Traverser la tempête

« At the end of last year we developed, with our analysts, four themes that we argued would drive relative stock performance in 2012 . These were: Earnings resilience; Structural growth; Balance-sheet strength; Pricing anomalies.
Essentially, we argued that quality companies with decent balance sheets, earnings that were unlikely to buckle in a weak economic environment and long-term growth prospects in their core businesses would be likely to outperform through the up and down swings. Fortunately, with the weakness of markets over the past couple of years, our analysts found plenty of such companies at reasonable valuations.
We still think these are valid themes, since the fundamental macro picture has not changed. Therefore, we have asked our analysts to refresh their ideas for stocks that best fit these themes. »

Continuer la lecture de « Traverser la tempête »

43 titres offrant un dividende de plus de 8%

On est loin des records de 2008-2009, mais HSBC a trouvé 43 titres de sociétés cotées au sein de l’indice MSCI Europe qui offrent un rendement du dividende élevé (>8%). HSBC note que ces niveaux ne sont généralement pas soutenables (les 3/4 des sociétés devraient couper leurs dividendes d’ici 2 ans), mais avant que cela ne se produise, l’histoire montrerait que les titres de ces sociétés pourraient afficher de beaux parcours.La banque observe toutefois que des rendements du dividende élevés peuvent avoir 2 significations: une opportunité d’investissement… ou le signe de difficultés financières! Du coup, cette thématique n’est pas adaptée à tous les portefeuilles! Continuer la lecture de « 43 titres offrant un dividende de plus de 8% »

Exane dégrade Vivendi à sous-performance, relève France Télécom à surperformance

Exane BNP Paribas publie ce matin deux rapports sur le secteur des télécommunications en France et sur Vivendi. Dans le premier, le courtier relève son avis sur France Télécom de « neutre » à « surperformance », avec un objectif de cours de 15,5 euros. Dans le second, il dégrade Vivendi de « neutre » à « sous-performance », avec un objectif de cours de 17,5 euros. Continuer la lecture de « Exane dégrade Vivendi à sous-performance, relève France Télécom à surperformance »

France Télécom ne répond plus

Un changement de dirigeant ne suffit pas toujours à changer l’histoire d’une entreprise. France Télécom en fait actuellement l’expérience. Malgré la refonte (tardive) de son équipe managériale, la recherche d’une organisation un peu plus humaine en interne et une politique de recrutement et de formation ambitieuse sur le papier, le marché a délaissé le titre de l’opérateur historique, dans un mouvement généralisé d’abandon des titres défensifs. Cette baisse semble toutefois arriver à son terme, si l’on en croit une étude d’UBS parue aujourd’hui.

Or, à 14,755 euros, France Télécom affiche une valorisation très attrayante. Peut-on pour autant parler de sous-évaluation? Cela dépend de la capacité de l’opérateur à maintenir son cash-flow organique tout en respectant son corps social. Si c’est le cas, France Télécom apparaît comme notoirement sous-évalué.

Prenons le dividende (1,4 euro par action). L’objectif de cash-flow organique (8 milliards par an selon le groupe, 5 à 6 milliards d’après nos estimations) semble soutenable même en retenant des hypothèses relativement prudentes de croissance du chiffre d’affaires et d’évolution des marges. L’actualisation du dividende, avec un coût du capital de 10% et un taux de croissance de 1,5%, valorise l’action France Télécom à 16,5 euros. Une valorisation par DCF montre que le marché retient des hypothèses plutôt pessimistes sur l’avenir du groupe, alors que celui-ci conserve, quoi qu’on en dise, des positions encore importantes sur ses marchés de référence.

Les dirigeants de France Télécom devraient d’ailleurs tout faire pour que le corps social du groupe se sente un peu mieux, ce qui explique certains chapitres du plan « Conquêtes 2015 » annoncé lundi. La France représentait l’an dernier 63% de la marge brute opérationnelle du groupe. Donner du sens et une stratégie claire est non seulement la mission de base de tout dirigeant, mais elle fait également sens pour une revalorisation du titre en Bourse.

Dans un commentaire publié ce matin, le courtier CA Cheuvreux note que France Télécom affichait une sous-performance de 4% par rapport aux autres grands opérateurs de télécommunications (Telefonica, KPN et Deutsche Telekom), alors qu’il sert un rendement de dividende 20% supérieur à ses comparables (à 9,7%) et un free cash-flow yield 40% au-dessus de ses mêmes comparables (à 19,3%).

Dans des marchés volatils, où il devient très difficile de trouver à la fois une protection du capital et un rendement attrayant, France Télécom se distingue avec un niveau de risque atténué (sauf à considérer que le groupe soit soudainement incapable de rembourser ses dettes ou à juger insuffisant le niveau des fonds propres au bilan – 31%, ce qui est un vrai sujet selon nous). Une aubaine donc, qui devrait permettre de raccrocher quelques investisseurs.

Désendettement des Etats et stratégie d’investissement

Le désendettement des Etats va être l’un des thèmes majeurs au cours des prochaines années. Exane BNP Paribas expose sa stratégie d’investissement (en actions) pour s’adapter à cet environnement dans une étude publiée jeudi. Les principales points de l’étude sont les suivants:

  • Acheter des titres offrant un rendement du dividende conséquent et relativement sûr (quelques idées avancées par le broker dans une liste de 11 noms: Vivendi, Vodafone, Deutsche Post).
  • Acheter des titres offrant un potentiel de hausse du dividende (quelques noms cités: AstraZeneca, Heineken, Carrefour, Sanofi-Aventis, SAP, Reed Elsevier).
  • Rechercher les champions de la croissance des résultats, quel que soit l’environnement (Adidas, LVMH, Standard Chartered, Autonomy, SES sont évoqués).
  • Vendre les valeurs très sensibles au cycle économique (Next, Panalpina, Rolls Royce, SKF et UPM font partie de cette catégorie selon Exane).
  • Vendre les sociétés exposées aux dépenses gouvernementales (BAE Systems, Crégit Agricole, Finmeccanica, RBS, Smith & Nephew, Synthes sont cités parmi d’autres).

France Télécom, moins de risque, moins de décote

Comprendre le cas France Télécom n’est pas si compliqué, affirment les analystes de Société Générale: la France et la Pologne représentent respectivement 60% et 10% de son excédent brut d’exploitation (« marge brute opérationnelle » dans le jargon du groupe).

« Après une forte dégradation des estimations de résultats de ces deux actifs au 1er semestre 2009, le titre est entré, depuis l’été, dans une phase d’amélioration de son statut relatif au sein du secteur », écrivent-ils.

Stabilisation des résultats, nouvelle équipe de direction, et retard du titre se traduisent par une décote de 5%-10% par rapport aux comparables. Sans nier l’impact de la crise sociale qui touche l’opérateur historique, SG pense que le groupe devrait être en mesure d’afficher une plus grande lisibilité de ses résultats à venir.

La banque valorise le titre à 21,5 euros par somme des parties et a une recommandation d’achat. Les activités du groupe (tous pays) sont valorisées 5,3X l’excédent brut d’exploitation estimé pour 2010. Après prise en compte d’autres actifs (SonaeCom, Orange Autriche, Egypte, JV Royaume-Uni), déduction de la dette nette (31,26 milliards fin 2010), intégration des minoritaires (7,42 milliards) et des crédits d’impôts (4,85 milliards), l’ANR du groupe ressort à 56,9 milliards d’euros, soit 21,5 euros par titre.

CAC40: le cash avant tout

Comme on pouvait s’y attendre, les entreprises du CAC 40 ont été lourdement affectées par la crise internationale déclenchée outre Atlantique. Mais si elles affichent des bénéfices nets en baisse (-27% selon Les Echos, -20% selon mes calculs qui excluent les 2 entreprises à exercice décalé que sont Alstom et Pernod Ricard), leur priorité de 2009 a été la préservation du cash et du bilan. Continuer la lecture de « CAC40: le cash avant tout »