Crise de la zone euro et stratégie d’investissement-Credit Suisse

Source:-Credit Suisse

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Carrefour: nouvelle tête, vieux problèmes

Rien ne change chez Carrefour, si ce n’est ses dirigeants. Le groupe de distribution a officialisé le prochain départ de Lars Olofsson, et son remplacement par Georges Plassat.  Le troisième changement de PDG en 4 ans. Dans la foulée, Pierre Bouchut quitte le groupe. Continue reading

Publications de chiffre d’affaires/résultats – 30 janvier 2012

Carrefour: Changement de dirigeant

April: Chiffre d’affaires 2011

Eurotunnel: Chiffre d’affaires 2011

Alten: Chiffre d’affaires 2011

Norbert Dentressangle: Chiffre d’affaires 2011

Séchilienne-Sidec: Point sur la stratégie

Séché Environnement: Chiffre d’affaires 2011

Revue des marchés

Performance hebdomadaire au 27 janvier 2012

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CAC 40: Prévisions de résultat net (2011-13)

Voici un tableau des anticipations de bénéfice net publié par les entreprises constituant le CAC 40, sur la base du consensus établi par IBES. Continue reading

Guyenne et Gascogne: l’offre de rachat de Carrefour déçoit

Carrefour a officialisé lundi soir un projet de rachat de son franchisé Guyenne et Gascogne, dont les principaux actionnaires (famille Beau, First Eagle, Tocqueville Finance, Financière de l’Echiquier, Holding de Lisbonne) ont accepté les termes. Mais les brokers qui suivent la valeur jugent les termes de l’offre décevants. Certains recommandent néanmoins de l’accepter faute mieux (faible risque de surenchère). Continue reading

2012: encore une année de trading pour le crédit-BAML

Barnaby Martin, chez Bank of America Merrill Lynch, escompte un rally de début d’année sur le crédit. Mais dans son ensemble, l’année 2012 risque fort d’être aussi volatile que l’a été 2011, d’où une grande sélectivité dans les secteurs et la prise en compte permanente du risque souverain.  Continue reading

Carrefour: un éclairage intéressant apporté par CM-CIC

Après les rumeurs de changement à la tête de Carrefour, démenties vendredi dernier par le conseil d’administration (que préside Lars Olofsson…), l’analyste distribution de CM-CIC Securities, Christian Devismes, apporte un éclairage intéressant sur le dossier.  Continue reading

Carrefour: un problème de plus… ses dettes

Pour Citi, une nouvelle brèche vient de faire son apparition dans l’édifice Carrefour: selon la banque, le bilan (notamment le montant des dettes) pourraient fortement contraindre la stratégie du distributeur. Citi a d’ailleurs changé sa recommandation sur le titre, passant de « neutre » à « vendre », avec un objectif de cours revu de 18 à 15 euros.  Continue reading

Carrefour: attendre avant de jouer la hausse

Ce qu’il ressort de l’analyse des deux graphs weekly et daily : attendre le retournement de certains indicateurs sur les prochaines séances avant de renforcer. (C’est un peut trop risquer pour l’instant… l’action est en train d’évoluer en territoire « inconnu » – le plus bas depuis plus de 10 ans est très très proche…) Continue reading

Carrefour : les actionnaires imposent leur vision court-termiste

A défaut de pouvoir satisfaire son actionnaire de contrôle (Blue Capital, aka Bernard Arnault et Colony Capital) avec un redressement plus rapide de ses comptes, Lars Olofsson, le patron de Carrefour, est passé à la vitesse supérieure en annonçant la cession de Dia et la cotation de 25% de l’immobilier du groupe de distribution. Continue reading

Le noeud gordien de Carrefour

Au-delà de sérieux problèmes opérationnels récemment découverts au Brésil, Carrefour est dans une situation financière inconfortable, qu’illustre son deuxième avertissement sur résultat en l’espace de six semaines. Le deuxième distributeur alimentaire au monde derrière Wal Mart semble de nouveau coincé entre deux options qu’il paraît incapable de rendre compatibles : gagner des parts de marché et améliorer en même temps sa rentabilité opérationnelle. Continue reading

Carrefour, « dead money » pour les prochains mois

L’abaissement des objectifs financiers de Carrefour, à cause des problèmes rencontrés au Brésil et des pertes de parts de marché en France, ont conduit Exane BNP Paribas à abaisser son objectif de cours de 13%, à 41 euros. Le courtier maintient son avis « surperformance », mais reconnaît que le titre pourrait ne rien faire pendant plusieurs mois, parlant même de « dead money ». Continue reading

Laborieux redressement pour Carrefour

Chez Carrefour, le positif est de retour, mais pour les mauvaises raisons. Le rebond des résultats du premier semestre 2010 et le retour du groupe de distribution dans le vert s’expliquent en grande partie par une diminution sensible des éléments non courants (charges de restructuration, dépréciations d’actifs). Ces éléments permettent au groupe d’afficher une hausse de 7,6% du résultat opérationnel avant éléments non courants et d’être « en ligne » avec ses objectifs annuels (3,1 milliards de profit opérationnel en 2010).

Pourtant, l’autre indicateur de performance équivalent à l’EBITDA (« ACDA » dans le jargon Carrefour) ne progresse que de 4,7% et se traduit par une baisse de la marge brute d’exploitation. Cette diminution de la marge s’explique notamment par les mouvements sociaux en Belgique et les contreperformances du groupe au Brésil, pourtant affiché comme un relais de croissance pour l’avenir.

La France, qui reste le coeur des résultats du groupe et le centre de toutes les attentions de la part des investisseurs, affiche un bilan encore mitigé. Les ventes baissent de 0,4% sur le semestre hors essence dans un contexte de consommation morose. Hors impact de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE), la marge d’exploitation serait de 4,3% (contre 4,4% un an plus tôt), alors que Carrefour affiche une hausse de sa marge de 20 points de base, à 4,6% (grâce à l’impact positif de la CVAE).

Les efforts du groupe en France pour faire revenir les consommateurs, en améliorant une image prix désastreuse jusqu’ici, portent leurs fruits, mais à un rythme plus lent qu’escompté.

Ce qui ramène Carrefour à ceci: l’essentiel de son objectif de croissance des résultats reposera cette année encore sur les réductions de coûts. Or cette logique risque rapidement d’atteindre ses limites. Pour le long terme, outre des prix attrayants et une offre plus adaptée, Carrefour a besoin de mobiliser personnel, en le rendant plus polyvalent et plus conscient de l’importance de faire revenir les clients. L’augmentation à marche forcée de la place faite aux produits non-alimentaires dans les rayons ne fera qu’accentuer cette nécessité d’investir non seulement dans les prix, mais aussi dans le savoir-faire des effectifs.

La logique financière (des actionnaires de référence, Bernard Arnauld et Colony Capital) place toujours le traitement des actionnaires avant le redressement durable des performances de l’entreprise. Le tableau de flux sur 12 mois en est une illustration: la génération de trésorerie a reculé de 3,7 à 3,1 milliards, si bien que l’amélioration du free-cash flow s’explique par le recul significatif des investissements (2 milliards contre 2,7 milliards). Les actionnaires eux sont toujours aussi bien traités: 843 millions de dividendes (-50 millions), mais des rachats d’actions pour 263 millions (contre des cessions pour 20 millions un an plus tôt).

Depuis le début de l’année, le titre Carrefour a bondi de 8%, affichant l’une des meilleures performances du CAC 40. Mais si sur le long terme, l’évolution des marges n’est pas plus solidement établie (graphique), Carrefour manquera d’arguments pour mener la course en tête et se fera rapidement rattraper par d’autres titres plus en retrait jusqu’ici.

La menace « émergents »

Les pays émergents sont souvent présentés par les entreprises comme une opportunité, un eldorado à conquérir. Mais ces pays vont aussi devenir des menaces pour ces mêmes entreprises. Les salariés des champions nationaux le savent déjà, puisqu’ils sont mis en concurrence avec les « petites mains » de nombreux pays émergents, en commençant pas la Chine. La Chine, l’Inde, le Brésil… sont aussi la patrie de groupes multinationaux qui représentent de plus en plus une concurrence sérieuse pour les occidentaux. Jusqu’ici, nombreux étaient ceux qui comptaient sur leur « avance technologique » pour se démarquer. C’est de moins en moins vrai.

Partant du constat de cette « menace émergente », la Société Générale publie jeudi une étude sur ce thème. Quels sont les groupes qui sont vraiment en mesure de tirer parti de l’opportunité liée aux marchés émergents. Quels sont ceux qui, au contraire, risquent d’en pâtir ?

La banque publie deux listes de valeurs: celles qui sont affectées, à plus ou moins brève échéance, à la menace des nouveaux acteurs émergents, et celles qui seront en mesure de tirer parti de la croissance des pays émergents. Cette dernière liste de valeurs ne permet pas d’éviter la correction des marchés (SG évoque une surperformance de sa liste, ce qui est vrai en relatif aux indices européens et émergents, mais faux sur le plan de la préservation du capital).

Baptisée « SG European Exposure to Emerging Markets », le panier de valeurs qui profiteront des émergents comprend les sociétés suivantes: Anheuser-Busch Inbev, Beiersdorf, BHP Billiton, BBVA, Carrefour, Diageo, Ericsson, HSBC, Inditex, LVMH, Nestlé, Prudential, Renault, Saipem, Santander, Schneider Electric, Siemens, Standard Chartered, Technip, Unilever, Veolia Environnement, Volkswagen, Xstrata.

Désendettement des Etats et stratégie d’investissement

Le désendettement des Etats va être l’un des thèmes majeurs au cours des prochaines années. Exane BNP Paribas expose sa stratégie d’investissement (en actions) pour s’adapter à cet environnement dans une étude publiée jeudi. Les principales points de l’étude sont les suivants:

  • Acheter des titres offrant un rendement du dividende conséquent et relativement sûr (quelques idées avancées par le broker dans une liste de 11 noms: Vivendi, Vodafone, Deutsche Post).
  • Acheter des titres offrant un potentiel de hausse du dividende (quelques noms cités: AstraZeneca, Heineken, Carrefour, Sanofi-Aventis, SAP, Reed Elsevier).
  • Rechercher les champions de la croissance des résultats, quel que soit l’environnement (Adidas, LVMH, Standard Chartered, Autonomy, SES sont évoqués).
  • Vendre les valeurs très sensibles au cycle économique (Next, Panalpina, Rolls Royce, SKF et UPM font partie de cette catégorie selon Exane).
  • Vendre les sociétés exposées aux dépenses gouvernementales (BAE Systems, Crégit Agricole, Finmeccanica, RBS, Smith & Nephew, Synthes sont cités parmi d’autres).

Carrefour ou du mauvais usage des rachats d’actions

Les rachats d’actions, c’est une façon pour une entreprise cotée de rémunérer ses actionnaires (par un mécanisme de relution des résultats). Encore faut-il que cela soit fait à un moment opportun, par exemple quand l’action est sous-évaluée.

Carrefour ne se munit pas d’autant de précautions. Le groupe de distribution a annoncé son intention de racheter 6% de son capital, alors que le cours de son action a gagné 16% depuis le début de l’année et 30% sur un an. Les analystes d’Oddo Securities pensent savoir ce qui motive le groupe de distribution:

« Même si Carrefour a réitéré son objectif de conserver une notation de qualité (A-) notre recherche [actions] estime que ce programme de rachat d’actions répond principalement à l’intérêt financier à court terme des actionnaires de référence de Carrefour (Colony Capital et Groupe Arnault), qui consiste notamment à retrouver au plus vite leur cours moyen d’entrée (estimation Oddo : environ 43 euros, hors coût de financement de leur investissement). On peut en effet s’interroger sur l’opportunité pour Carrefour de lancer un programme de rachat d’actions, alors que le titre se traite à son plus haut niveau depuis août 2008 et que Carrefour est actuellement valorisé avec une prime d’environ 10% par rapport à la moyenne du secteur européen de la distribution alimentaire sur la base d’un PE 2010 (15.3x) ou 2011 (13.4x). Par ailleurs, la politique d’investissements du groupe est particulièrement prudente depuis environ 2 ans, notamment par rapport à ses concurrents dans certains pays (cf. Wal Mart et Pao de Acucar au Brésil), au risque de susciter des interrogations sur ses perspectives de croissance à terme. Enfin, Carrefour fait actuellement face à un conflit social en Belgique et est engagé dans un vaste plan de réduction de coûts qui concerne directement ses salariés. »

Carrefour a d’autres chats à fouetter, notamment s’assurer qu’il est capable de reprendre durablement des parts de marché à des concurrents agressifs (Leclerc…) ou plus innovants (Tesco). L’histoire récente montre que les baisses de prix ne suffisent pas. Et les innovations récents (caisses express, nouveautés en matière de promotion…) sont encore loin d’avoir fait leurs preuves. Malheureusement, ces défis à relever ne semblent pas actuellement la priorité des deux actionnaires de référence du groupe de distribution.

Carrefour sanctionné

L’action Carrefour trébuche de près de 2% à la mi-journée. La raison ? L’analyste de Credit Suisse a publié une note, ce vendredi, abaissant son opinion sur la valeur de « neutre » à « sous-performance », avec un objectif de cours de 30 euros (le titre cote actuellement 36,31).

Carrefour va devoir investir davantage qu’annoncé en baisses de prix (400 millions selon Credit Suisse, 230 millions selon le groupe) pour atteindre ses objectifs de gains de part de marché et de trafic. En prenant en compte de tels investissements, les prévisions de bénéfice par action de Credit Suisse se retrouvent environ 9% en-deçà du consensus pour 2010-2011.

« Notre dégradation n’a rien à voir avec l’échec ou la réussite du Plan de transformation, écrit l’analyste de Credit Suisse. Ni avec un débat sur la valorisation patrimoniale du groupe ou si la profitabilité dans le non-alimentaire en France se redressera. Ces sujets sont pour 2011 et au-delà. D’ici là (en 2010), nous pensons que le consensus va revoir à la baisse ses estimations – de la souffrance avant le moindre gain. »

CAC40: le cash avant tout

Comme on pouvait s’y attendre, les entreprises du CAC 40 ont été lourdement affectées par la crise internationale déclenchée outre Atlantique. Mais si elles affichent des bénéfices nets en baisse (-27% selon Les Echos, -20% selon mes calculs qui excluent les 2 entreprises à exercice décalé que sont Alstom et Pernod Ricard), leur priorité de 2009 a été la préservation du cash et du bilan. Continue reading