de Paris va être plus qu’animée cette semaine, avec d’importantes publications de résultats, tant dans le CAC 40 qu’en dehors. Petite revue des attentes du consensus pour chaque valeur. Lire la suite

Earnings Surprise Candidates in Europe – Citi

Source: Citi

Source: Citi

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SBF120: ratios boursiers (P/E, P/B, EV/EBITDA, FCF Yield)

La valorisation des sociétés membres du SBF120, en quelques ratios. Pour aller plus loin, je vous renvoie vers cet outil, que j’ai développé.

Source: Factset, weeko

Source: Factset, weeko

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Bilan 2012 du marché des fusions-acquisitions en France

Mergermarket a publié son analyse du marché des fusions-acquisitions en France: le bilan est très décevant avec un plongeon de 56,6% des transactions, à 25,3 milliards d’euros, soit la deuxième pire année pour l’industrie financière depuis 2001. La chute de l’activité s’est même amplifiée en fin d’année (-67,4% au T4). Autre fait marquant: l’année a été marquée par un record d’investissements étrangers dans l’Hexagone (62,5% du total des transactions, un record depuis 2001). Lire la suite

Quels sont les titres à gros béta ?

Source: Factset, calculs weeko

Source: données Factset, calculs weeko

Un investisseur qui souhaiterait théoriquement surperformer le marché devrait en toute logique privilégier les titres à béta élevé… Le graphique ci-dessus produit le béta de chaque titre composant le SBF 120. Le béta est calculé sur un historique de données hebdomadaires au cours des 2 dernières années (on a pris en réalité 101 données par série, certains titres n’ayant pas encore 2 ans complets de cotation (cas d’Aperam par exemple).

Rendement total du SBF 120: performance par titre

Source: Factset, weeko

Source: Factset, weeko

Les performances affichées intègrent les dividendes réinvestis. Lire la suite

Réforme bancaire: ce n’est pas la révolution – Deutsche Bank

La réforme bancaire présentée hier par Pierre Moscovici n’a rien de révolutionnaire, et coûtera peu aux banques françaises, selon les estimations de Deutsche Bank. La banque estime que le cantonnement des activités de trading pour compte propre ne représentent que 3% des revenus des BFI des grands établissements cotés. La taille du fonds de garantie (10 milliards d’euros d’ici 2020 (!) contre 2 milliards aujourd’hui) ne constitue pas non plus un obstacle insurmontable au regard de la taille du bilan des principales banques françaises.

Au total, DB pense que la réforme amputera 1% du bénéfice net estimé pour 2013 de BNP Paribas, 2,5% pour Société Générale et 3,5% pour Crédit Agricole. Les dirigeants de banques françaises, qui ont fait un intense lobbying pour vider cette réforme de sa substance, peuvent dormir tranquilles.

« Nous continuons de penser que la réforme bancaire française est plus favorable aux banques que ne le sont le rapport Liikanen ou celui de la commission Vickers. Cela pourrait amener l’Europe à adopter une position moins contraignante, à moins que la France ne soit obligée d’adopter une réglementation plus dure ultérieurement », observent Flora Benhakoun et Jan Wolter, analystes chez Deutsche Bank.

HSBC: thèmes et idées d’investissement pour 2013

HSBC anticipe une modeste progession des actions européennes l’an prochain, avec l’espoir d’une rotation marquée des portefeuilles des obligations vers les actions – mouvement dont on semble sentir les prémices selon certains gérants (avec le retour des investisseurs anglo-saxons notamment). Lire la suite

Actionaria: ce que l’on a dit de 2013

Pour ceux qui n’auront pu venir sur le salon Actionaria, un petit compte-rendu de la conférence sur les perspectives des marchés financiers en 2013, avec les mêmes intervenant que l’an dernier. Lire la suite

Corporate français: CDS 5 ans et notation – BofAML

Source: Bank of America Merrill Lynch

France: préférer les actions aux obligations – Citi

2013 sera-t-elle la fin de l’exception française ? Selon une étude de la banque américaine Citi, la détérioration de la situation économique devrait se poursuivre (contraction de 0,2% du PIB réel l’an prochain). Elle pourrait bien peser sur la performances des obligations du Trésor (l’une des meilleures performances en Europe depuis 2009). Pour Citi, le pays s’expose en effet au risque de dégradation de ses perspectives, voire de sa note de crédit. Dans le même temps, le déséquilibre entre offre et de demande (moins de flux acheteurs, des émissions nettes estimées à 170 milliards d’euros) pourrait bien peser sur la performance des OAT l’an prochain. A contrario, les actions françaises devraient enregistrer une progression de 10% (après +5,8% YTD). Toutefois, la banque conseille une sélection de titres qui privilégie les histoires de croissance exposées à la demande internationale. Les actions françaises, oui. Les OAT, non… Lire la suite

Le retour des Zinzins, bonne nouvelle pour la Bourse

Enfin une bonne nouvelles pour les investisseurs en actions ? Plusieurs zinzins français cherchent à trouver un moyen d’investir en Bourse tout en limitant les contraintes réglementaires de Solvency II. Un signal pour le moins intéressant alors que les rendements obligataires sont au plus bas (pour les souverains les plus sûrs) et qu’en dehors du crédit, les actions restent un vecteur d’investissement toujours intéressant sur le très long terme. Lire la suite

P&L du secteur bancaire et valorisation

Avec pas moins de 8 analystes et 2 vendeurs spécialisés sur le secteur bancaire, Exane peut proposer aux investisseurs une vue d’ensemble du secteur. Dans certaines de ses notes sectorielles, le courtier publie régulièrement le compte de résultat du secteur bancaire européen. Un document intéressant puisqu’il permet de remettre en perspective l’évolution des différents ratios financiers de l’industrie depuis le début de la crise financière. J’y joins un tableau récent sur la valorisation des différentes banques suivies par Exane (datée d’aujourd’hui). Lire la suite

« Originate to Distribute »: un changement de modèle qui coûterait cher aux banques françaises

Depuis plusieurs mois, les dirigeants de plusieurs groupes bancaires français défendent mordicus le modèle de la banque universelle. La mise en place de la nouvelle réglementation bancaire, dont l’objectif est de réduire les prises de risque, pousserait les banques et le financement de l’économie vers davantage de désintermédiation, avertissent-ils… Plus de financement de marché, donc plus de risque pour l’économie. Lire la suite

Traverser la tempête

« At the end of last year we developed, with our analysts, four themes that we argued would drive relative stock performance in 2012 . These were: Earnings resilience; Structural growth; Balance-sheet strength; Pricing anomalies.
Essentially, we argued that quality companies with decent balance sheets, earnings that were unlikely to buckle in a weak economic environment and long-term growth prospects in their core businesses would be likely to outperform through the up and down swings. Fortunately, with the weakness of markets over the past couple of years, our analysts found plenty of such companies at reasonable valuations.
We still think these are valid themes, since the fundamental macro picture has not changed. Therefore, we have asked our analysts to refresh their ideas for stocks that best fit these themes. »

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Profil financier du CAC 40

Profil Financier CAC40
h/t Agefi.

Lien vers un article du quotidien financier, évoquant le faible niveau de valorisation de l’indice (1x les fonds propres), et où ce document est cité.

 

Commentaire de Citi suite au downgrade de plusieurs banques

Source: Citi

L’avalanche de dégradations de plusieurs banques internationales par Moody’s (lien vers l’annonce officielle), hier, provoque ce matin quelques commentaires de brokers. Voici celui de Citi. Lire la suite

Revue des marchés

Performance hebdomadaire au 10 février 2012

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Merrill conseille des prises de bénéfices sur SG et BNP Paribas

Bank of America Merrill Lynch a abaissé ce matin son avis sur Société Générale de « achat » à « neutre » (objectif inchangé de 23 euros) et sur BNP Paribas de « neutre » à « sous-performance » (objectif inchangé à 36 euros) après l’envolée des cours des banques françaises et « les incertitudes nées des propositions de François Hollande ».
L’analyste de Merrill Lynch, Patrick Leclerc, voit également dans l’augmentation des coûts de financement, les effets du désendettement ou la situation toujours tendue de l’économie et du risque souverain des raisons d’une plus grande prudence sur ces deux titres bancaires.

 

Valeurs préférées de Cheuvreux en France: à peine lancée, déjà modifiée

Décidément, chez Cheuvreux, les (très) bonnes idées ont la vie courte… J’ai récemment publié un post sur cette sélection de valeurs pour 2012, annoncée la semaine dernière. Et bien une première victime est à l’honneur aujourd’hui: BNP Paribas, remplacé par LVMH. Lire la suite

Quels scénarios pour la Grèce?

La Grèce n’aura pas tardé à revenir sur le devant de la scène, comme on l’a récemment souligné. Les Allemands font pression pour qu’une décote plus importante soit appliquée sur les titres de dette souveraine du pays (en clair que les investisseurs privés constatent une perte plus élevée que prévu jusqu’ici). Ils ont le soutien de l’économiste en chef du FMI, Olivier Blanchard. D’autres appellent à l’arrêt pur et simple de cette pratique qui n’a pas montré son efficacité, et a au contraire alimenté la panique sur les marchés. Lire la suite

CAC 40: Prévisions de résultat net (2011-13)

Voici un tableau des anticipations de bénéfice net publié par les entreprises constituant le CAC 40, sur la base du consensus établi par IBES. Lire la suite

Les idées d’investissement de Cheuvreux pour 2012 sur le marché français

Comme à son habitude, Cheuvreux a publié durant la semaine écoulée sa liste de valeurs préférées pour 2012 sur le marché français (on regardera les recommandations sur l’Europe et quelques autres pays dans de prochains posts). La sélection de 2011 a terminé l’année dans le vert. Au menu de cette année, le courtier propose Air Liquide, BNP Paribas, EADS, Sodexo, Unibail-Rodamco pour les « larges caps »; ADP, Capgemini (!?), CGGVeritas pour les valeurs moyennes. Lire la suite

Banques: le grand ménage se poursuivra en 2012-UBS

UBS a publié la semaine dernière une salve d’études sectorielles « globales ». On commence par le domaine d’activité qui préoccupe sans doute le plus les marchés: le secteur bancaire – courroie de transmission de la crise du crédit et de la récession si sa situation financière n’est pas stabilisée. Pour UBS, cette dernière risque encore d’être très fragilisée l’an prochain. A tel point que la banque suisse en voit de hâvre de paix que dans les banques canadiennes (comme en 2008-2009) et (tactiquement) dans les banques japonaises. Lire la suite

Réduction des bilans bancaires: un régime de 1.000 milliards d’euros

Le processus de réduction des bilans bancaires (« deleveraging ») qui s’est opéré au plus fort de la crise financière de 2008-2009 avait représenté une diminution de 2.000 milliards d’euros en Europe. Depuis, comme si de rien n’était, la plupart des banques européennes se sont remises à faire croître la taille de leur bilan, ignorant le risque que pouvait faire peser sur l’économie le gonflement des dettes étatiques. Depuis, la multiplication des crises en zone euro et aux Etats-Unis sur la question de l’endettement public a obligé de nombreuses banques à réduire à nouveau la taille de leur bilan. Dans une étude publiée ce matin, les analystes de Bank of America Merrill Lynch chiffrent la « facture » à quelque 1.000 milliards d’euros. Explications.  Lire la suite

Quand la crise a bon dos

PSA, BNP Paribas, Société Générale… Depuis quelques jours, les plans sociaux pleuvent. La « justification économique » de ces plans est la crise de la dette ou les craintes de récession économique. La réalité est parfois différente et de nombreux plans sociaux dans des groupes de cette taille sont liés à des processus de modification des périmètres, de réallocation des ressources. Le problème n’est pas que ces ajustements aient lieu. C’est leur timing qui donne le sentiment de l’impréparation et provoque la colère justifiée des premières victimes, les salariés. Lire la suite

29 institutions financières systémiques, dont une seule « émergente »

Dans le cadre du G20 de Cannes, le Financial Stability Board a publié une liste des 29 institutions financières systémiques à l’échelle de la planète – baptisées « Global Systematically Important Financial Institutions » (G-SIFI). Bizarrement, une seule institution « émergente » (Bank of China) en fait partie. Lire la suite

Revue des marchés

Weekly performance (4 Nov 2011)

Marche arrière toute: moins d’une semaine après un accord sur le sauvetage de la Grèce (qui avait laissé de nombreux observateurs indécis), les marchés financiers ont retrouvé leur lot de stress provoqué par la situation toujours incertaine de la zone euro. Cette-fois, l’hypothèse d’une sortie de la Grèce de la zone euro a été clairement évoquée après la décision surprise, lundi soir, du premier ministre grec d’appeler à un référendum en janvier 2012 sur une question alors inconnue. La tragédie grecque, après avoir occupé une partie d’un G20 qui devait traiter des questions de croissance économique mondiale et de l’évolution du système financier international, a tourné court. Mais c’est l’Italie, deuxième économie la plus endettée de la zone, qui a pris le relais, acceptant finalement de passer sous les fourches caudines des « experts » du FMI. Au final, le G20 de Cannes, dont on attendait beaucoup, n’a servi à rien. La porte ouverte à une nouvelle phase de volatilité sur les marchés a sans aucun doute été ouverte.

Cette situation s’est traduite mécaniquement par une chute des Bourses mondiales (les marchés émergents ayant toutefois mieux) et des rendements obligataires, une pression sur les matières premières et une légère remontée de l’or. L’euro a cédé 2.5% face au dollar.

Au sein des actions américaines, en dehors de l’envolée de Groupon pour son premier jour de cotation vendredi (+37%), l’indice S&P 500 a terminé la semaine sur un repli de 2.5%, entraîné par les valeurs financières – Jefferies a plongé de 18% sur des craintes de difficultés financières après la faillite du courtier MF Global. Les grandes banques américaines comme Bank of America, JPMorgan ont perdu respectivement 12% et 7%. Le secteur de la consommation a été pénalisé par le plongeon de 24% d’Abercrombie & Fitch, dont les ventes européennes sont mal orientées. La réunion de la Fed (2 novembre) a ouvert la porte à de nouvelles interventions pour soutenir l’économie, où les créations d’emplois sont toujours peu dynamiques.

En Europe, les valeurs bancaires ont été lourdement affectées: Lloyds Banking Group -19%, Société Générale -23% BNP Paribas -15%, pesant sur l’indice Stoxx 600 (-3.7%). L’annonce « surprise » d’une baisse de 25 points de base du taux directeur de la BCE, jeudi 3, a provoqué un bref sursaut des marchés, sans suites. Il faut dire qu’une des motivations de la banque centrale européenne et de son nouveau patron, Mario Draghi, est l’anticipation d’une récession « modérée » d’ici la fin de l’année. Certains gérants estiment même que la récession sera au programme de 2012 en Europe.

En Asie, l’indice MSCI Asia Pacific a lui aussi cédé 3.6%, entraîné par les valeurs minières – BHP Billiton a cédé près de 2%, tandis que certaines valeurs bancaires australiennes ont cédé du terrain après l’annonce d’une baisse des taux et d’une révision en baisse des perspectives de croissance du pays.

A noter le mouvement à contresens des actions émergentes (MSCI Emerging Markets +1.6%). Ces marchés ont attiré d’importants flux de capitaux récemment (3.5 milliards de dollars selon Citi), ce qui s’explique notamment par la sous-évaluation des Bourses émergentes par rapport aux Bourses développées et par une situation économique moins dramatique qu’en Europe et aux Etats-Unis (même si les difficultés de ces derniers pèsent sur la croissance des économies émergentes).

 

Deutsche Bank dégrade BNP Paribas à « conserver »

Deutsche Bank a abaissé son opinion sur BNP Paribas de « acheter » à « conserver », avec un objectif de cours revu de 51 à 46 euros. La banque a également revu en baisse son objectif de cours de Société Générale, le ramenant de 33 à 26 euros (avis « conserver » maintenu). Lire la suite

Les analystes de la SG indulgents avec leur employeur

C’est la règle, les analystes salariés de banques couvrant le secteur bancaire n’émettent jamais d’opinion sur leur employeur. Ceux de la Société Générale sont allés un cran plus loin en n’intégrant même pas leur établissement dans une étude sur les banques françaises. Pourtant le sujet méritait peut-être d’inclure la SG dans la couverture: Lire la suite

Euro TARP: 112 milliards pour recapitaliser les banques de la zone euro-JPMorgan

JPMorgan estime qu’il faudra au minimum 112 milliards d’euros pour renforcer les fonds propres des principales banques de la zone euro, restaurer ainsi un minimum de confiance dans le système financier européen et rouvrir l’accès au financement de court terme. Lire la suite

Contagion franco-française

Les déboires boursiers de la Société Générale font boule de neige. Après Moody’s, voilà qu’une tribune publiée ce matin par le Wall Street Journal par le représentant d’un think tank ultralibéral provoque des remous chez BNP Paribas, obligeant la banque non seulement à s’indigner publiquement, mais également à clarifier sa situation en termes de liquidités à court terme. C’est la deuxième fois en un mois que la première banque cotée à la Bourse de Paris sort de sa réserve pour tenter de rassurer – en vain. En 2 jours, l’action BNP a perdu 20% de sa valeur. Elle se rapproche dangeureusement des plus bas atteints en mars 2009 (au creu du marché), alors que la Générale a déjà fait le grand plongeon. L’Agefi de ce jour cite une note de Barclays qui estime qu’au cours actuel, le marché anticipe pour BNP, SG et Crédit Agricole une perte de 100% sur les titres grecs, irlandais et portugais. « Une sanction qui s’applique même aux portefeuilles de dette italienne et espagnole » dans le cas de la Générale, ajoute le quotidien financier.

Merci Moody’s

Les valeurs bancaires sont une nouvelle fois chahutées après la perspective d’une dégradation de leur note de crédit par l’agence Moody’s. La semaine dernière S&P estimait dans une étude que les banques européennes sont menacées d’une détérioration de leur profitabilité si la croissance économique en Europe ralentit durablement. Mais quel scénario le marché intègre-t-il ? Lire la suite

Banques: valorisations de crise

Ce n’est pas l’effet Portugal qui changera la valorisation des banques en Bourse. Lire la suite

Revoir le financement des banques

Alors qu’il a quasiment disparu des écrans et des débats ici, aux Etats-Unis, la taille des banques et leur impact potentiellement néfaste sur la société (risque systémique) reste d’actualité. En ligne de mire, JPMorgan et son PDG, Jamie Dimon. JPMorgan est l’une des rares banques à être sortie de la crise plus grosse qu’elle n’y est entrée. En France, BNP Paribas correspond plutôt bien à cette description (un sujet sur lequel nous reviendrons). Sinon, prévient-elle, les banques resteront une menace pour la société. Lire la suite

Sortie de crise pour BNP Paribas

La crise financière est désormais de l’histoire ancienne pour BNP Paribas. L’annonce de résultats trimestriels en forte croissance (+31%) place cette année la banque sur le chemin de bénéfices proches des récents records. La performance du deuxième trimestre s’explique par l’amélioration du coefficient d’exploitation (meilleure efficacité opérationnelle), mais surtout par la diminution du coût du risque. Ce dernier est revenu à un niveau inférieur à celui constaté avant la faillite de Lehman Brothers.

Cette performance s’explique aussi par le coup double du secteur bancaire, qui a réussi à obtenir fin 2008 l’aide massive des autorités monétaires (BCE en tête) et gouvernementales via des injections de capital et des garanties de passifs, puis début 2010, à s’assurer le soutien des gouvernements en pleine crise de la dette publique dans la zone euro. Ces opérations de sauvetage à grande échelle n’ont finalement pas coûté bien cher aux banques, qui, en phase de sortie de récession, bénéficient d’un levier considérable sur leurs résultats entre la réduction du coût du risque, les gains de productivité et, à plus longue échéance, la perspective de la reprise du cycle du crédit et la remontée des taux d’intérêt.

BNP Paribas sort d’autant plus renforcée de la crise qu’elle a réussi à mettre la main fin 2008 sur un actif précieux : Fortis. Cette opération lui a permis en pleine tourmente financière d’accroître sensiblement le poids des ressources longues. La part des dépôts dans le bilan de la banque est montée à 27,4% au 30 juin 2010 contre 19,7% deux ans plus tôt. Durant la même période, les fonds propres de la banque ont sensiblement augmenté.

Au moment où la banque reprend l’expansion de son bilan, le marché prévoit cette année un bénéfice de 6,8 milliards d’euros (source : Thomson Reuters IBES), pas très éloigné des records de 2006 et 2007 (7,3 et 7,8 milliards d’euros respectivement). Mais à voir l’évolution du coût du risque et du coefficient d’exploitation au cours des six premiers mois de l’année, les investisseurs pourraient s’attendre à d’autres bonnes surprises au cours des prochains trimestres.

Sur la base du consensus actuel, le titre capitalise 7,9 fois le bénéfice par action attendu pour 2011 et 0,9 fois les fonds propres de la banque. Au moment où la rentabilité du capital de la banque progresse, des résultats supérieurs aux attentes et une valorisation raisonnable expliquent le vif rebond du titre lundi (+5,3%, plus forte hausse du CAC 40), malgré la persistance de risques d’ordre macro-économique (sur la dette grecque, rechute de l’activité ou croissance économique molle). Si les prochains trimestres sont d’aussi bonne facture, BNP Paribas pourrait enfin rattraper son retard sur le reste du marché.