Valeurs moyennes: la thématique des retraits, fusions… relancée

Pour le courtier Oddo Securities, la thématique des fusions, acquisitions et retraits de la cote revient doucement sur le devant de la scène, avec plusieurs opérations de rachats sur des valeurs moyennes (CFAO, LVL Médical).Ce thème des fusions renvoie à la thèse de la « de-equitisation » du marché (retrait de la liquidité des actions), lequel pourrait bien s’amplifier en ces temps d’austérité budgétaire. Continuer la lecture de « Valeurs moyennes: la thématique des retraits, fusions… relancée »

Midcaps: privilégier les titres « défensifs » – Oddo Securities

Depuis le début de l’année et malgré la conjoncture, les valeurs petites et moyennes tirent leur épingle du jeu (en grande partie parce que ce compartiment de la cote comporte peu ou pas de valeurs financières…). Dans cet univers, Oddo recommande de privilégier des titres plus défensifs (ou dont la croissance est de qualité/visible).

« Une grande part de nos observations du début d’année reste valide : i/ le marché devrait rester dirigé par la macroéconomie et la politique, ii/ en Europe, le climat des affaires repart à la baisse et nous n’entrevoyons toujours pas de reprise avant 2013, en conséquence de quoi le momentum a peu de chance de redevenir moteur pour les indices. La croissance économique devrait rester encore quelques mois très contrastée, avec une Europe sous forte contrainte(s), un continent américain qui apparaît en meilleur santé économique, et des émergents encore dynamiques (auxquels nous continuons toujours de croire) mais pour lesquels les premiers signes de ralentissement (en Chine notamment) font naître des inquiétudes. Le différentiel de croissance et de valorisation par rapport aux large caps est redevenu plus favorable (le consensus devra-t-il s’ajuster ? Mais l’absence de valeurs financières autorise des espoirs de surperformance des midcaps. Nous continuons de privilégier des véhicules i/ plutôt défensifs (BIC, Gemalto, Orpéa, Rubis), ii/ si possible exposés aux USA ou aux Emergents (BIC, CFAO, Gemalto), iii/ dont les multiples apparaissent abordables à nos analystes. »

 

CFAO: ce que le marché intègre

Selon CA Cheuvreux, la chute du cours de Bourse de CFAO la semaine dernière, déjà évoquée ici et qui s’est poursuivie lundi 19 avril, montre que la Bourse a intégré plusieurs éléments, notamment une évolution défavorable des parités de change, ainsi que l’absence de rebond du marché automobile en Afrique.

« Un tel scénario ne peut être exclu, mais nous continuons de penser qu’un rebond du secteur automobile est possible au second semestre 2010 », explique l’analyste Arnaud Joly.

Il réitère son avis « surperformance » sur CFAO et maintient inchangé son objectif de cours à 31 euros.

Pour mémoire, selon le document de référence 2009 du groupe, l’activité automobile a représenté l’an dernier un chiffre d’affaires de 1,45 milliard d’euros (56% du chiffre d’affaires total), et un résultat opérationnel courant de 118,1 millions d’euros (54% du résultat groupe).

Le risque de change est identifié par le groupe:

« l’appréciation de l’euro par rapport aux devises dans lesquelles le groupe réalise ses ventes (…) pourrait (…) diminuer la valeur en euros des ventes, et la dépréciation de l’euro, pourrait (…) augmenter la valeur en euros des achats effectués par le groupe. »

Le risque  de change se manifeste également au niveau des charges financières, au regard des obligations (dettes incluses) libellées en devises autres que l’euro.

Natixis Securities apporte un complément d’information. Selon le courtier, le dépôt du document de référence la semaine dernière était accompagné d’un communiqué de presse (que nous n’avions pas vu-le DR est diffusé sur le site du groupe et sur celui de l’AMF que nous consultons), indiquant que le groupe ne faisait pas de prévision pour 2010.

« Ces commentaires, bien que requis par l’AMF, selon notre compréhension, invitent à une prudence renforcée sur l’exercice », écrivent les analystes de la banque.

Dans son document de base en vue de son introduction en Bourse (déposé en octobre 2009), CFAO écrivait:

« Grâce à son solide ancrage panafricain, à ses savoir-faire uniques et à sa capacité démontrée à élargir son empreinte géographique tout en maintenant des rentabilités élevées, le groupe considère qu’il dispose de tous les ingrédients pour prolonger un modèle de croissance puissant au cours des prochaines années. Hors effets de fluctuations majeurs liés aux conditions macroéconomiques globales, le groupe a pour objectif de réaliser une croissance annuelle entre 2009 et 2012/2013 de l’ordre de 10% en moyenne, avec un rebond anticipé dès 2010. »

CFAO avait alors pris le soin de préciser que ces objectifs ne consituaient pas de prévisions formelles (on appelle cela « jouer sur les mots »).

Mardi, Natixis a abaissé son objectif de cours en conséquence de prévisions financière plus prudentes pour 2010.

AVERTISSEMENT: l’auteur du post détient des actions CFAO.

Qu’arrive-t-il à CFAO ?

Depuis le début de la semaine, c’est la glissade sans répit pour CFAO, le groupe de distribution présent en Afrique et en Asie, dont PPR est l’actionnaire de référence. Le titre perd près de 10% mais depuis jeudi, les volumes se sont emballés, passant de 78.112 titres échangés mercredi à 533.937 jeudi et 471.164 aujourd’hui.

La société retrouve aujourd’hui son niveau d’introduction en Bourse, en décembre dernier. A priori, la société n’a pas annoncé de nouvelle depuis la publication de ses résultats annuels (en fort repli). Selon un investisseur, le marché prend en compte l’évolution défavorable des devises sur les comptes du groupe au cours du premier semestre. Les résultats sur la période pourraient donc en pâtir.