P&L du secteur bancaire et valorisation

Avec pas moins de 8 analystes et 2 vendeurs spécialisés sur le secteur bancaire, Exane peut proposer aux investisseurs une vue d’ensemble du secteur. Dans certaines de ses notes sectorielles, le courtier publie régulièrement le compte de résultat du secteur bancaire européen. Un document intéressant puisqu’il permet de remettre en perspective l’évolution des différents ratios financiers de l’industrie depuis le début de la crise financière. J’y joins un tableau récent sur la valorisation des différentes banques suivies par Exane (datée d’aujourd’hui). Continuer la lecture de « P&L du secteur bancaire et valorisation »

Quels scénarios pour la Grèce?

La Grèce n’aura pas tardé à revenir sur le devant de la scène, comme on l’a récemment souligné. Les Allemands font pression pour qu’une décote plus importante soit appliquée sur les titres de dette souveraine du pays (en clair que les investisseurs privés constatent une perte plus élevée que prévu jusqu’ici). Ils ont le soutien de l’économiste en chef du FMI, Olivier Blanchard. D’autres appellent à l’arrêt pur et simple de cette pratique qui n’a pas montré son efficacité, et a au contraire alimenté la panique sur les marchés. Continuer la lecture de « Quels scénarios pour la Grèce? »

Réduction des bilans bancaires: un régime de 1.000 milliards d’euros

Le processus de réduction des bilans bancaires (« deleveraging ») qui s’est opéré au plus fort de la crise financière de 2008-2009 avait représenté une diminution de 2.000 milliards d’euros en Europe. Depuis, comme si de rien n’était, la plupart des banques européennes se sont remises à faire croître la taille de leur bilan, ignorant le risque que pouvait faire peser sur l’économie le gonflement des dettes étatiques. Depuis, la multiplication des crises en zone euro et aux Etats-Unis sur la question de l’endettement public a obligé de nombreuses banques à réduire à nouveau la taille de leur bilan. Dans une étude publiée ce matin, les analystes de Bank of America Merrill Lynch chiffrent la « facture » à quelque 1.000 milliards d’euros. Explications.  Continuer la lecture de « Réduction des bilans bancaires: un régime de 1.000 milliards d’euros »

43 titres offrant un dividende de plus de 8%

On est loin des records de 2008-2009, mais HSBC a trouvé 43 titres de sociétés cotées au sein de l’indice MSCI Europe qui offrent un rendement du dividende élevé (>8%). HSBC note que ces niveaux ne sont généralement pas soutenables (les 3/4 des sociétés devraient couper leurs dividendes d’ici 2 ans), mais avant que cela ne se produise, l’histoire montrerait que les titres de ces sociétés pourraient afficher de beaux parcours.La banque observe toutefois que des rendements du dividende élevés peuvent avoir 2 significations: une opportunité d’investissement… ou le signe de difficultés financières! Du coup, cette thématique n’est pas adaptée à tous les portefeuilles! Continuer la lecture de « 43 titres offrant un dividende de plus de 8% »

Looking for dividend

UBS  a publié le 30 juin dernier une étude sur le thème du dividende. La banque souligne d’abord que le rendement à 12 mois des actions européennes atteint aujourd’hui 4,3%, contre 3,1% en moyenne au cours des 30 dernières années.

« Le rendement du dividende a rarement été aussi intéressé au regard d’autres classes d’actifs. (…) Malgré un environnement ayant vu les plus fortes coupes de dividendes en 4 ans, les marchés de futures nous indiquent qu’il y a encore des baisses à prévoir à des niveaux inférieurs de 55% aux estimations de nos analystes pour 2012! Nous pensons que le pessimisme ambiant est largement surfait. Nous suggérons d’acheter des titres à fort dividende pour obtenir un rendement dans des marchés qui évolueront en tôle ondulée. »

UBS a établi un liste de 30 noms offrant un dividende relativement sûr et confortable (plus de 4,3%). Cette liste est séparée entre valeurs non financières et valeurs financières.

Rappelons pour finir que le rendement du dividende ne devrait pas être le seul élément de prise de décision pour un investisseur. La protection du dividende, l’évolution des cash-flows, donc indirectement, la situation concurrentielle de l’entreprise, doivent être pris en compte. Le dividende ne devrait être que la « cerise sur le gateau » au terme d’un travail d’analyse financière et d’évaluation complet d’une société.